<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746</id><updated>2012-01-29T13:36:29.710+01:00</updated><category term='Homélie A 2011'/><category term='Edito'/><category term='Augustin'/><category term='Jésus'/><category term='Eucharistie'/><category term='Homélies C 2010'/><category term='Humeur'/><category term='Conférences'/><category term='Cinéma'/><category term='Citations'/><category term='Eglise'/><category term='Société'/><category term='Ephéméride'/><category term='Homélies B 2012'/><category term='Lectures'/><category term='Art'/><category term='Qui donc est l&apos;homme  ?'/><category term='Foi'/><category term='50 ans de Vatican II'/><category term='Homélies B 2009'/><title type='text'>Pour les hommes, c'est impossible</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>172</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-4420001817910505190</id><published>2012-01-28T12:26:00.001+01:00</published><updated>2012-01-29T13:36:29.715+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélies B 2012'/><title type='text'>Frères, j'aimerais tellement vous voir libres ! (1 Co 7,32 / 4ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Frères, j’aimerais tellement vous voir libres !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pas sûr que ce soit les soucis familiaux qui feraient que Paul s’exclamerait ainsi s’il nous parlait aujourd’hui. Regardons plutôt ce qui nous fait souci, ce qui nous rend esclaves, ce qui ferait que, plein de sollicitude, Paul aimerait tellement nous voir libres.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le boulot est ce qui nous bouffe, que nous en ayons ou que nous en cherchions. Nous pouvons y être heureux, certes, mais regardons nos agendas. Ne sommes-nous pas sacrifiés sur l’autel de nos employeurs, eux-mêmes grands-prêtres d’une divinité qu’ils n’ont jamais vue mais à laquelle il faut sacrifier ; c’est la loi de l’économie qui l’impose.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Frères, j’aimerais tellement vous voir libres !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;N’y a-t-il pas scandale de la part de Paul de dire esclaves ceux qui sont mariés ? Reconnaissons que le scandale est moindre à dénoncer les esclavages du travail et du chômage. Et pourtant, pouvons-nous entendre, est-elle audible, cette parole qui nous souhaiterait libres, c’est-à-dire cette parole qui nous convainc de notre esclavage ?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le travail est une valeur, nous dit-on, croyons-nous. On n’a pas toujours pensé ainsi. C’était les esclaves qui travaillaient, ceux qui justement avaient besoin d’être libres.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Frères, j’aimerais tellement vous voir libres !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si l’on pense que les gens auxquels Paul s’adressait ne s’estimaient pas esclaves – ils étaient simplement mariés ! ‑ nous pourrions nous aussi, ne pas savoir que nous sommes esclaves.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous ne pouvons tout de même pas dire que le dieu économie fait notre bonheur, ou alors le bonheur de quelques uns d’entre nous seulement. Il est inutile de développer encore ce que la crise économico-financière signifie, ce que les inégalités nord-sud suscitent. Le dieu économie mange le sang de ses fidèles. Il lui faut son lot de sacrifices humains : chaque jour des milliers de chômeurs de plus et, dans le même temps, de jeunes professionnels bouffés par un emploi du temps de fou. Nos pays sacrifient leur jeunesse. La jeunesse des pays du sud est elle aussi sacrifiée.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais alors que devons-nous faire ? Comment quitter les chaînes de notre esclavage ? Qui imaginera qu’il y a un remède à la crise ? S’il y en avait un, pourquoi ne pas l’avoir déjà prescrit ? Les intérêts de quelques uns serait-ils suffisamment puissants, efficaces, pour maintenir tous les autres dans la servitude ? Ou bien sommes-nous nous-mêmes trop heureux de nos chaînes ?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ai-je le droit de parler ainsi ?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;En disant cela, c’est votre intérêt à vous que je cherche ; je ne veux pas vous prendre au piège, mais vous proposer ce qui est bien, pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qu’est-ce que cela veut dire être au Seigneur sans partage ? Cela veut dire être libres. Il est bien évident que nous ne pouvons pas ne rien faire. Mais jusqu’où sommes nous, dans nos activités, dans nos familles, dans notre vie conjugale, dans notre métier, quant à nos richesses, dans notre pénurie, jusqu’où sommes nous disposés à la libération ?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous ne renverserons pas seuls le dieu économie. Mais, de même qu’on nous dit que les petits efforts consentis par chacun ou extorqués à chacun feront le retournement de la situation, de même, nous pourrions penser que les petites contestations du dieu finance, jour après jour, les prises de positions pour refuser l’injustice, seront capables de changer le monde, seront capables de nous voir libres, &lt;i&gt;usant de ce monde comme si nous n’en usions pas&lt;/i&gt;, c’est-à-dire usant de ce monde sans en être esclaves.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Etre totalement au Seigneur, n’est-ce pas cela ? La possibilité de dénoncer l’injustice et de participer à la construction d’un monde nouveau reçu du seul capable de libérer le monde ? Etre totalement au Seigneur, ne se mesure-t-il pas à notre capacité de mettre le travail à notre service plutôt qu’à nous aliéner et à être les esclaves du travail ou du chômage.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Frères, j’aimerais tellement vous voir libres !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-4420001817910505190?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/4420001817910505190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/freres-jaimerais-tellement-vous-voir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4420001817910505190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4420001817910505190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/freres-jaimerais-tellement-vous-voir.html' title='Frères, j&apos;aimerais tellement vous voir libres ! (1 Co 7,32 / 4ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-886352122898296967</id><published>2012-01-21T11:22:00.000+01:00</published><updated>2012-01-22T13:06:22.072+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélies B 2012'/><title type='text'>L'unité des chrétiens comme fraternité</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span style="text-align: justify;"&gt;Jésus passe et tous les hommes sont frères.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Statistiquement, lorsque vous vous promenez le long d’un lacou en quelque lieu que ce soit, vous avez peu de chances de tomber coup surcoup sur des frères. Jésus passe le long du lac, et il rencontre Simon et André,un peu plus loin Jacques et Jean. Non seulement Jésus croise des frères, maisil ne croise personne d’autre. Au bord de ce lac, il n’y a que des frères&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certains font de ce texte un récit de vocation. Mais ilsuffit de lire l’appel d’Isaïe ou la rencontre de Zachée, pour se convaincre qu’ils’agit ici d’autre chose. Pas la moindre parole de Simon et André, de Jacqueset Jean. Jamais on ne voit une vocation qui ne s’adresse à la liberté de celuiqui est appelé. Et d’ailleurs nos quatre hommes ne pourraient pas dire grand-chose.Il n’y a qu’une quinzaine de versets que l’évangile a commencé, il n’y a qu’unequinzaine de versets que l’on parle de Jésus, et encore, durant ces versetsa-t-on davantage parlé du Baptiste. Simon, André, Jacques et Jean ne savent riende Jésus. Comment pourraient-ils le suivre&amp;nbsp;? Comment cela pourrait-il s’appelerune vocation, si la vocation une détermination réfléchie à suivre le maître&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Evangile a d’abord appelé à la conversion comme nous l’avonsentendu. Non pas d’abord une histoire de pénitence, mais une histoire dedemi-tour, de réorientation de la vie. Non que la vie était mauvaise. Des hommesallaient à la pèche par exemple. Mais il y a maintenant autre chose à faire.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quoi donc&amp;nbsp;? Entrer dans la fraternité. Jésus passe ettous les hommes sont frères. Notre texte est christologique et non pas vocationnel.Notre texte, quinze versets après le début de l’Evangile fait ce qu’il devaitfaire, présenter Jésus. Qui est Jésus&amp;nbsp;? Jésus est l’homme dont le passagesur terre institue, suscite la fraternité. Jésus est l’homme qui indique lesens de la conversion, vers où se retourner&amp;nbsp;? Jésus est l’homme qui metles choses à leur juste place. Qu’est-ce qui importe la pèche ou la suite&amp;nbsp;?Prendre ou se laisser conduire&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En outre, c’est Jésus lui-même qui est montré comme frère.Jésus, on ne le voit pas un instant seul. De même qu’il n’existe que des frèresquand Jésus passe, de même Jésus ne peut passer seul. Faites une photo de Jésus,impossible de l’y voir seul. Il est toujours avec les autres. On découvrirabientôt, dès les versets suivants, qu’il est pour les autres.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Car si le passage, la pâque de Jésus, est source defraternité, c’est qu’il est lui, le frère. On ne saurait oublier, ainsi que lemontrait dans un article qui fait date le théologien Ratzinger, que lafraternité est le nom de l’Eglise. La fraternité n’est pas un sentiment ou unequalité morale. La fraternité est l’assemblée de ceux qui suivent Jésus, lafraternité c’est ce que constitue le passage de Jésus dans le monde.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Parler de vocation occulte le plus important du texte, lerenversement, le retournement, la conversion que le passage de Jésus institue,la constitution d’une fraternité. L’humanité n’est pas l’humanité, il fautchanger non seulement d’avis, mais de style de vie, de comportement, de sens&amp;nbsp;;l’humanité n’est pas l’humanité, elle est fraternité. Ce qui définit l’humaince n’est pas, contrairement au sens obvie, le fait d’être homme. Ce senspremier est trompeur. Ce qui définit l’humain, c’est la fraternité.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au cœur de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens,l’évangile de ce jour ne pouvait mieux tomber (même si tout texte d’évangiletombe toujours bien). Comment nos Eglises laissent-elles passer Jésus de sorteque la fraternité ne soit pas empêchée&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’idéal de la fraternité n’est pas l’uniformité. L’idéal dela fraternité n’est pas la paternité, je veux dire, le rangement de tous sous l’autoritéd’un seul. L’idéal de la fraternité est la communion, le culte de la différenceet de l’accueil de ces différences. La fraternité est jouissance du différent.Sans unité, pas de fraternité certes, mais sans diversités, pas de fraternité nonplus.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Prier pour l’unité des chrétiens, c’est prier pour quesoient reconnues et appréciées les différences, c’est prier pour que l’on sacheapprécier des différences. Que l’on ne vienne pas arguer l’unité de la vérité.L’unité, l’unicité de la vérité, n’existe qu’à travers sa diffraction dans l’éclatmultiforme des différences. Quand Dieu dit une chose, on en entend forcémentplusieurs, non d’abord que comprendrions mal, mais que la richesse de cetteparole divine n’existe que dans l’éclat de sa lumière. Le psaume le confesse :&amp;nbsp;&lt;i&gt;Dieu a dit une chose, deux choses que j’ai entendues&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Deux choses, deux frères. Quand Jésus passe rien n’estdétruit des spécificités, tout est engagé à la fraternité. C’est encore lepsaume. &lt;i&gt;Amour et vérité se rencontrent,justice et paix s’embrassent.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Seigneur, nous teprions pour l’unité de toutes les Eglises. Baptisés dans la mort et larésurrection de ton fils, les chrétiens sont le sacrement de la fraternité, ilsannoncent et vivent déjà la vocation de l’humanité. Que leur témoignage ne soitplus empêché par leurs divisions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Seigneur, nous teprions pour notre Eglise catholique. Qu’elle s’engage sans crainte sur la routede l’unité. Qu’elle se fasse conversation, comme le demandait Paul VI. Qu’ellereconnaisse la richesse de la diversité&amp;nbsp;; qu’elle quitte sa peur durelativisme et reçoive avec les autres Eglises l’unité que tu veux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Seigneur, nous teprions pour ceux d’entre nous qui rencontrent chaque jour, dans leur couple,dans leur famille, dans leur quartier, la division des chrétiens héritée del’histoire. Qu’ils sachent voir la richesse de la diversité des traditions dansleur quête du Christ.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Seigneur, nous teprions pour le monde. Que l’évangile lui soit audible. Que lui parviennel’annonce d’une fraternité universelle. Que dès maintenant, il consente à êtreune fraternité de paix et de justice.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-886352122898296967?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/886352122898296967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/lunite-des-chretiens-comme-fraternite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/886352122898296967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/886352122898296967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/lunite-des-chretiens-comme-fraternite.html' title='L&apos;unité des chrétiens comme fraternité'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-501233331521803877</id><published>2012-01-16T17:30:00.002+01:00</published><updated>2012-01-16T17:33:36.173+01:00</updated><title type='text'>Le prince de ce monde ou Du mensonge</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: -webkit-auto;"&gt;&lt;h1 style="text-align: justify;line-height: 20px; font-size: 16px; font-family: Verdana, Arial, sans-serif; "&gt;Claude Guéant, ministre de l’intérieur« Le taux de délinquance dans la population étrangère est entre deux et trois fois supérieur à la moyenne »&lt;/h1&gt;&lt;address style="text-align: justify;line-height: 16px; font-size: 11px; color: rgb(144, 144, 144); padding-bottom: 15px; font-family: Verdana, Arial, sans-serif; "&gt;&lt;b&gt;JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS - La Croix 12 01 2012, p.7&lt;/b&gt;&lt;/address&gt;&lt;div class="body" style="font-family: Verdana, Arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 16px; "&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D’où vient ce chiffre&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, qui présentait mardi son bilan en matière de politique migratoire, a affirmé dans un entretien à RMC-BFMTV que la délinquance parmi la population étrangère était &lt;i&gt;« entre deux et trois fois supérieure à la moyenne »&lt;/i&gt; . L’homme fort de la Place Beauvau fait référence à un travail encore inachevé de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) portant sur les personnes mises en cause par la police. Cette donnée à l’appui, le ministre de l’intérieur a confirmé qu’il envisageait, avec l’aide de parlementaires, dont le député UMP Éric Ciotti, de faire voter une proposition de loi pour expulser et interdire de territoire les étrangers condamnés s’ils sont présents &lt;i&gt;« depuis peu d’années »&lt;/i&gt; en France.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Contacté par &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; , l’ONDRP a cependant exprimé ses réserves sur cette donnée, précisant que l’étude qu’il prépare ne sera pas prête avant la fin du mois de janvier. Selon lui, les conclusions de l’Observatoire n’exprimeront aucune donnée en termes de &lt;i&gt;« délinquance »&lt;/i&gt; , notion juridiquement floue, mais sur la base des atteintes aux biens, des atteintes aux personnes, et des escroqueries.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce qui fait débat&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;« Il faut arrêter avec le chiffre unique, médiatique, où un vol de chewing-gum et un acte de barbarie comptent pour un de la même façon »&lt;/i&gt; , regrette Alain Bauer, criminologue et président de l’Observatoire. Ce dernier précise d’ailleurs que&lt;i&gt;« plus le crime est grave, moins les étrangers sont représentés »&lt;/i&gt; . Surtout, pour établir une comparaison fiable, il faut selon lui soustraire ce qu’on appelle les &lt;i&gt;« infractions à la police des étrangers »&lt;/i&gt; car elles &lt;i&gt;« représentent des dizaines de milliers de faits que les étrangers, par définition, sont quasiment les seuls à commettre ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Selon le dernier rapport de l’ONDRP, 226 675 étrangers ont été mis en cause en 2010, sur un peu plus d’un million de personnes. Mais 40 % d’entre eux l’ont été pour infraction à la législation sur les étrangers (ILE). Au final, hors ILE et infractions routières, les crimes et délits mettant en cause des personnes n’ayant pas la nationalité française représentent 13 % de l’ensemble, alors qu’ils ne représentent que 6 % de la population.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, les chiffres montrent que les mises en cause de Français entre 2005 et 2010 ont augmenté plus fortement (+ 8,4 %) que celles des personnes d’une autre nationalité (+ 4,1 %). Et si les atteintes aux biens commises par des étrangers étaient à la hau ss e e nt re 2 0 0 8 e t 2 0 1 0 (+ 32,7 %), les violences aux personnes, elles, ont chuté sur la même période (– 3,7 %). &lt;i&gt;« Il s’agit avant tout de délinquance de survie »&lt;/i&gt; , commente Alain Bauer. Autre élément à prendre en compte : les pratiques policières.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;« Communiquer comme cela un chiffre global relève de l’escroquerie intellectuelle et de la manipulation politique en période élector a l e   »&lt;/i&gt; , s’e m p o r t e L a u re n t Mucchielli, sociologue spécialisé en criminologie, qui souligne, entre autres, l’importance des contrôles au faciès. En 2009, une étude du CNRS mettait en lumière que le risque de se faire contrôler augmentait de 3 à 15 % à Paris, du simple fait d’avoir la peau noire ou d’être maghrébin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-501233331521803877?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/501233331521803877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/le-prince-de-ce-monde-ou-du-mensonge.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/501233331521803877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/501233331521803877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/le-prince-de-ce-monde-ou-du-mensonge.html' title='Le prince de ce monde ou Du mensonge'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-8552784867276661499</id><published>2012-01-13T20:24:00.000+01:00</published><updated>2012-01-15T19:15:15.619+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>L'Eglise dans le monde de ce temps (50 ans Vatican II n°5)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;b&gt;1. La &lt;/b&gt;&lt;b&gt;constitution pastorale &lt;i&gt;Gaudium et spes&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Comment unconcile peut-il se prononcer sur le «&amp;nbsp;monde de ce temps&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Dansun monde qui change sans cesse, on est rapidement dépassé et on se retrouve enface d’un monde qui n’est déjà plus celui auquel on voulait s’adresser. Avouloir être actuel, ne risque-t-on pas très vite de dater&amp;nbsp;?L’enseignement de l’Eglise défini en concile pour dire la vérité de la foi peut-ilse permettre d’épouser la contingence historique sans devenir désuet et êtredisqualifié&amp;nbsp;? Les pères conciliaires étaient bien conscients de ladifficulté et c’est aussi pour cette raison qu’ils ont opté pour un genreinédit, celui de constitution pastorale.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Laconstitution&lt;i&gt; &lt;/i&gt;est adoptée le 7 décembre1965 à la fin de la dernière session, profitant de tout le travail conciliaire.L’Eglise qui a retrouvé les mots de sa tradition la plus ancienne peut ne plus s’opposerau monde moderne. Elle choisit la voie du dialogue&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;et présente positivement la conception qu’elle se fait de l’homme et de savocation à l’écoute de l’Evangile.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;La premièrepartie du texte expose alors, comme des principes, une anthropologie chrétienne,établissant &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;la dignité de lapersonne humaine, ses droits et devoirs, et&lt;/span&gt; la morale qui en découle, c’est-à-dire,&lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;le type de comportements quel’Evangile invite à avoir&lt;/span&gt;, tant dans la vie personnelle que dans la viesociale. La seconde partie traite en conséquence cinq domaines spécifiques&amp;nbsp;:mariage et famille&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, culture,vie socio-économique, vie politique, sauvegarde de la paix. C’est la premièrefois qu’un concile s’adresse aussi à ceux qui ne sont pas chrétiens (§§&amp;nbsp;2,10/2), en appelant à &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;laconscience, sanctuaire inviolable où l’homme entend la loi de Dieu et choisitlibrement le bien&lt;/span&gt; (§§&amp;nbsp;16-17).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais qui dit dialogue suppose écoute réciproque et &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;l’Eglise reconnaît apprendre de l’humanité(§ 44), non seulement des croyants mais aussi des incroyants&lt;/span&gt;, nonseulement en des matières proprement profanes, mais encore dans lacompréhension de sa propre mission.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2. Quelques uns des thèmes principaux&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Une véritédialogale ne peut pas être dictée une fois pour toute. Elle est une recherchequi oblige les chrétiens à discerner ce qui dans la vie du monde est présencedu Royaume (§&amp;nbsp;11/1). Déjà Jean XXIII (encyclique &lt;i&gt;Pacem in terris&lt;/i&gt;, avril 1963) s’était référé aux &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;«&amp;nbsp;signes des temps&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;(Mt 16,3). Malgré la guerre froide et la prolifération nucléaire, le monden’allait pas de mal en pis, ce que pouvaient montrer l’accès à l’indépendancedes peuples du Sud, la reconnaissance de l’égalité de la femme, une plus grandejustice sociale, la déclaration universelle des droits de l’homme, etc. &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;Au nom de l’incarnation, rien dece qui est humain n’est indifférent aux disciples du Christ&lt;/span&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;et c’est dans cette chair que le Christ est révélé.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;L’évangileapparaît désiré, même non sciemment, par l’élan d’humanité dont tous peuventêtre témoins et pour lequel tous sont invités à s’engager. Le style existentielchoisi reprend les interrogations de tout homme quant au sens de la vie(§&amp;nbsp;10). L’enseignement de l’Eglise ne constitue cependant pas une réponsecar il n’est pas une idéologie&amp;nbsp;; il présente le Christ, commencement etfin de toutes choses, modèle de l’homme parfait, qui récapitule (Ep 1, 10) lacréation pour la reconduire au Père. &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;L’histoire et le monde sont le lieu de la présence de Dieu et culminentdans le Christ&lt;/span&gt;, ainsi que l’enseignaient Irénée de Lyon au second siècleet le christocentrisme d’un Teilhard de Chardin ou des théologies condamnées lorsde la crise moderniste au début du XXe ou en 1950 (&lt;i&gt;Humani generis&lt;/i&gt; et l’école dite de Fourvière).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Bien sûr lepéché et la mort marquent dramatiquement la condition humaine, dans une veineaugustinienne, mais le dessein de Dieu depuis le commencement du monde résidedans un salut universel qui rompt par son optimisme avec &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;le terrible «&amp;nbsp;hors de l’Eglisepas de salut&amp;nbsp;», ignoré du concile&lt;/span&gt;. L’athéisme, quelque soit saforme, est bien sûr rejeté, mais l’on reconnaît que l’Eglise elle-même a pu enêtre la source, notamment par son comportement. (§§&amp;nbsp;19-21) On est bienloin de la condamnation du communisme que souhaitaient certains&amp;nbsp;! Au pointqu’il est même possible de se tromper en matière religieuse sans perdre sadignité humaine (§&amp;nbsp;28/2). Evidence qui n’en révolutionne pas moins lapensée de l’Eglise&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; enrendant possible la théorie de &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;laliberté religieuse&lt;/span&gt; (26/2). Cette dernière est d’autant plus nécessaireque nombre de chrétiens sont persécutés, notamment de l’autre côté du rideau defer.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Les autresreligions ne sont pas exclues de l’ordre du salut, comme contraires à la foi. &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt; est ici citée (le § 22 renvoieà &lt;i&gt;LG&lt;/i&gt; 16) faisant du concile unesource de la réflexion conciliaire. La théologie des religions entre dans lediscours officiel de l’Eglise (§&amp;nbsp;92)&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.Il ne s’agit pas seulement de parler du «&amp;nbsp;salut des infidèles&amp;nbsp;» ‑&amp;nbsp;ceuxqui ne sont pas chrétiens&amp;nbsp;‑ à titre individuel et «&amp;nbsp;d’une façon queDieu connaît&amp;nbsp;», mais de &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;lavaleur des religions «&amp;nbsp;dont les traditions recèlent de précieux élémentsreligieux et humains&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le monde moderne est désacralisé. En science, en politiqueet même en morale, il y a &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;autonomiedes réalités terrestres&lt;/span&gt; par rapport à Dieu (§&amp;nbsp;36) Les conflitsentre sciences et foi, que le Concile déplore et dont il reconnaît qu’ils ontaussi été le fait de chrétiens, n’ont plus lieu d’être. Cette autonomie rend gloireau créateur si elle signifie que le monde a une consistance propre, qu’il est unecréation bien faite. Certes, dire autonomie ne peut vouloir signifier que ce monde n’a pas de rapport à Dieu, que tout est permis, qu’il y ad’autres lois morales que celles de l’amour du prochain.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;3. Evaluation&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Le pèreRatzinger, expert au concile, repère deux moments dans la rédaction de laconstitution&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On pourrait appeler la première phase, celle del’incarnation. &lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;On redécouvredans l’incarnation un aspect central du christianisme, et on en fait le pointde départ de toute la construction théologique.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;»&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;A cet optimisme aurait succédé une deuxième phase critique qu’il appelle«&amp;nbsp;eschatologique&amp;nbsp;». L’évangile de la croix est signe de contradictionqui dénonce le monde dans son injustice. Les violentes secousses que connaîtl’Eglise depuis la fin du concile&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;viendraientd’une fascination par le monde et du ralliement à l’idéologie du progrès.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il est évident que les Trente Glorieuses marquentprofondément la constitution. Mais il faut renvoyer dos-à-dos critique etnaïveté devant le monde moderne, et constater que le texte répond plutôt aux rendez-vousmanqués entre l’Eglise et le monde depuis un siècle et demi. «&amp;nbsp;&lt;span style="color: #4f81bd;"&gt;Le concile décrivait le monde quis’effondrait et demeurait muet devant les questions qui commençaient àapparaître&lt;/span&gt;.&amp;nbsp;» reconnaît Mgr Matagrin, un des Pères conciliaires.&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;Pas sûr que ces questions aient trouvé réponse depuis et cela fragilise l’existence chrétienne&amp;nbsp;: Si le monde est autonome, Dieupeut-il agir dans la vie des hommes&amp;nbsp;? Si l’on peut être pleinement hommesans croire en Dieu mais en suivant sa conscience, servant Dieu sans même lesavoir lorsque l’on sert le frère (Mt 25), pourquoi la foi&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;hr size="1" style="text-align: left;" width="33%" /&gt;&lt;div id="ftn1"&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm; text-align: justify; text-indent: 1.0cm;"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt; text-indent: 1cm;"&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L'Eglise doit entrer en dialogueavec le monde dans lequel elle vit. L'Eglise se fait parole&amp;nbsp;; l'Eglise sefait message&amp;nbsp;; l'Eglise se fait conversation.&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt; text-indent: 1cm;"&gt;&amp;nbsp;» (Paul VI, encyclique&lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt; text-indent: 1cm;"&gt;Ecclesiam suam&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt; text-indent: 1cm;"&gt; §&amp;nbsp;67 août 1964)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn2"&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt;"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;On peut parler d’un &lt;i&gt;Eloge de laconscience&lt;/i&gt; quand est dit qu’en morale sexuelle et familiale, le «&amp;nbsp;jugement,ce sont en dernier ressort les époux eux-mêmes qui doivent l’arrêter devantDieu.&amp;nbsp;» (§ 50/2)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt;"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Les joies et les espoirs (&lt;i&gt;Gaudiumet spes&lt;/i&gt;), les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, despauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et lesespoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’estrien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, eneffet, s’édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits parl’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’unmessage de salut qu’il faut proposer à tous. La communauté des chrétiens sereconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de sonhistoire&amp;nbsp;» (§&amp;nbsp;1)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn4"&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt;"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;Thomas d’Aquin (+ 1274) pourtant enseignait qu’il valait mieux se tromper enconscience que de croire quelque chose que la conscience rejetait, y compris enmatière religieuse, y compris contre l’enseignement de ce que l’on appelleaujourd’hui le magistère. (&lt;i&gt;ST&lt;/i&gt; IIa IIae,19, 5)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn5"&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt;"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;La nouveauté n’est pas totale&amp;nbsp;; on reprend des thèmes patristiques quireconnaissaient des «&amp;nbsp;semences du Verbe&amp;nbsp;» ou vérités dans le discourspaïens (&lt;i&gt;AG&lt;/i&gt; 9, 11/5 et &lt;i&gt;NA&lt;/i&gt; 2).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn6"&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%205%20Gaudium%20et%20spes.doc#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 10pt;"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Le Dieu des chrétiens, le Dieu fait homme, n’est pas un Dieu de l’autremonde, mais précisément un Dieu de ce monde-ci. Le Royaume des cieux annoncépar le Christ est en vérité une action de Dieu qui concerne ce monde, et non unlieu au-delà de lui. […] Cette prise de conscience a conduit à un christianismehumain, vital, ouvert au monde, en un mot, ce que l’on a pris l’habituded’appeler un christianisme incarné&amp;nbsp;: un christianisme qui ne se perd pasdans les mortifications, la fuite du monde et l’attente de l’au-delà, mais quis’ouvre avec sympathie au monde et s’insère dans la vie d’aujourd’hui, seréjouit de tout ce qui est beau, noble et grand, et y découvre la trace desvaleurs chrétiennes qui, elles-mêmes, doivent de nouveau prendre chair et seréaliser comme une responsabilité à l’égard de notre époque.&amp;nbsp;» (Conférencede 1966)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-8552784867276661499?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/8552784867276661499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/leglise-dans-le-monde-de-ce-temps.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8552784867276661499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8552784867276661499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/leglise-dans-le-monde-de-ce-temps.html' title='L&apos;Eglise dans le monde de ce temps (50 ans Vatican II n°5)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-6366828624217576199</id><published>2012-01-07T17:39:00.000+01:00</published><updated>2012-01-07T17:39:47.604+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélies B 2012'/><title type='text'>Un astre nouveau s'est levé...(Epiphanie)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi scruter le ciel&amp;nbsp;? Pourquoi chercher&amp;nbsp;?Pourquoi attendre de comprendre&amp;nbsp;? Pourquoi espérer une modification duphénomène, comme si le sens était dans le changement ou du moins, comme si lechangement permettait de comprendre&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous ne savons rien de ces mages. Et il n’y a rien à ensavoir biographiquement. Personnages de fiction, ils sont présentés comme ceuxqui perçoivent la nouveauté d’une étoile. Ils regardent le ciel et sontattentifs aux changements. Qu’en font-ils&amp;nbsp;? Pas vraiment une affaire desens, d’explication. Une intrigue que narre l’histoire. Ils se mettent enroute.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ils sont à l’affut de ce qui les met en route, même s’ils nesavent sans doute pas, au moment où ils scrutent le ciel, ce qu’ils feront encas de nouveauté. Et qui a déjà regardé le ciel sans les instrumentsultraperformants d’aujourd’hui, a rarement vu se lever une étoile, un astrenouveau. Les mages surveillent sans doute davantage la régularité des orbites,calculent et prévoient. Un astre nouveau s’est levé. L’inattendu, insensé en cesens, provoque leur propre relèvement&amp;nbsp;; eux aussi se lèvent. Lesurgissement de l’étoile est leur résurrection.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’univers scruté ouvre vers un ailleurs qui donne le sens dela marche. Mais ils marchent sans savoir où ils vont. C’est l’étoile qui mènela quête après l’avoir lancée. L’univers scruté est sans doute divin, plus poureux que pour nous, tant la révolution des astres est parfaite. Mais c’estjustement une imperfection, un grain de sable, qui met tout en route.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’univers scruté pour comprendre et mieux maîtrisé devientle lieu de l’interrogation. Qui sait jusqu’où elle mène&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Que regardons-nous&amp;nbsp;? Avec quel sérieux observons-nous&amp;nbsp;?Sommes-nous assez curieux, à tous les sens du terme, pour prendre la route dèsqu’une étoile ne tourne plus rond&amp;nbsp;? Ceux qui savent regarder passent pouroriginaux. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dieu n’est pas au bout de l’équation. Que l’apologétique nes’engouffre pas trop vite dans l’universalité d’un salut que désignerait l’orientd’origine des mages. Ils sont d’orient parce que l’on dit justement l’origine,le début de la quête. Ils sont d’orient parce là-bas, avant, les étoiles selèvent et avant on les voit. Ils sont d’orient parce que là où se trouve l’originese laisse voir l’original, curieux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dieu est si peu au bout de la recherche que c’est un enfantqu’ils trouvent, couché dans une mangeoire. Que verront-ils&amp;nbsp;? L’étoile n’aplus d’intérêt parce que l’astre d’en-haut qui vient nous visiter n’a rien destellaire. C’est l’humanité elle-même qui irradie d’une sainteté sans pareil.Croient-ils&amp;nbsp;? On ne le sait pas. Ils offrent et repartent chez eux, certespar un autre chemin, comme s’ils s’étaient retournés, convertis.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Se pourrait-il que l’observation des cieux et de la matière,des règles politiques et économiques, que la connaissance du vivant et desthéories de l’information, se pourrait-il que tout cela n’ait qu’un but,indiquer le chemin de l’humanité&amp;nbsp;? Scruter pour se mettre en route vers l’humanité.Observer pour découvrir, ainsi qu’un nourrisson qui vient de naître, encoreemmailloté, ce qu’il en est de l’humanité, l’origine de l’humanité que seulsdes originaux peuvent voir, que seuls les orientaux voient au point de semettre en route comme le soleil.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est ce chemin d’abord qu’il faut entreprendre. Le long détourpar les éléments ramène à ce que sont ceux qui peuvent ainsi les observer, l’humanitéde l’homme et de la femme, une mère, un enfant. La technique hautement spécialisée,les calculs spéculatifs ramènent, par un long détour, si l’on se met deboutpour courir derrière une étoile, si l’on cherche une lumière pour avancer, à labanalité de l’humanité, une mère et un nourrisson.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le si banal d’une vie vient au jour comme la lumière de l’étoilepeut donner à voir le plus extraordinaire, une humanité qui ouvre nos mains,vide nos richesses. Les mains libres alors, l’on prend le petit contre soi et l’ons’émerveille, comme devant tel phénomène naturel. C’est cette humanitélumineuse, non encore décevante, qui étonne.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qu’ont-ils vu&amp;nbsp;? Que sont-ils allés voir&amp;nbsp;? Le textene donne pas de suite la réponse. Il faudra attendre le dernier chapitre de l’évangile.Mais le chemin déjà est tracé&amp;nbsp;: long détour de notre science pour l’émerveillementdevant le plus banal, pour révéler la merveille de cette humanité si banale.&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12.0pt; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;C’est là que Dieu se cache.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-6366828624217576199?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/6366828624217576199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/un-astre-nouveau-sest-leveepiphanie.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/6366828624217576199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/6366828624217576199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2012/01/un-astre-nouveau-sest-leveepiphanie.html' title='Un astre nouveau s&apos;est levé...(Epiphanie)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-2210723502450479773</id><published>2011-12-31T15:19:00.002+01:00</published><updated>2012-01-01T12:39:18.478+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ephéméride'/><title type='text'>Pour quelques vœux ou prières (31 décembre)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="Thse" style="text-align: justify;"&gt;On attribue à Rabbi Levy Itshakde Berdichev (1740-1809) l’histoire suivante&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;C’était un jour de Kippour. Un jeune garçon gardait les oies qu’on luiavait confiées. Tandis qu’il s’adonnait à sa tâche, il récitait à haute voixles lettres de l’alphabet. Et il ajoutait&amp;nbsp;: « Ô mon Dieu, tu sais queje ne sais pas lires parce que ne suis pas allé à l’école. Je ne sais pasprier. Tout ce que je peux faire, c’est lancer verts toi les lettres quiforment les mots de la prière, et je suis convaincu que toi, ô mon Dieu, tusauras les mettre dans le bon ordre et former les mots qui expriment lessouhaits qui emplissent mon cœur&amp;nbsp;; je suis convaincu aussi que toi, ô monDieu, tu sais mieux que moi ce que je désire. Puisses-tu m’accorder, ô monDieu, ce qui sera bon pour moi, pour ma famille, pour ma communauté, et pourtout Israël&amp;nbsp;». Et il ajoutait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tout ce que je sais faire,c’est garder des oies. Si toi, ô mon Dieu, tu avais des oies à garder, jeserais honoré de pouvoir te témoigner mon amour en les gardant… et je seraistellement heureux de le faire que je le ferais sans demander à êtrepayé.&amp;nbsp;» (Rapporté par le Rabbin Daniel Gottlieb sur un site internet à sonnom.)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-2210723502450479773?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/2210723502450479773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/pour-quelques-vux-ou-prieres-31.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2210723502450479773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2210723502450479773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/pour-quelques-vux-ou-prieres-31.html' title='Pour quelques vœux ou prières (31 décembre)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-7224025835668902203</id><published>2011-12-24T12:56:00.001+01:00</published><updated>2011-12-24T13:18:45.548+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélies B 2012'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>Avec Noël, il n'y a plus de séparation entre l'humain et le divin</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’ai lu ces derniers jours les conférences que le jeunethéologien Ratzinger avait données, année après année, sur chacune des quatresessions conciliaires. Ces textes viennent d’être traduits en français et offrentune bonne manière de se préparer à célébrer les cinquante ans de l’ouverture dusecond concile du Vatican, le 12 octobre 1962.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le Père Ratzinger discerne deux phases dans le concile. «&amp;nbsp;Onpourrait appeler la première phase, écrit-il, celle de l’incarnation. Onredécouvre dans l’incarnation un aspect central du christianisme, et on en faitle point de départ de toute la construction théologique.&amp;nbsp;» Alors que nouscélébrons la venu dans la chair du fils de Dieu, son incarnation, nous nepouvons pas ne pas être attentifs à ces lignes.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Le Dieu des chrétiens, le Dieu fait homme, n’est pasun Dieu de l’autre monde, écrit encore le théologien, mais précisément un Dieude ce monde-ci. Le Royaume des cieux annoncé par le Christ est en vérité une actionde Dieu qui concerne ce monde, et non un lieu au-delà de lui.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cela nous paraît aujourd’hui une évidence, mais les sièclesd’opposition entre le monde moderne et l’Eglise avaient pu le faire oublier. Leconcile dépasse le conflit en méditant sur l’incarnation, entrée de Dieu dansle monde, habitation de Dieu dans le monde.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Cette prise de conscience, poursuit Joseph Ratzinger,a conduit à un christianisme humain, vital, ouvert au monde, en un mot, ce quel’on a pris l’habitude d’appeler un christianisme incarné&amp;nbsp;: unchristianisme qui ne se perd pas dans les mortifications, la fuite du monde etl’attente de l’au-delà, mais qui s’ouvre avec sympathie au monde et s’insèredans la vie d’aujourd’hui, se réjouit de tout ce qui est beau, noble et grand,et y découvre la trace des valeurs chrétiennes qui, elles-mêmes, doivent denouveau prendre chair et se réaliser comme une responsabilité à l’égard denotre époque.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;A cet optimisme aurait succédé d’après notre auteur unedeuxième phase qu’il dit critique et qu’il appelle «&amp;nbsp;eschatologique&amp;nbsp;».L’incarnation n’aurait pas tout dit de la foi. La croix est jugement du monde.Ce monde n’est pas le paradis et l’évangile de la croix est signe de contradictionet dénonce le monde dans son injustice. Le futur Pape se fait le partisan decette critique. Il interprète les violentes secousses que connaît l’Eglise commeune conséquence de l’optimisme conciliaire et de cette théologie de l’incarnation.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il fait alors remarquer ce que nous ne pouvons que confesserce soir. La croix est source de l’incarnation. Noël est conséquence du mystèrepascal, de la mort et de la résurrection. La naissance de Jésus vient enquelque sorte après sa mort, aussi curieux que cela puisse paraître. Sans Pâques,Noel est impossible. «&amp;nbsp;Le thème de l’incarnation est même déjà unethéologie de la croix, car l’incarnation signifie déjà que Dieu se livrelui-même.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais l’articulation comme inversion du temps entre Noel etPâques se transforme subrepticement en une opposition entre théologie de lacroix et théologie de l’incarnation. Le jeune théologien semble ne pas voir oune pas vouloir voir le problème. Derrière la faute logique se cache ce que leconcile avait précisément en vue, quand bien même il n’a pas su réponde audéfi, l’annonce de l’évangile dans un monde sans Dieu.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il ne s’agit pas de choisir entre deux théologies, de la crècheou de la croix, mais de repositionner la foi dans le monde moderne, un mondequi ne se définit plus religieusement. Ce n’est plus l’Eglise qui s’oppose aumonde moderne ‑&amp;nbsp;elle n’en a plus les moyens et risque plutôt de finir dansun sectarisme identitaire. Même pour nombre de chrétiens, ce monde n’a pasbesoin de Dieu pour se comprendre. Nous avons changé de monde. On peut regretterle monde religieux, mais il n’est plus. Si nous ne savons faire entendre l’évangiledans le monde d’aujourd’hui, il ne résonnera nulle part car il n’y a pas d’autremonde.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Or avec l’incarnation, avec le Dieu fait homme, la distinctionentre l’humain et le divin n’a plus de sens. La confusion n’en a pas davantage.Fêter Noel, c’est mettre en crise, critiquer, la séparation bien pratique dumonde de Dieu et du monde de l’homme. Avec l’incarnation, ne se reconnaît plusce qui est humain et divin, et l’inhumain de la loi du plus fort est scandale.Le jugement dernier de Mt 25 illustre cela&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Chaque fois que vous l’avez fait ou pas à l’un de ces petits, c’est àmoi que vous l’avez fait ou pas fait.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il ne s’agit pas de se réfugier par une naïveté coupable dansles valeurs mondaines. La Croix constitue toujours le jugement du monde. Maisen aucun cas, elle ne légitime un repli identitaire. Il ne s’agit pas d’évacuerle jugement. J’attends le jugement, le non définitif de Dieu au mal et je ne l’aijamais autant attendu depuis que je connais les abus de pouvoir de lahiérarchie ecclésiastique, absolutisme inadmissible. Les lourdes décisions queces hommes prennent sans écouter personne leur vaudront, je ne peux que l’espérer,un jugement. Je ne l’ai jamais autant attendu que depuis que j’ai vu lapauvreté et l’injustice à Madagascar, que depuis que j’ai compris ce qu’est l’horreurdu crime.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais si Dieu se fait homme, c’est pour justifier ce monde,non lui donner raison, mais le rendre juste. Si Dieu se fait homme, non pourcondamner, mais en aimant jusqu’à l’extrême, comme à la croix, c’est en &lt;i&gt;ne retenant rien du rang qui l’égalait àDieu&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ne nous importe pas, avec Noel, de savoir ce qui estchrétien, même si dans la venue du Fils en la chair, le jugement est plusproche que jamais. Ne nous importe avec Noel que la vie de l’humanité. «&amp;nbsp;Jesuis venu, dit Jésus, pour que les hommes aient la vie et qu’il l’aient en abondance.&amp;nbsp;»Nous importe la dénonciation de l’injustice pour que les hommes vivent.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Fêter Noel, c’est oser croire que la vie aura le derniermot. C’est donc exactement fêter la mort et la résurrection du Seigneur.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-7224025835668902203?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/7224025835668902203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/avec-noel-il-ny-plus-de-separation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7224025835668902203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7224025835668902203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/avec-noel-il-ny-plus-de-separation.html' title='Avec Noël, il n&apos;y a plus de séparation entre l&apos;humain et le divin'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-3093868801192624680</id><published>2011-12-21T13:43:00.001+01:00</published><updated>2011-12-23T20:44:12.542+01:00</updated><title type='text'>Benoît XVI et les victimes de prêtres pédophiles</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi Benoît XVI ne parvient-il pas à stopper lesdemandes de reconnaissance des victimes d’acte de pédophilie commis par desprêtres&amp;nbsp;? Les raisons sont multiples et sans doute pas toujours honnêtes.Il y a là en effet une bonne manière de mettre l’Eglise à terre, dans les médiaou financièrement, en réclamant toujours plus. Les victimes se débrouillentcomme elles peuvent avec la haine de l’Eglise qu’elles éprouvent parfois,trahies qu’elles ont été par des membres de cette Eglise. Mais les victimessont aussi instrumentalisées y compris par ceux qui prétendent les défendre, enréalité exclusivement engagés à détruire l’Eglise.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les victimes peuvent aussi trouver finalement confortable unstatut de victime, jamais assez reconnu, qui donnerait droit à tout. Comme sila rémission passait par cette forme de rachat, de marcher&amp;nbsp;: puisque j’aitant souffert, désormais plus rien ne peut m’être refusé.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand on aura écarté, si c’est possible, toutes ces raisonsfallacieuses ou pathologiques, restera que les victimes n’auront pas leurcompte par l’actuelle attitude du Pape, malgré tout ce qu’il a déjà fait.Pourquoi&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Premièrement, aux yeux des victimes mêmes, le drame vécudemeure incompréhensible, et ce d’autant plus qu’il est souvent compris commedrame que bien des années après les faits. Pourquoi trente ans, cinquante ansaprès les faits, la douleur apparaît au point de devenir insupportable etdemeure dès lors présente&amp;nbsp;? Pourquoi le mal demeure-t-il efficace&amp;nbsp;?On se remet d’une douleur, voire d’une amputation. On a mal sur le moment et demoins en moins au fils du temps. Il semble que l’on ne se remette pas d’unviol, surtout si l’on a été victime enfant. C’est la double peine, pour ne pasdire la peine perpétuelle, sans cesse renouvelée. Non seulement il y eut violmais il y a encore l’efficience inextinguible du viol. L’histoire de la victimeest l’histoire de l’efficience du mal. Sa vie rejoue sous forme d’échec à larelation ce qui a été une fois pour toute cassé. Il n’est pas montré quel’analyse permette d’en sortir&amp;nbsp;; au mieux permet-elle d’apprendre que cen’est pas vrai, l’histoire de la victime n’est pas l’histoire de l’efficiencedu mal. Mais si déjà un mal de dents empêche de penser à quoi que ce soit, onimagine que le travail analytique n’est pas petit à apprendre à voir autrechose que ce mal incurable.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxièmement, les victimes veulent non pas seulement savoirque le Pape a rencontré des victimes, mais voir le Pape tomber sous le coup desblessures. Il ne s’agit pas de voyeurisme ou de plaisir à voir souffrir. Ils’agit de fidélité à l’évangile. Le Christ tombe en portant la croix. C’esttrop lourd tout ce mal. Les mots ne suffisent pas. Rien ne suffit, c’estpourquoi la seule limite dans la requête consiste à ce qu’il n’y ait paspossibilité de demander plus parce qu’il n’y a pas possibilité de faire plus.Reconnaître malgré tout ce que l’on a fait que l’on ne peut rien faire.Manifester que l’on est allé au bout, à l’extrême de ce qu’il était possible defaire. Tomber sous le poids du fardeau. Manifester l’impuissance.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui s’étonnerait de voir le Pape traversant les alléessinistres d’un camp de concentration, ployant sous le poids de l’horreur&amp;nbsp;?Qui trouverait à redire à ce que le Pape visite des femmes violées ou desrescapés défigurés au Rwanda ou ailleurs&amp;nbsp;? En ce qui concerne lapédophilie, craignant une publicité malsaine, l’entretien avec les victimes sefait hors micros et caméras. Mais notre Eglise a été entraînée par certains deces ministres dans une humiliation que le Pape ne sait pas encore porter.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Eglise a autre chose à faire que de s’auto flageller. Ceserait encore un comportement narcissique. Mais le Pape, évidemment innocentdes ces crimes, lui-même mis à terre par l’horreur (ce qui ne l’empêche paspourtant de s’adresser encore au bourreau, du moins tant que celui-ci lui enlaisse la possibilité), c’est l’évangile vécu jusqu’à l’extrême, Jésusinconditionnellement du côté des victimes jusqu’à ne plus pouvoir rien faire età en mourir. Sa vie est dénonciation du mal, jugement. Sa vie nouvelle estissue pour lui et pour tous ceux que leurs frères ont massacrés, plus encore,entrée dans la justice et la paix.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-3093868801192624680?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/3093868801192624680/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/benoit-xvi-et-lesvictimes-de-pretres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3093868801192624680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3093868801192624680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/benoit-xvi-et-lesvictimes-de-pretres.html' title='Benoît XVI et les victimes de prêtres pédophiles'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-1168409340452798565</id><published>2011-12-17T14:00:00.001+01:00</published><updated>2011-12-17T14:02:01.883+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélies B 2012'/><title type='text'>Quelle parole nous bouleversera ? (4ème dimanche de l'Avent)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;A cette parole elle fut toute bouleversée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Une parole de Dieu nous a-t-elle déjà bouleversés ? Quelle parole de Dieu serait susceptible de nous bouleverser ? De la réponse à ces questions pourrait dépendre notre foi, ou du moins la réponse à ces question pourrait constituer un thermomètre de notre foi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les textes de ce jour rapportent une même parole qui a bouleversé un homme, David, et une femme, Marie. Quelle est cette parole ? Dieu vient habiter chez les hommes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Est-ce une bonne nouvelle que Dieu habite chez nous ? Sommes-nous bouleversés à l’entendre ? Si non, peut-être ferions-nous mieux de partir tout de suite. Qu’avons-nous à faire ici si nous n’avons rien à faire de l’habitation de Dieu chez nous ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si nous ne sommes pas bouleversés, il se pourrait que nous soyons des blasés. En d’autres termes, nous ne serions plus vierges. Plus qu’une histoire anatomique, la virginité, y compris après la naissance d’un enfant, ne dit-elle pas la capacité à se laisser sans cesse étonner, bouleverser ? A part les obsédés sexuels, personne ne pense que la virginité de Marie est une histoire d’hymen ! Et comment cela pourrait-il l’être si cette virginité est confessée avant, pendant et après la grossesse ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La virginité dit la capacité à entendre l’inouï, forcément bouleversant. La virginité de la parturiente dit la présence de Dieu dans l’humanité. Elle ne renseigne pas sur une femme et sa vie intime. C’est indécent ! Elle dit la nouveauté, bonne, d’une parole inouïe : Dieu habite chez les hommes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Alors David entre dans sa chapelle, si je peux dire, et vient rendre grâce, faire eucharistie. Alors il comprend qui il est, tout aussi bouleversant, le bien-aimé de Dieu. Lorsque la parole entre dans nos vies et les féconde, terres vierges, qui s’ingénient à l’étonnement, à l’écoute, ces vies se font action de grâce, eucharistie, réponse : &lt;i&gt;Voici la servante du Seigneur&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Que Dieu se présente et l’homme est serviteur. Faut-il s’en réjouir ? Que gagnons-nous à être asservis ? Servir le Seigneur signifie servir le frère. Et celui qui s’estimerait diminuer à servir les autres montrerait précisément qu’il est blasé, qu’en dehors de lui, il n’y a rien ni personne qui l’intéresse, qu’il est un vieux tas de chair usée, jusqu’à la corde, plus capable de rien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dieu avec nous, cela signifie nous avec les autres. Dieu avec nous signifie nous au service des autres. Et qui d’entre nous pourrait ne pas être bouleversé en voyant ce qu’il y a à faire pour le service des autres, dans le secours ou plus quotidiennement dans la présence aimante et bienfaisante ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dieu avec nous. Dieu à tes côtés. Dieu à nos côtés. Comment ne serions-nous pas bouleversés ? Pensez-y !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant, dira-t-on, l’on voudrait bien être étonné, bouleversé. Mais si c’est pour constater la vanité, la vacuité de cette parole, on sera déçu, pire, on se sentira trompé, floué. Pourquoi se laisser bouleverser si cela n’a pas de sens un Dieu avec nous ? Et où le voyez-vous ce Dieu avec vous ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nulle part. Si l’on vous dit, il est ici, n’y allez pas ! Il est là, n’y courrez pas ! (Lc 17,23) La présence de Dieu chez les hommes, on peut très bien ne pas la voir. L’homme est depuis toujours habité par Dieu, qu’il le sache ou non. L’homme, c’est l’habitat de Dieu, depuis toujours. C’est tellement commun, qu’il n’y a rien d’étonnant ou de bouleversant. C’est tellement cela l’homme, la demeure de Dieu, que l’on peut ne pas parler de Dieu pour parler de l’homme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Depuis les origines du monde, l’Esprit féconde la terre comme le sein d’une vierge, préparant le jour où enfin il naîtrait, homme au milieu des hommes. Si la naissance du Fils ne change rien, c’est parce que sa présence n’est pas nouvelle ; vient seulement, à ceux qui ne la connaissaient pas, cette bonne nouvelle de ce que depuis toujours, Dieu habite chez les hommes. Et pareille nouvelle nous bouleverse, comme une déclaration d’amour, comme une espérance insoupçonnée, victoire de la vie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il s’agit seulement d’être bouleversé par la grandeur qui habite l’homme au point d’être sa propre grandeur. Dieu est la grandeur de l’homme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Comment ne serions-nous pas bouleversés, comment cela ne changerait-il pas tout pour nous, à entendre cette parole : &lt;i&gt;Dieu habite chez les hommes&lt;/i&gt; ? On comprend qu’&lt;i&gt;à cette parole &lt;/i&gt;la nouvelle Eve, Mère des vivants, humanité restaurée,&lt;i&gt;  fut toute bouleversée&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 0cm; "&gt;Textes du 4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; dimanche de l’Avent B : 2 Sa 7 ; Rm 16, 25-27 ; Lc 1 26-38&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-1168409340452798565?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/1168409340452798565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/quelle-parole-nous-bouleversera-4eme.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/1168409340452798565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/1168409340452798565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/quelle-parole-nous-bouleversera-4eme.html' title='Quelle parole nous bouleversera ? (4ème dimanche de l&apos;Avent)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-3001890069798776578</id><published>2011-12-10T10:39:00.006+01:00</published><updated>2011-12-12T10:05:57.981+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélies B 2012'/><title type='text'>Noël : Naissance ou Mort et résurrection de Jésus ? (3ème dim. Avent)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’évangile présente le témoignage du Baptiste. Jésus a alors une trentaine d’années. Nous sommes bien loin de Noel, bien plus proches de la passion. C’est d’ailleurs ce qui rend si délicate la compréhension du prologue de l’évangile de Jean. « Et le verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » doit-il s’entendre de ce que l’on appelle l’incarnation ? Et cette incarnation est-elle la nativité du Seigneur ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ces questions sont d’autant plus légitimes que lorsque les écrits du nouveau testament utilisent le psaume deuxième : « Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré », c’est majoritairement pour parler de la résurrection de Jésus, certes naissance, mais à une vie nouvelle. N’oublions pas en outre que l’on ne s’est mis à célébrer noël qu’au 4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Ce qui est premier, central, et même unique dans la célébration de la foi, c’est la mort et la résurrection du Seigneur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et voilà ce dont parle le Baptiste : quelqu’un qui, contrairement à lui, ne baptisera pas dans l’eau. On ne dit pas de quel baptême il s’agit. Dans l’évangile de Jean, le baptême renvoie toujours au Baptiste, même si Jésus aussi baptise. Toutes les mentions se situent au début de l’évangile. Le baptême ne désigne pas la mort et la résurrection de Jésus. Il désigne un moment de la vie de Jésus, sa phase baptiste. Le vocabulaire baptiste est introduit pour être mieux abandonné, pour mieux inviter à passer à autre chose.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En effet, il semble que Jésus ait d’abord été un disciple de Jean, avec une compréhension originale du judaïsme, une compréhension éloignée de Jérusalem, du temple et des sacrifices, une compréhension qui, à la suite des prophètes, comprend le véritable sacrifice comme conversion du cœur. &lt;i&gt;Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’évangéliste fait passer le relais à Jésus par le Baptiste lui-même. C’est lui qui, assez explicitement, orientent ses disciples vers Jésus, indique le chemin, validant ce que l’on  pourrait appeler une dissidence de Jésus. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La conversion prêchée par le Baptiste dans un bain qui lave et restaure ne va pas assez loin. La démarche de conversion des hommes et une chose, le don de la vie en est une autre. C’est pour ce don de la vie que Jésus est venu, pour que le monde vive. « Dieu a envoyé son fils dans le monde, non pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde ait la vie. » « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Toutes ces remarques, loin de noël, loin de la stratégie de cousinage inventée par Luc, loin de la naïveté à laquelle nous réduisons l’incarnation pour être plus sûr de ne pas y croire, loin de ce que nous apprenons dans les catéchismes, ces remarques qui nous éloignent du Baptiste, quel but poursuivent-elles ? Le découpage de notre texte ne favorise guère d’autre possibilité que de se rabattre sur le verset final : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cette phrase peut-elle ne concerner que ceux qui interrogent le Baptiste ou demeure-t-elle d’actualité ? Qui connaît celui qui se tient au milieu de  nous ? Sans doute, l’évangéliste dirait-il que le trajet de son texte mène à la connaissance de celui qui se tient au milieu de nous. Mais alors, si la connaissance est celle de disciples, elle n’est pas une question d’identité, ou du moins pas de celle de celui qui est au milieu, éventuellement de ceux au milieu desquels il se tient, nous. Elle est plutôt, la question, pour nous disciples, celle que l’on pourrait traduire ainsi : De qui tenez-vous ? Par qui tenez-vous ? Comment vivez-vous ? Celui qui est se tient au milieu n’est connaissable que pour autant qu’il est reconnu comme celui qui fait vivre, celui qui nous fait nous tenir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Alors effectivement, il est question de naissance, ou de vie et de mort, c’est la même chose. Déserter la conversion en tant qu’elle pourrait nous occuper, nous distraire comme dirait Pascal. Déserter les occupations même très bonnes pour choisir de reconnaître, choisir d’accueillir celui qui se tient au milieu de nous et ainsi tenter de le connaître, c’est-à-dire de vivre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Même si nous frôlons le discours gnostique, nous en sommes loin. Connaître Jésus Christ et celui qui l’a envoyé, c’est cela la vie, ainsi que le dit la prière de Jésus à la fin de l’évangile de Jean. Une connaissance qui donne la vie, mais une connaissance qui n’est pas un savoir. Une connaissance qui n’est pas une réponse de catéchisme. « Il ne suffit pas de me dire : &lt;i&gt;Seigneur, Seigneur&lt;/i&gt; ! pour entrer dans le Royaume des cieux » dit Matthieu. Il ne sert à rien de ce point de vue de diffuser &lt;i&gt;Youcat&lt;/i&gt; ou autre pour une nouvelle évangélisation. Connaître celui qui se tient au milieu de nous c’est l’accueillir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le Baptiste indique le chemin, reste à se mettre en route et à demeurer en chemin.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left;"&gt;Textes du 3ème dimanche de l'Avent B : Is 61, 1-2, 10-11; 1 Th 5, 16-24; Jn 1, 6-8, 19-28&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-3001890069798776578?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/3001890069798776578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/noel-naissance-ou-mort-et-resurrection.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3001890069798776578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3001890069798776578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/noel-naissance-ou-mort-et-resurrection.html' title='Noël : Naissance ou Mort et résurrection de Jésus ? (3ème dim. Avent)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-6810013596966748145</id><published>2011-12-06T17:56:00.004+01:00</published><updated>2011-12-11T15:24:26.275+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>La parole de Dieu (50 ans Vatican II n°4)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;1. Parole de Dieu, Ecritures, tradition&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Qu’est-ce que la parole de Dieu ? Le livre des Ecritures en porte la trace ainsi que l’Eglise en prière le confesse à chaque acclamation de l’évangile. Au ministre qui lève le livre, l’assemblée répond en exprimant sa foi : &lt;i&gt;Louange à toi Seigneur Jésus&lt;/i&gt;. Elle ne répond pas quelque chose du genre : &lt;i&gt;oui, louons cette parole&lt;/i&gt; mais elle se tourne vers Jésus et s’adresse à lui, le Verbe de Dieu, sa parole. Le petit dialogue liturgique montre bien que le texte n’est pas la parole de Dieu mais ce qui « communique » cette parole (§ 21). Et, si &lt;i&gt;la règle de la prière est règle de la foi&lt;/i&gt;, alors la conception chrétienne des Ecritures n’est en rien fondamentaliste. Les Ecritures ne sont pas dictées par Dieu, elles ne sont pas des oracles et les écrivains sacrés sont de vrais auteurs, avec toute la liberté et la créativité que cela suppose&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Beaucoup demandent, et déjà Saint Augustin il y a quinze siècles, comment la violence de ces textes et leur particularisme (enracinement dans une culture grandement étrangère) s’accordent avec une parole prétendue divine. Leur interprétation est nécessaire (§ 12). A la suite des tout premiers chrétiens, le premier testament est notamment compris comme une prophétie de ce qui arrive en Jésus (Cf. Lc 24,7, 2 Co 3, § 16). Les méthodes contemporaines et profanes (histoire, théories du récit, etc.) offrent d’indispensables outils de lecture (§ 12 )&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Les Ecritures sont lues en Eglise. C’est ce que l’on appelle la transmission ou tradition de cette parole (§ 8), le savoir faire et la vie de la communauté à chaque époque et partout qui permet de passer de la lettre morte à la parole qui fait vivre aujourd’hui. C’est dans la tradition que les Ecritures sont reçues et transmises pour être le &lt;i&gt;pain de vie&lt;/i&gt; (§ 21) ; c’est en elle aussi qu’elles ont été produites. De façon seconde, ce que l’Eglise par son écoute et sa mise en pratique des Ecritures au long des siècles a fixé de leur sens dans des rites et des dogmes s’appelle aussi tradition, qui n’est plus alors le fait de transmettre mais ce qui est transmis. La tradition pourtant n’est jamais une source de la vérité à côté des Ecritures, mais leur milieu et leur vie. Il n’y a qu’une seule source, les Ecritures, &lt;i&gt;sola scriptura&lt;/i&gt;. Malgré les nombreuses mentions de l’Esprit Saint ou de l’inspiration, &lt;i&gt;Dei Verbum&lt;/i&gt; n’explicite pas le lien entre Esprit et parole de Dieu, ce qui fixe certes de trop Parole et tradition dans une lettre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Qui dit interprétation dit pluralité des sens voire conflit des interprétations. Les évêques sont les garants d’une interprétation fidèle. « Pourtant, ce magistère n’est pas au-dessus de la parole de Dieu, mais il la sert, n’enseignant que ce qui lui fut transmis, puisque par mandat de Dieu, avec l’assistance de l’Esprit saint, il écoute cette parole avec amour, la garde saintement et l’expose avec fidélité. » (§ 10)&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Contrairement au § 10-3, d’une nouveauté non traditionnelle, le magistère ne constitue pas une troisième instance à côté des Ecritures et de la tradition.&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 1cm; "&gt;Le schéma préparatoire de &lt;i&gt;Dei Verbum&lt;/i&gt; s’entêtait dans la polémique anti-protestante, valorisant la tradition pour en faire la seconde source de la révélation. On a pu considérer qu’avec le rejet de ce schéma en fin de première session (20 11 1962) s’achevait l’âge de la Contre-Réforme. Le texte totalement retravaillé est voté à la fin du concile, le 18 11 1965. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;2. La révélation, vérités éternelles, monde moderne&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Contrairement à une opinion reçue, encore perceptible dans le texte, la révélation n’est pas un contenu de vérités, abstraites et immuables, qui s’imposerait d’autorité, révélé qu’il est par Dieu, ni des connaissances surnaturelles&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; que la raison ne saurait atteindre par elle-même. La révélation c’est Dieu lui-même qui se donne à connaître dans l’histoire, comme dans une conversation amicale, pour que les hommes aient la vie&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Dieu ne s’adresse pas à l’homme pour l’informer sur ce qu’il est, mais pour l’associer par amour à sa vie divine.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt; Ainsi est retracée l’histoire du salut (§ 3-4). La tentative d’abandon du vocabulaire technique de la théologie et l’adoption du style biblique, liturgique et patristique modifie la manière de croire et de faire de la théologie et a donc une portée dogmatique. C’est que les Ecritures sont comme &lt;i&gt;l’âme de la théologie&lt;/i&gt; (§ 24). Les traités théologiques ne peuvent pas être séparés les uns des autres comme si l’Eglise ou la révélation n’avaient pas de rapport avec le Christ, comme si pastorale et dogmatique ou théologie et spiritualité s’opposaient, etc. Une « concentration christologique » rapporte toute affirmation de foi à Jésus. « Dites au monde que la divine révélation c’est le Christ ! » (Cf. § 2). Jésus est &lt;i&gt;l’évangile de Dieu&lt;/i&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; par ses paroles et aussi par toute sa vie (§ 17). A partir du XVII&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle l’histoire (et la science) conteste la vérité des Ecritures et de la foi, l’Eglise se crispe dans un anhistoricisme selon lequel si vérité il y a, elle ne peut qu’être toujours la même, éternelle, tout comme Dieu qui est la vérité. Le concile sort enfin de ce conflit entre histoire et dogme, entre foi et modernité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Reste que le style biblique risque d’apparaître mythologique si l’on ne permet pas à une culture technico-scientifique (même très vulgairement) d’accéder à une intelligence symbolique. Qu’est-ce que cela veut dire, un Dieu qui parle, un Dieu qui intervient dans l’histoire des hommes ? &lt;i&gt;Dei Verbum&lt;/i&gt; ne marque pas la différence de genres littéraires entre son propre exposé et le texte biblique, enfermant du coup ce dernier dans un premier degré ou une naïveté qui ne sont plus acceptables. Or dire que Dieu parle, c’est surtout dire qu’il ne parle pas… comme nous parlons ; car dans toute analogie, en théologie, il y a toujours plus de dissemblance que de ressemblance. Dieu demeure inconnu même quand il se révèle. Dieu, que les religions et l’athéisme connaissent si bien, demeure l’inconnu que quête le croyant. La révélation doit comporter une critique de la révélation pour demeurer chrétienne.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 1cm; "&gt;&lt;i&gt;Dei Verbum&lt;/i&gt; amorce pour l’Eglise, officiellement du moins, une lecture de l’évangile dans une culture sécularisée, c’est-à-dire non religieuse, où Dieu n’est pas évident. La nouveauté dogmatique de Vatican II réside dans cette amorce. On ne peut plus parler anhistoriquement de la vérité chrétienne ni l’annoncer sans tenir compte de ceux à qui l’on s’adresse. La pastoralité est la clé de la dogmatique. Ceci est un acquis proprement dogmatique. Certains parlent d’une « sécularisation interne » du catholicisme ; l’évangile exprime bien sûr la foi mais dans une culture non-religieuse. D’autres parlent de « la sortie du catholicisme » par l’Eglise catholique, le catholicisme étant cette forme très centralisée que prend l’Eglise après la Réforme et qui n’existe pleinement qu’à partir du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; voire avec le code de 1917. Cela effraie de nombreux chrétiens et suscitent des réflexes identitaires. C’est peut-être au contraire la chance de l’Eglise et de l’accueil de la parole de Dieu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;3. Pour aller plus loin&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;En quoi ces lignes aident à mieux comprendre les Ecritures ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Que penser de la diversité de sens des Ecritures ? Comment articuler les différents sens, notamment sens historiques et sens théologiques ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Que signifie que Dieu parle ? Que penser de la distinction Ecritures / Parole de Dieu ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Comment penser ensemble vérité et histoire ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Pour quoi penser ensemble vérité, révélation et salut ?&lt;/p&gt;  &lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;  &lt;hr align="left" size="1" width="33%" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « En vue de composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il eut recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens, pour que, lui-même agissant en eux et par eux, ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement. » (§ 11). Ce texte ne parvient pas à concilier la théorie traditionnelle selon laquelle Dieu est l’auteur des Ecritures (c’est lui qui par amour se dévoile et fait alliance) et la théorie, historienne, qui reconnaît l’autonomie des auteurs.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Pie XII l’avait reconnu pour la première fois en 1943 dans son encyclique &lt;i&gt;Divino afflante Sprititu&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Lorsqu’on ordonne un évêque, on tient le livre des Ecritures ouvert sur ses épaules.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « On s’est mis d'accord, avec quelques corrections, sur un texte que je ne trouve pas bon. [...] En particulier le n° 5 du projet me paraît mauvais : la tradition y est présentée comme confiée au MAGISTERE, non à l'Eglise. [...] Cela ne collera sans doute pas non plus avec le schéma &lt;i&gt;De Ecclesia&lt;/i&gt; » (Y. &lt;span style="font-variant:small-caps"&gt;Congar&lt;/span&gt;)&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn5"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Le mot surnaturel est volontairement écarté ; son absence marque un changement de théologie.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « Il a plu à Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler lui-même et de faire connaître le mystère de sa volonté (Cf. Ep 1,19) grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent dans l’Esprit Saint au Père et sont rendus participants de la nature divine (Cf. Ep 2,18 ; 2 P 1,4). Ainsi, par cette révélation, le Dieu invisible (Cf. Col 1,15 ; 1 Tm 1,17) s’adresse aux hommes dans son amour ainsi qu’à des amis (cf. Ex 33,11 ; Jn 15,14-15), s’entretient avec eux (Bar 3,38) pour les inviter à la communion avec lui et les y recevoir » (§°2)&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn7"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%204%20La%20parole%20de%20Dieu.doc#_ftnref7" name="_ftn7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Expression de Paul VI dans son exhortation apostolique de 1975 &lt;i&gt;Evangilii nuntiani&lt;/i&gt; § 7.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-6810013596966748145?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/6810013596966748145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/la-parole-de-dieu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/6810013596966748145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/6810013596966748145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/12/la-parole-de-dieu.html' title='La parole de Dieu (50 ans Vatican II n°4)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-4443024117227018643</id><published>2011-11-28T14:56:00.010+01:00</published><updated>2011-12-31T15:21:07.598+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conférences'/><title type='text'>Nous ne savons pas prier comme il faut. (Pour une théologie de la prière)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;link href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CMpandalo%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_filelist.xml" rel="File-List"&gt;&lt;/link&gt;&lt;link href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CMpandalo%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_themedata.thmx" rel="themeData"&gt;&lt;/link&gt;&lt;link href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CMpandalo%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_colorschememapping.xml" 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/&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. » (1 Th 5&lt;sub&gt;17-18&lt;/sub&gt;) &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Chantez à Dieu dans vos cœurs votre reconnaissance, par des psaumes, de hymnes et des chants inspirés par l’Esprit. » (Col 3&lt;sub&gt;16b&lt;/sub&gt;)&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 1.0cm; text-indent: 1.0cm;"&gt;« Que l’Esprit suscite votre prière sous toutes ses formes, vos requêtes, en toute circonstances ; employez vos veilles à une infatigable intercession pour tous les saints, pour moi aussi. » (Ep 6&lt;sub&gt;18-19&lt;/sub&gt;)&lt;sub&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/sub&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;« Seigneur ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange. » (Ps 50&lt;sub&gt;17&lt;/sub&gt;) La prière se fait demande de savoir louer, de pouvoir prier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Des manières d’un autre âge ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Nous ne sommes pas des débutants. Je veux dire, il y a quelques temps que nous prions. Il y a quelques temps que nous adressons à Dieu nos demandes. Force est de reconnaître que cela ne marche guère, que cela ne marche pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Ne vous affolez pas. Reconnaître que la prière ne marche pas est un bon chemin pour soutenir notre prière. Mais, avec nombre d’hommes et de femmes de notre temps, nous disons notre expérience ainsi : la prière, ça ne marche pas. Je ne sais si vous avez remarqué comment dans les équipes liturgiques la rédaction de la prière universelle est délicate. Demander dimanche après dimanche la paix, alors que l’on sait bien qu’elle ne se construira pas, au moins à moyen terme. Dans notre Eglise même, combien ont prié pour que la division ne soit plus ? Combien ont prié pour qu’il n’y ait plus de nouvelles divisions ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Fils de notre siècle, nous sommes marqués non plus d’abord par les manières de parler d’un monde religieux où Dieu ne fait pas problème. Les vieux récits bibliques ne nous sont plus accessibles au premier degré. Nous nous garderons bien de les disqualifier comme des positivistes, convaincus que nous serions de notre prétendue supériorité sur les civilisations premières. Pour entendre ces récits, il nous faut encore nous y livrer, leur faire confiance, dans une naïveté que l’on dira seconde, après la traversée de la positivité des sciences et des techniques. Certes, nous gardons aussi en nous, anthropologie fondamentale ou analytique, des mouvements archaïques. J’aime comment, sans porter de jugement moral, ces quelques lignes disent cela :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Maintenant, il n’y a plus qu’à prier. » Il y a un stade du malheur, même si l’on est athée, où on ne peut plus que prier, ou se dissoudre entièrement. Je ne crois pas en Dieu mais je prie pour les enfants, pour qu’ils restent en vie longtemps après moi, et je mendie des prières à ma vieille tante Louise qui va tous les soirs à la messe. » H. &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Guibert&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie&lt;/i&gt;, Folio, Paris 1992, p. 228&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Mais s’il faut expliquer les vieux mythes, alors seule cette naïveté seconde permettra de tenir ensemble notre intelligence contemporaine et leur écoute.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Nous ne pouvons croire qu’en interprétant. C’est la modalité “moderne” de la croyance dans les symboles ; expression de la détresse de la modernité et remède à cette détresse. […] Je crois que l’être peut encore me parler, non plus sans doute dans la forme pré-critique de la croyance immédiate, mais comme le second immédiat visé par l’herméneutique. Cette seconde naïveté peut être l’équivalent post-critique de la hiérophanie pré-critique. »&lt;i&gt; &lt;/i&gt; P. &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Ricœur&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le conflit des interprétations&lt;/i&gt;, Seuil, Paris 1969, p. 294.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Autonomie des réalités terrestres&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Ce monde post-critique pourrait être assez bien dit par l’autonomie des réalités terrestres. La nature et les sociétés se développent selon un mouvement duquel Dieu est absent, non qu’il n’aurait rien avoir avec elles, ce qui nierait la création, mais que dans le cours des choses, il n’intervient pas parce qu’elles possèdent leurs propres lois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm; vertical-align: baseline;"&gt;Si par autonomie des réalités terrestres nous entendons que les choses créées et les sociétés ont des lois et des valeurs propres que l’homme doit peu à peu apprendre à discerner, à mettre en œuvre et à ordonner, il est absolument légitime de réclamer cette autonomie : non seulement elle est demandée par les hommes de notre temps, mais encore elle correspond à la volonté du Créateur. C’est en vertu de leur condition même de créature que toutes choses ont été établies avec leur consistance, leur vérité et leur bonté propres, avec leurs lois et leurs ordres propres, que l’homme doit respecter en reconnaissant les méthodes propres à chacune des sciences et à chacun des arts. C’est pourquoi la recherche méthodique dans toutes les disciplines, si elle est menée de manière vraiment scientifique et suivant les normes de la morale, ne sera jamais réellement en conflit avec la foi, parce que les réalités profanes et celles de la foi tirent leur origine du même Dieu. Bien plus, celui qui s’efforce, avec humilité et constance, de pénétrer les secrets de la réalité, est comme conduit, même s’il n’en a pas conscience, par la main de Dieu, qui soutient toutes les réalités et les fait être ce qu’elles sont. C’est pourquoi, qu’il soit permis de déplorer certaines attitudes  d’esprit qui ont existé parfois parmi les chrétiens eux-mêmes, en raison d’une perception insuffisante de la légitime autonomie de la science et qui, à la suite des conflits et des controverses suscités par là, ont amené beaucoup d’esprits à penser que la science et la foi s’opposent entre elles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 1.0cm; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple; text-autospace: none; text-indent: 1.0cm; vertical-align: baseline;"&gt;Mais si par autonomie des réalités temporelles on entend que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans les rapporter au Créateur, tout homme qui reconnaît Dieu perçoit combien fausses sont des conceptions de ce genre. En effet, la créateur s’évanouit sans son Créateur. Du reste, tous les croyants, de quelque religion qu’ils soient, ont toujours perçu la voix et la manifestation de Dieu dans le langage des créatures. En outre, la créature elle-même est entourée d’opacité si Dieu est oublié. (&lt;i&gt;Gaudium et spes&lt;/i&gt; n°36)&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Nous ne savons pas prier&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Si notre prière est prière de savoir prier et que nous ne sommes pas exaucés comment pourrons-nous prier ? Et si nous regardions ce non exaucement en face. Et s’il nous révélait quelque chose de la prière.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Je sais bien, Paul le dit : Nous ne savons pas prier comme il faut. « L’Esprit vient en aide à notre faiblesse car nous ne savons pas prier comme il faut. » (Rm 8&lt;sub&gt;26&lt;/sub&gt;). Paul ne fait ici que reproduire l’attitude des disciples. « Apprends-nous à prier. » (Lc 11&lt;sub&gt;1&lt;/sub&gt;)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Si notre prière n’est pas exaucée, serait-ce que nous prions mal ? Que nous ne demandons pas ce qui est bon pour nous ? Mais la paix que nous demandons, la foi que nous demandons, et la charité...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Ainsi donc, comme un fonctionnaire tatillon Dieu refuserait-il un formulaire mal rempli ? Mais quel Dieu pourrait ainsi laisser mourir des milliers d’enfants sous prétexte que le formulaire serait mal rempli ? Aucun d’entre nous ne parviendrait à le remplir correctement ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;« Si vous qui êtes mauvais savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il L’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. Ou bien à ceux qui le prient » (Lc 11&lt;sub&gt;13&lt;/sub&gt;)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Ce n’est pas la bonne piste. L’évangile lui-même le dit. Combien plus le Père céleste donnera-t-il de bonnes choses. Pas besoin d’être bon d’abord pour être exaucé. Pas besoin de sacrifice pour être exaucé. « Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste » (Ps 50&lt;sub&gt;18&lt;/sub&gt;). Seule compte la bonté du Père.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Un magicien injuste ou un Dieu impuissant&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Mais justement, parlons-en de la bonté du Père. Certains en bénéficieraient à Lourdes ou par l’intermédiaire de quelques défunts en attente de béatification ou de canonisation auquel le miracle qu’ils font ouvre la gloire des autels. Outre le ridicule de la procédure, son ineptie (car si quelqu’un est guéri sans que l’on sache expliquer comment, cela ne prouve absolument que Dieu où l’un des bienheureux soient les responsables de cette guérison), elle ne fait qu’en rajouter à l’horreur. Telle personne est guérie, et tant mieux pour elle, mais combien de milliers d’enfants meurent chaque jour ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Si Dieu n’agit pas, ce n’est pas que nous prions mal. Si Dieu n’agit pas, ce n’est pas qu’il ne le veut pas, sans quoi ce Dieu serait l’injustice même, non crédible. Si Dieu n’agit pas, c’est qu’il ne le peut pas. H. Jonas a expliqué cela magistralement dans &lt;i&gt;Le concept de Dieu après Auschwitz&lt;/i&gt;, Rivages Poche, Paris 1994, p. 34 &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Pendant toutes les années qu’a durée la furie d’Auschwitz, Dieu s’est tu. Les miracles qui se produisirent vinrent seulement d’êtres humains ; ce furent les actions de ces justes, isolés, inconnus parmi les nations, qui ne reculèrent pas même devant l’ultime sacrifice pour sauver Israël, pour adoucir son sort, voire, s’il ne pouvait en être autrement, le partager à cette occasion. Je parlerai d’eux à nouveau ultérieurement. Mais Dieu, lui, s’est tu. Et moi, je dis maintenant : s’il n’est pas intervenu, ce n’est point qu’il ne le voulait pas, mais parce qu’il ne le pouvait pas. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Déjà Platon, préférait que Dieu fût bon plutôt que tout-puissant (&lt;i&gt;République&lt;/i&gt; 379c) :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Dieu, puisqu’il est bon, n’est pas la cause de tout, comme on le dit communément ; il n’est cause que d’une toute partie des choses qui arrivent aux hommes, et il n’est pour rien dans la plus grande partie, car nos biens sont en fort petit nombre en comparaison de nos maux. Pour les biens, nul autre que lui n’en est l’auteur ; mais pour les maux, il faut en chercher la cuase ailleurs qu’en Dieu. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Dans le non exaucement de la prière, ce n’est ni Dieu ni nous qui sommes en jeu. C’est la conception de la prière exaucée qui n’est pas la bonne. Je voudrais que le critère de l’exaucement soit le fait que ça marche. Ne confondrions-nous pas prière et magie ? Qu’attendons-nous de Dieu pour qu’il nous exauce ? Qu’il se comporte comme un grand magicien ? A moins que nous ne réduisions la prière à un vulgaire appareil électroménager qui donne satisfaction pour autant qu’il fonctionne. Ne se pourrait-il pas plutôt que la prière relève de la relation, comme un amour ? Que voudrait-on dire en posant la question l’amour, ça marche ou ça ne marche pas ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;De l’outil à la jouissance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Il faut le dire, la prière, cela ne sert à rien. C’est comme l’amour, c’est comme Dieu ou les amis. « Mon Dieu, mes amis ». (J. &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Pohier&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Dieu fracture&lt;/i&gt;, p. 31) Et c’est justement là que réside sa dignité. L’utilité qui aujourd’hui est la valeur suprême n’est en fait que la servilité de l’outil. Les Anciens savaient que la philosophie, celle qui mène à la contemplation de Dieu, ne pouvait servir à rien. Qu’elle était son propre but, à nul autre asservie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Augustin oppose en son &lt;i&gt;De doctrina christiana&lt;/i&gt; &lt;i&gt;utor&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;fruor&lt;/i&gt;, user et jouir. Nous n’usons pas de Dieu. Il est le terme de la quête, de la &lt;i&gt;fruitio&lt;/i&gt;, de la jouissance. Nous reviendrons plus bas à cette érotique de la prière.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La préface commune 4 le dit encore à sa manière.&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;« Tu n’as pas besoin de notre louange et pourtant, c’est toi qui nous inspires de te rendre grâce. Nos chants n’ajoutent rien à ce que tu es, mais ils nous rapprochent de toi, par le Christ notre Seigneur. »&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;On croit entendre Irénée de Lyon :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Ce n’est pas qu’il ait besoin de notre sacrifice, mais celui qui offre est lui-même glorifié du fait qu’il offre, si son présent est accepté. » (&lt;i&gt;AH&lt;/i&gt;, 4, 18, 1)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Les mots dans la prière, exciter le désir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La prière change la logique, la loi du discours. Elle nous détourne de ce que nous avions prévu. Nous pensions renseigner Dieu, et voilà que c’est nous qui sommes enseignés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Il n’est pas nécessaire que nous présentions nos prières à Dieu pour lui manifester nos manques et nos désirs, mais pour considérer nous-mêmes qu’en eux il faut recourir au secours divin ». (&lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Thomas d’Aquin&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Somme Théologique&lt;/i&gt; &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;ii&lt;/span&gt;a &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;ii&lt;/span&gt;ae 83 2 ad 1um.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« La prière n’est pas offerte à Dieu pour le fléchir, mais pour que nous excitions en nous la confiance à demander. » (Ib., art 9 ad 5um)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Nous le savons bien, nous ne sommes pas dans un marchandage avec Dieu. Nous nous tenons devant lui, prêtres que nous sommes par notre baptême.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Augustin le dit aussi, que saint Thomas avait lu. Dieu veut que notre désir s’excite dans la prière, et notre désir, &lt;i&gt;la seule chose que je cherche&lt;/i&gt;, c’est d’habiter la maison du Seigneur. Notre désir, la seule chose, c’est la vie bienheureuse, qu’il est lui-même et qu’il ne cesse de donner, puisqu’il nous a aimés jusqu’au bout, puisqu’il s’est livré.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Le désir prie toujours même quand la langue se tait. [J’ose dire, même quand la langue ne parle pas bien, n’exprime pas bien, ou que nous dormons, ou que nous sommes occupés à autre chose]. Si tu désires toujours, toujours tu pries. Quand est-ce que sommeille la prière ? Lorsque le désir se refroidit ». (&lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Augustin&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Sermon 80&lt;/i&gt;, 7)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Il faudrait oser une érotique de la prière. C’est ainsi du moins que parle Augustin. Que notre désir s’excite dans la prière, que notre amour, un amour qui nous prend tout entier, grandisse. C’est ainsi aussi que vit et prie Thérèse de Jésus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Relisons de larges extraits de ce texte d’Augustin, la &lt;i&gt;lettre à Proba&lt;/i&gt;, de 412, connu de la tradition, les citations de Thomas l’attestent par exemple, aujourd’hui encore à l’office des lectures, et qui pourtant fait toujours le même effet, incroyable, d’une chose inouïe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La prière nous fait demander la seule chose qui nous puissions désirer, la vie bienheureuse. Et quel est l’homme qui ne désire pas le bonheur ? Peu importe les mots dans la prière. Quoi que nous disions, c’est le désir de la vie avec Dieu qui s’excite dans la prière. Les mots ne sont pas là pour fléchir le Seigneur ou pour le renseigner. Ils sont le moyen de désirer le bonheur au cœur même de nos préoccupations, soucis, joies et peines.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;La lettre à Proba d’Augustin&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Ecoute maintenant quel doit être l’objet de la prière : voilà surtout la question que tu as cru bon de me poser, émue que tu es par le mot de l’apôtre : &lt;i&gt;Nous ne savons pas prier comme il faut&lt;/i&gt; (Rm 8,26) et tu as craint que ne pas prier pour ce qu’il faut ne te soit plus nuisible que ne pas prier du tout. La réponse peut être brève : demande la vie bienheureuse. Cette vie, tout le monde veut l’avoir. […] Peut-être vas-tu demander ce qu’est justement la vie bienheureuse. A chercher ce qu’elle est, bien des philosophes ont usé leur talent et leurs loisirs, sans la découvrir cependant. […]&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;A quoi bon nous disperser de tous côtés et chercher ce que nous devons demander dans la prière&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? Disons plutôt avec le psaume&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: &lt;i&gt;La seule chose que je demande au Seigneur, celle que je cherche, c’est d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour savourer la douceur du Seigneur et fréquenter son temple. &lt;/i&gt;[…]&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Pour nous faire obtenir cette vie bienheureuse, celui qui est en personne la Vie véritable nous a enseigné à prier. Non pas avec un flot de paroles comme si nous devions être exaucés du fait de notre bavardage&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: en effet, comme dit le Seigneur lui-même, nous prions celui qui sait, avant que nous le lui demandions, ce qui nous est nécessaire. […]&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Il sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? Alors, pourquoi nous exhorte-t-il à la prière continuelle&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? Cela pourrait nous étonner, mais nous devons comprendre que Dieu notre Seigneur ne veut pas être informé de notre désir, qu’il ne peut ignorer. Mais il veut que notre désir s’excite par la prière, afin que nous soyons capables d’accueillir ce qu’il s’apprête à nous donner. Car cela est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;! C’est pourquoi on nous dit&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: &lt;i&gt;Ouvrez tout grand votre cœur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;C’est dans la foi, l’espérance et l’amour, par la continuité du désir, que nous prions toujours. Mais nous adressons aussi nos demandes à Dieu par des paroles, à intervalles déterminés selon les heures et les époques&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: c’est pour nous avertir nous-mêmes par ces signes concrets, pour faire connaître à nous-mêmes combien nous avons progressé dans ce désir, afin de nous stimuler nous-mêmes à l’accroître encore. Un sentiment plus vif est suivi d’un progrès plus marqué. Ainsi, l’ordre de l’Apôtre&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: &lt;i&gt;Priez sans cesse, &lt;/i&gt;signifie tout simplement&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: La vie bienheureuse, qui n’est autre que la vie éternelle auprès de Celui qui est seul à pouvoir la donner, désirez-la sans cesse. &lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Désirons toujours la vie bienheureuse auprès du Seigneur Dieu, et prions toujours. Mais les soucis étrangers et les affaires affaiblissent jusqu’au désir de prier&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;; c’est pourquoi, à heures fixes, nous les écartons pour ramener notre esprit à l’affaire de l’oraison. Les mots de la prière nous rappellent au but de notre désir, de peur que l’attiédissement n’aboutisse à la froideur et à l’extinction totale, si la flamme n’est pas ranimée assez fréquemment.&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;C’est pourquoi, lorsque l’Apôtre dit&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: &lt;i&gt;Faites connaître vos demandes auprès de Dieu, &lt;/i&gt;on ne doit pas l’entendre en ce sens qu’on les fait connaître à Dieu, car il les connaissait avant même qu’elles existent&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;; mais qu’elles doivent demeurer connues de nous auprès de Dieu par la patience, et non auprès des hommes par l’indiscrétion. […]&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Cela étant, il n’est pas défendu ni inutile de prier longtemps, lorsqu’on en a le loisir, c’est-à-dire lorsque cela n’empêche pas d’autres occupations bonnes et nécessaires, bien que, en accomplissant celles-ci, on doive toujours prier, comme je l’ai dit, par le désir. Car si l’on prie un peu longtemps, ce n’est pas, comme certains le pensent, une prière de bavardage. Parler abondamment est une chose, aimer longuement en est une autre. Car il est écrit du Seigneur lui-même qu’il &lt;i&gt;passa la nuit en prière &lt;/i&gt;et qu’il &lt;i&gt;priait avec plus d’insistance&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: &lt;/i&gt;faisait-il alors autre chose que nous donner l’exemple en priant dans le temps au moment voulu, lui qui, avec le Père, exauce dans l’éternité&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? […]&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Les paroles nous sont nécessaires, à nous, afin de nous rappeler et de nous faire voir ce que nous devons demander. Ne croyons pas que ce soit afin de renseigner le Seigneur ou de le fléchir.&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;La prière exaucée&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Ce que je dis dans la prière, ce sont mes joies et mes espoirs, mes soucis et les angoisses. &lt;i&gt;Gaudium et spes&lt;/i&gt;. C’est ce que je confie à l’ami. Et si je ne les lui confiais pas, ces joies en serait-elles encore ? Qu’est la joie d’une naissance qu’à personne on ne peut annoncer ? La déréliction d’une mère. Qu’est la peine qu’avec personne je ne peux partager ? La fosse qui m’engloutit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Ainsi Dieu exauce et exhausse. Il ne fait rien. Il ne change rien. Ça ne change rien, mais ça change tout. Il est l’ami qui &lt;i&gt;ne laisse pas ses amis connaître la fosse&lt;/i&gt; (Ps 16&lt;sub&gt;10&lt;/sub&gt;). Nous remontons de la tombe, exhaussés, arrhe de la résurrection, de la Pâque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Exciter le désir de Dieu. Entretenir en nous cette relation vivante avec celui par qui je suis. Nous nous adressons à lui avant même de le connaître, car c’est à lui parler que nous le connaissons. Nous nous adressons à lui avant même de savoir s’il est, parce que ce n’est pas la question et que lorsque l’on entre dans la relation, l’existence n’est évidemment pas la question. Ce n’est pas 1 Dieu existe, 2 je peux le prier. C’est 1, je lance le cri parce que seul je ne peux venir au seul bonheur que je cherche. 1 ce bonheur est offert, parce que la vie avec lui c’est déjà la vie qui me permettait de crier vers lui. La vie éternelle est déjà commencée parce que déjà nous pouvons vivre avec Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Vivre avec Dieu. Mais c’est quoi, concrètement ?. Je vous appelle mes amis. Vivre avec Dieu, ça doit être faire comme avec les amis. Parler des choses qui comptent. Nos joies, nos soucis, nos peines. Arrêtons d’amuser le Seigneur avec des trucs qui ne nous touchent pas. Arrêtons de lui parler de la pluie et du beau temps. Parlons-lui de nos soucis, joies et peines.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Et c’est encore la prière qui nous décentre. C’est elle qui nous apprend à faire de ce qui se passe à l’autre bout du monde un souci ou une joie. La différence entre la prière d’intercession et la lecture du journal à l’office, c’est cela. Ce que je dis au Seigneur, dans la confiance, dans la foi, c’est ce qui est pour moi joie, peine souci.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Je peux aussi partager le souci des autres, parce que ce qu’un ami m’a confié devient à son tour mon souci.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Ce n’est pas l’invitation à se faire du souci, bien sûr. L’évangile nous en garde. A chaque jour suffit sa peine. Voyez les lys des champs. C’est l’invitation à élargir ma vie à l’humanité, parce que rien de ce qui est humain n’échappe à la confiance amicale ou filiale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Toute prière, de demande ou d’action de grâce, de louange ou de pardon dit donc une seule et même chose, le désir de Dieu, la quête de Dieu. Parce que cette quête n’est pas anhistorique, ce qui ne se peut si les quêteurs sont hommes, elle se dit dans les joies et les espoirs, les angoisses ou soucis et les peines.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Pour nous rappeler de ce que nous devons demander, la vie bienheureuse, le bonheur, la vie avec Dieu, il faut faire part de ses soucis et ses joies. Il faut à l’ami faire entendre son rire ou sa plainte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La différence entre Plotin et Augustin, c’est qu’Augustin discute avec son Dieu, est à la tu et à la toi. Les hommes de l’Antiquité nous prenaient pour des fous. Ces chrétiens, comme des grenouilles autour d’une mare s’imaginent louer leur Dieu en croassant. Et oui, elle est là notre foi. Même si la vie de l’homme c’est peu de chose, et la nôtre en particulier, c’est un bien dont nous apprécions toute la valeur quand nous nous apprenons aimés de Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Notre prière peut être est mal formulée. Peu importe si c’est mon souci que je confie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Nous savons que nous ne savons pas prier. Mais ce n’est pas que nous n’aurions pas appris, et que dès que ce sera fait, ça ira mieux. Même à la fin, on ne sait pas prier. Seule la prière sait qu’elle ne sait pas prier, comme seule la foi sait qu’elle ne croit pas. &lt;i&gt;Seigneur, je crois, viens au secours de mon incroyance&lt;/i&gt; (Mc 9&lt;sub&gt;24&lt;/sub&gt;). « La prière sait qu’elle ne sait pas prier mais elle ne l’apprend qu’en priant, elle ne le sait qu’aussi longtemps qu’elle prie, comme tout ce qui tient de la rencontre. » (&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;J.-L. &lt;span style="font-variant: small-caps; text-indent: 37px;"&gt;Chrétien&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 37px;"&gt;, « La parole blessée, phénoménologie de la prière »,&lt;/span&gt;&lt;i style="text-indent: 37px;"&gt;Phénoménologie et théologie&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 37px;"&gt;, Criterion, Paris 1992, p. 58)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 37px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="line-height: normal; mso-layout-grid-align: auto; mso-vertical-align-alt: auto; punctuation-wrap: hanging; text-autospace: ideograph-numeric ideograph-other;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 37px;"&gt;On attribue à Rabbi Levy Itshakde Berdichev (1740-1809) l’histoire suivante&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 37px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="Thse" style="line-height: normal; margin-left: 1.0cm; mso-layout-grid-align: auto; mso-vertical-align-alt: auto; punctuation-wrap: hanging; text-autospace: ideograph-numeric ideograph-other; text-indent: 1.0cm;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 37px;"&gt;C’était unjour de Kippour. Un jeune garçon gardait les oies qu’on lui avait confiées. Tandisqu’il s’adonnait à sa tâche, il récitait à haute voix les lettres de l’alphabet.Et il ajoutait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ö mon Dieu, tu dais que je ne sais pas lires parceque ne suis pas allé à l’école. Je ne sais pas prier. Tout ce que je peuxfaire, c’est lancer verts toi les lettres qui forment les mots de la prière, etje suis convaincu que toi, ö mon Dieu, tu sauras les mettre dans le bon ordreet former les mots qui expriment les souhaits qui emplissent mon cœur&amp;nbsp;; jesuis convaincu aussi que toi, ö mon Dieu, tu sais mieux que moi ce que jedésire. Puisses-tu m’accorder, ö mon Dieu, ce qui sera bon pour moi, pour mafamille, pour ma communauté, et pour tout Israël&amp;nbsp;». Et il ajoutait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Toutce que je sais faire, c’est garder des oies. Si toi, ö mon Dieu, tu avais desoies à garder, je serais honoré de pouvoir te témoigner mon amour en lesgardant… et je serais tellement heureux de le faire que je le ferais sansdemander à être payé.&amp;nbsp;» (Rapporté par le Rabbin Daniel Gottlieb surun site internet à son nom.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 37px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Prier c’est répondre&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;« Toute prière confesse Dieu comme donateur. » Et c’est bien cela que nous faisons lorsque nous demandons. Demander à Dieu, n’est-ce pas confesser qu’il est la source, qu’il est celui qui fait vivre, c’est-à-dire ce que nous disons par le terme de créateur. Confesser le Dieu créateur, ce n’est pas expliquer pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien. Confesser le Dieu créateur, c’est reconnaître qu’il vit en nous celui qui nous fait vivre, qu’il y a de l’origine en nous, et que cette origine est le don qui nous livre à nous-mêmes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse" style="margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;« Toute prière confesse Dieu comme donateur, en nous dépossédant de notre égocentrisme. On dit parfois qu’il y a de mauvaises prières parce qu’intéressées. Mais l’égocentrisme de la prière ne réside pas dans ce que nous demandons, mais dans le décentrement. Sommes-nous au centre, ou laissons-nous Dieu occuper le centre de nos vies ? » (J.-L. &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Chrétien&lt;/span&gt;, Ib., p. 49)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;On pourrait dire autrement. La prière est, quelque soit sa forme, réponse ? Nous venons toujours trop tard. &lt;i&gt;Dieu le premier nous a aimés&lt;/i&gt; (1 Jn 4&lt;sub&gt;10&lt;/sub&gt;). Trop tard parce que nous sommes convaincus d’avoir commencé. Et d’ailleurs, dans le silence assourdissant de l’absence de Dieu ou dans le vacarme intenable de la souffrance, n’est pas notre cri qui déchire la nuit ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Nous ne connaissons que Dieu nous appelle que dans la réponse que nous lui adressons. La prière comme dit Rahner, n’est pas un dialogue, au sens où nous entendrions Dieu nous parler, nous raconter des choses. Il ne nous commande jamais de fonder une congrégation religieuse ou d’entrer au séminaire, de nous marier ou de faire de l’humanitaire. Il nous commande une seule chose et d’une seule manière : il nous appelle à la joie, à sa vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La prière comme réponse et responsabilité. Lévinas et Ricœur, Jean-Louis Chrétien à de nombreuses reprises, Michel de Certeau, Rahner ; ils ont trouvé dans les lignes de Heidegger, philosophie de la finitude, des mots pour leur foi. Comment s’en étonner si leur Dieu est le philanthrope ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La prière est réponse, même quand elle est demande, puisqu’elle est le chemin qui me fait découvrir mon Dieu comme le donateur, le créateur. La prière est réponse, &lt;i&gt;Me voici&lt;/i&gt;. Et &lt;i&gt;Me voici signifie envoie-moi&lt;/i&gt; car il appela les Douze et les envoya. La prière ce n’est pas pour nous, au sens où c’est toujours aussi les autres qui en sont le cœur, même si je parle que de moi. (Cf. Thomas &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;ii&lt;/span&gt;a &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;ii&lt;/span&gt;ae 83 7 ad 2) la prière pour soi est même la condition de la prière pour autrui, de même qu’il est impossible d’aimer l’autre si l’on ne s’aime pas. Moins on se supporte, moins on s’aime, plus on a d’ennemis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La prière a toujours son origine dans la blessure d’une joie ou d’une détresse, c’est toujours un déchirement qui fait ouvrir les lèvres. La prière, c’est aussi la blessure de ne pas être au milieu, rêve infantile. Elle est l’écoute de l’appel qui me précède et me rend possible moi même pour autant que je réponds, me rend possible comme répondant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La prière, parce qu’elle est réponse, m’empêche d’être la source. Alors je peux rencontrer les autres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Toute prière est ainsi action de grâce, eucharistique dont nos eucharisties sont la métonymie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Priez sans cesse&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Pour prier sans cesse, faut-il prier toujours, prier plus ? La quantité est rarement synonyme de qualité. Or c’est de ce qu’est la prière que nous parlons. Non pas le rabâchage dénoncé par Jésus. &lt;i&gt;Ne rabâchez pas comme les païens. Le Père sait ce dont vous avez besoin avant que vous ne le lui demandiez.&lt;/i&gt; (Mt 6&lt;sub&gt;7-8&lt;/sub&gt;)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Quitter Dieu pour Dieu. Le conseil de Vincent de Paul aux filles de la charité qui sont à l’oraison alors qu’un pauvre sonne à la porte. Rencontrer Dieu non là où je décide qu’il est, au tabernacle ou dans l’urgence humanitaire. Mener une vie responsable, c’est-à-dire précisément une vie qui soit réponse, responsoriale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Où que tu sois, quoi que tu fasses, tu peux alors prier. Dans la parabole du jugement dernier, en Mt 25, il est dit selon la formule lapidaire de J.-B. Metz : « Et ils s’étonnaient et lui demandaient : “Seigneur, quand t’avons-nous donc vu souffrant ?” … Et il leur répondit : “En vérité, je vous le dis, ce que vous avez fait ou ce que vous n’avez pas fait au moindre d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ou ne l’avez pas fait”. »&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Nous ne savons pas prier, nous ne savons jamais ce que nous faisons non plus. Et ce n’est pas grave. C’est seulement que nous sommes en dette celle de la vie, l’Esprit qui donne la vie, l’Esprit qui prie en nous et pour nous. Cela ne nous rend pas irresponsables, au contraire. Mais ce que nous faisons n’a jamais le sens obvie de ce que la description en dit. Il s’y joue toujours et plus et autre chose. Nous ne pouvons pas plus réduire l’action au fait que le langage au dit. Ceci a été clairement illustré par le sens des paroles dans la prière.&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La vie responsable, c’est celle qui répond à l’appel du frère. Qu’on le sache ou non, elle répond aussi à l’appel de Dieu que l’on découvre précisément dans la réponse. La vie responsable au service du frère est la prière comme réponse. Il n’y a plus de terre sainte en christianisme, parce que toute terre est le lieu où Dieu plante sa tente. Il n’y a plus de chapelle pour prier, parce que toute rencontre avec le frère est le lieu de la réponse. Non que le service dispenserait de s’arrêter &lt;i&gt;sur la montagne pour prier&lt;/i&gt; (Mc 6,&lt;sub&gt;46&lt;/sub&gt;). Mais que sous des formes différentes, c’est toujours la même vie, comprise comme réponse.&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Se tenir devant Dieu&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Alors si les mots disent autres choses, si le service est réponse comme le silence de la chambre ou le chant du chœur, notre prière est un se tenir devant Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Pourquoi prier&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? D’abord, tout simplement, pour être. Toute existence, sortant des mains de Dieu, est célébration.&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Pourquoi prier&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? Parce que nous ne sommes pas des orphelins perdus dans la solitude du monde. Quelqu’un vient vers nous et nous parle et sollicite notre amitié. Devant l’infini devenu le petit enfant de la crèche, et bientôt le crucifié, le cœur ne peut pas ne pas tressaillir. «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;Voici, je suis à votre porte et je frappe.&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;» Dieu est ce mendiant auquel nous acceptons d’ouvrir par la prière.&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Le difficile, c’est que Dieu n’est pas seulement un «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;Dieu proche&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;», c’est aussi un «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;Dieu lointain&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;», un «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;Dieu caché&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;», qui n’attire pas l’attention, qui bien souvent ne se laisse ni éprouver ni sentir. Tout se passe comme s’il n’existait aucunement. Nous faudra-t-il pour autant quitter tout chemin de la prière&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? Adresser une prière à un inconnu, parler à ce qui se cache, invoquer un absent, nous tourner vers quelqu’un que nous ne pouvons suivre&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;! Jésus lui-même a fait cette expérience. Pourtant, il nous a transmis le «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;Notre Père&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;», en étroite relation avec des expériences écrasantes&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: l’opposition, la méconnaissance, les tourments, l’abandon, la mort.&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Pourquoi prier&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? Parce qu’à partir de l’eucharistie, qui est le cœur du monde et doit devenir notre propre cœur, notre asphyxie se déchire, une respiration plus profonde s’ouvre en nous, le souffle de la vie et de l’amour nous remplit et nous entraîne vers les «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;profondeurs de Dieu&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;». Alors rien ni personne ne peut plus nous être étranger. Pourquoi prier&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;? Pour se savoir &lt;i&gt;aimé &lt;/i&gt;et ainsi devenir capables d’&lt;i&gt;aimer&lt;/i&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Alors se pose la question&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: comment prier&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;?&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Il faut d’abord, je crois, avoir la force de tailler, dans notre emploi du temps, des rendez-vous avec le silence, des moments, un moment chaque jour, que nous réservons à la prière. Savoir nous arrêter, savoir nous faire, comme dit Isaïe, &lt;i&gt;un cœur écoutant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;La méthode varie selon chacun&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;: «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;durer&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;» devant un tabernacle, et faire nôtre la prière eucharistique de Jésus à son Père, dans la puissance et la tendresse de l’Esprit&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;; laisser couler en nous les Psaumes ou l’Évangile, et soudain, quand une expression nous saisit, nous arrêter, nous laisser glisser dans les eaux profondes de la Présence&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;; réviser notre vie, avec l’agenda du jour, à l’écoute des appels de Dieu, à l’écoute des appels des hommes nos frères, en qui Dieu vient à nous tout le long du chemin&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;; ou simplement apprendre à faire silence, à purifier notre cœur pour qu’il se pacifie.&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Chacun de nous, s’il devient prière, fera, par sa seule action de présence, pressentir aux autres que la vie a un sens, et que la bêtise, la haine, la violence, la mort n’auront pas le dernier mot.&lt;/div&gt;&lt;div class="citation"&gt;Aujourd’hui plus qu’hier, quand tant d’âmes meurent d’asphyxie, la prière est l’indispensable oxygène requis pour que &lt;i&gt;l’énergie divine &lt;/i&gt;dont parle saint Paul irrigue nos activités et nos efforts au service de cette Bonne Nouvelle qui n’en finira jamais d’éclairer la vie des hommes «&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;jusqu’à ce qu’il vienne&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;».&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="text-align: right;"&gt;(Mgr. Guy &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Riobé&lt;/span&gt;, inédit, donné par «&lt;i&gt; Magnificat &lt;/i&gt;», mai 2001.)&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Se tenir devant Dieu dans le silence ou dans la prière chorale. Se tenir devant Dieu dans la brûlure du désir ou la détresse de l’abandon, la nuit dont Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face voulait qu’elle ne fût point ce qui lui interdirait de croire. Même dans la nuit totale, elle voulait croire à défaut de le pouvoir croire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText"&gt;« Aux jours si joyeux du temps pascal, Jésus m’a fait sentir qu’il y a des âmes qui n’ont pas la foi, qui par l’abus des grâces perdent ce précieux trésor, source des seules joies pures et véritables. Il permit que mon âme fût envahie par les plus épaisses ténèbres et que la pensée du Ciel si douce pour moi ne soit plus qu’un sujet de combat et de tourment… Cette épreuve ne devait pas durer quelques jours, quelques semaines, elle ne devait s’éteindre qu’à l’heure fixée par le Bon Dieu et… cette heure n’est pas encore venue. […] Il me semble que les ténèbres, empruntant la voix des pécheurs, me disent en se moquant de moi : “Tu rêves la lumière. […] Avance, avance, réjouis-toi de la mort qui te donnera, non ce que tu espères, mais une nuit plus profonde encore, la nuit du néant.” […] Je ne veux pas en écrire plus long, je craindrais de blasphémer… j’ai peur même d’en avoir trop dit… […] Il [Jésus] sait bien que tout en n’ayant pas la &lt;i&gt;jouissance de la foi&lt;/i&gt;, je tâche au moins d’en faire les œuvres. Je crois avoir fait plus d’actes de foi depuis un an que pendant toute ma vie. » &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Thérèse de Lisieux&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Manuscrits autobiographiques&lt;/i&gt;, Manuscrit C, Juin 1897, Le Livre de vie, Office central de Lisieux, 1957, pp. 245-248.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Il arrive comme le dit Thérèse, en précurseur étonnant, que la situation du chrétien rejoint la position de l’athée au point de se confondre avec elle. Un monde sans Dieu, non un monde athée, mais un monde où Dieu n’est plus évident ne dissout pas la foi. Il la réduit en ce qu’elle serait connaissance et l’élargit pour autant qu’elle est quête. Et la foi y gagne sans aucun doute en authenticité. Le croyant est celui qui cherche Dieu plus que celui qui connaît Dieu. Les psaumes pourraient fournir de nombreuses confirmations de cela.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Il y a le cri que Jésus reprend sur la croix : &lt;i&gt;Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?&lt;/i&gt; Parole de croyant qui jamais n’aurait dit Pourquoi Dieu m’a-t-il abandonné. Parole de croyant qui est prière. Et même cette question doit être réponse.&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Le plus incroyable au regard de ce que nous venons de dire est le Psaume 42. S’y mêlent la recherche, la quête ou soif de l’âme qui languit vers Dieu ; la question qui résonne de toute part, chaque jour, et par deux fois : où est-il ton Dieu ; les larmes de l’abandon qui dure ; la volonté de croire dite exprimée par l’ordre que l’orant se donne d’espérer ; enfin l’action de grâce, réponse au don de la vie qui sera renouvelé. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Comme languit une biche après les eaux vives,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant ;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;quand irai-je et verrai-je la face de Dieu ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Mes larmes, c’est là mon pain, le jour, la nuit,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;moi qui tout le jour entends dire Où est-il, ton Dieu ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Oui, je me souviens, et mon âme sur moi s’épanche,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;je m’avançais sous le toit du Très-Grand, vers la maison de Dieu,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;parmi les cris de joie, l’action de grâces, la rumeur de la fête.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Qu’as-tu, mon âme, à défaillir et à gémir sur moi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 2cm; text-indent: 0cm;"&gt;Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâce, le salut de ma face et mon Dieu ! Mon âme est sur moi défaillante,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;alors je me souviens de toi depuis la terre du Jourdain et des Hermons,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;de toi, humble montagne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;L’abîme appelant l’abîme au bruit de tes écluses,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;la masse de tes flots et de tes vagues a passé sur moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Le jour, Yahvé mande sa grâce&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;et même pendant la nuit le chant qu’elle m’inspire est une prière à mon Dieu &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Je dirai à Dieu mon Rocher pourquoi m’oublies-tu ?                                     [vivant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Pourquoi m’en aller en deuil, accablé par l’ennemi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Touché à mort dans mes os,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;mes adversaires m’insultent en me redisant tout le jour Où est-il, ton Dieu ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Qu’as-tu, mon âme, à défaillir et à gémir sur moi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâce, le salut de ma face et mon Dieu !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; mso-layout-grid-align: none; text-align: left; text-autospace: none; text-indent: 0cm;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Karl Rahner, écrivait : « le chrétien de demain sera mystique ou ne sera pas ».&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;Le cri&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;La prière réside dans le fait de confier à Dieu, joies et espoirs, angoisses et souffrances, avons-nous d’abord dit. On convoque, si l’on peut dire, Dieu aux lieux de nos vies et c’est ainsi que nous répondons à son appel la vie, à sa vie. La prière comme réponse, la prière eucharistique, tel était notre second moment. Puis il s’est agit d’une attitude, d’un se tenir devant Dieu ou devant le frère. &lt;i&gt;Me voici.&lt;/i&gt; A travers ces trois temps, c’est comme si la prière n’était plus qu’une épure, le seule désir, voir le seul cri, volonté de croire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Et c’est peut-être jusqu’ici qu’il faut parvenir. La prière comme un cri. Et nous lirons que l’exaucement est ici ce que nous en disions déjà plus haut la présence de Dieu, même sous les traits de l’absence, qui ne change rien et pourtant change tout. Je retiens quelques lignes de J.-B. &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Metz&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Memoria passionis&lt;/i&gt;, Cerf, Paris, pp. 97-101&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;La prière comme cri, bien sûr ! Mais celui-ci n’est-il pas un cri dans le vide, un cri qui n’aboutit jamais, mais reste dans le désert ? Non ! Comment, non ? Parce que ce cri est l’expression du fait qu’il faut arriver (voir Mc 11,24). Le cri vers Dieu exprime d’une certaine façon qu’on est [98] proche de lui. C’est l’expression du fait que Dieu s’est rendu si proche, justement dans sa plaine divinité, c’est-à-dire dans son incompréhensibilité et son ineffabilité, qu’il est arrivé si près que je ne puis l’exprimer qu’en criant vers lui. En ce sens, le cri serait lui-même le premier acte de son exaucement. C’est dans ce cri, et justement en lui, que Dieu est « là », que sa présence se réalise. Il est le mode sous lequel sa divinité vient chez moi dans sa divinité, sa façon de se rendre proche, sa transcendance dans son absence et son éloignement. C’est dans ce cri sans voix de la prière que s’ouvre l’espace de Dieu, que survient sa proximité, une proximité qui n’est pas seulement celle d’une personne vis-à-vis d’une autre, car elle n’a pas d’équivalence dans des rapports interhumains, de sorte qu’elle ne trouve son expression primaire ni dans le langage de l’accord ni dans celui de la conversation : « &lt;i&gt;Si comprehendis, non est Deus&lt;/i&gt; », si tu comprends, ce n’est pas Dieu. […]&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; margin-left: 1cm; text-indent: 1cm;"&gt;Dieu rend-il heureux ? Rend-il heureux au sens d’un bonheur libre de tout désir et de toute souffrance ? D’un bonheur qui se suffit à lui-même, qui n’appartient qu’à lui-même ? La foi telle que l’inspire la Bible apporte-t-elle une réconciliation tranquille avec soi-même ? Un savoir sur nous-mêmes que ne vient troubler aucun regret ? J’en doute.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 1.0cm; text-indent: 1.0cm;"&gt;Pourquoi alors Dieu ? Pourquoi notre prière ? Oui, pourquoi « prier Dieu pour Dieu » ? Mais pour quel Dieu ? Pour un Dieu qui nous convienne ? Ou le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, qui est aussi celui de Jésus ? Le Dieu qui, dans quelque circonstance que ce soit, répond à nos appels, celui dont la transcendance nous épargne la souffrance, ce Dieu n’existe pas. C’est ce que nous ne devons pas oublier dans nos conditions de vie post-moderne où « tout va très bien », où notre fantaisie fait foin de l’abîme qui sépare le ciel de la terre, l’au-delà de l’ici-bas, la vie de la mort, et où même des théologiens se laissent piéger par les anthropomorphismes inévitables de nos discours sur Dieu en se mettant à parler comme s’ils avaient trouvé la Trinité dans les cartes. Nous avons constamment à compter avec un Dieu qui ne s’adapte pas, qui ne répond ni à nos délires théologiques de toute-puissance, ni à nos rêves psychologiques de pleine réalisation de soi, avec un Dieu qui ne nous accorde même pas une simple vie intérieure déliée de toute crainte, de tout désir, un Dieu qui suscite en nous, non pas simplement la jubilation, mais aussi les cris, qui nous réduit finalement à nous taire.&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;&lt;b&gt;La prière de la communauté ecclésiale&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Je termine par là où j’aurais dû commencer. La prière personnelle est toujours prière communautaire car nous sommes tous fils, ensemble. Car ensemble nous répondons au Père qui nous fait frères, car c’est dans le Fils que nous sommes fils.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;C’est le Fils qui de toute éternité se tient devant le Père et répond à son amour. Le Fils qui a épousée l’humanité qui devient, dans la mort et la résurrection, de chair biologique, son corps de ressuscité. la prière la plus solitaire est toujours prière ecclésiale.&lt;/div&gt;&lt;div class="Thse"&gt;Nous ne prions pas individuellement, parce que nous n’existons pas individuellement. C’est le Christ le seul orant, celui qui est perpétuellement tourné vers le Père et habité par l’Esprit. Prier, c’est s’associer à la prière du Christ, et cela nous le pouvons parce qu’ensemble, nous sommes son corps. Et son Esprit prie en nous. Prier, c’est ainsi entrer dans la vie même de Dieu, recevoir avec le Fils le don de la vie et la remettre au Père dans la joie et la force de l’Esprit.&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;"&gt;« L’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables. » (Rm 8&lt;sub&gt;26&lt;/sub&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;xml&gt;&lt;w:latentstyles deflockedstate="false" defpriority="99" defqformat="false" defsemihidden="true" defunhidewhenused="true" latentstylecount="267"&gt;&lt;w:lsdexception locked="false" name="Normal" priority="0" qformat="true" semihidden="false" unhidewhenused="false"&gt;&lt;w:lsdexception locked="false" name="heading 1" priority="9" qformat="true" semihidden="false" unhidewhenused="false"&gt;&lt;w:lsdexception locked="false" name="heading 2" priority="9" qformat="true"&gt;&lt;w:lsdexception 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(Pour une théologie de la prière)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-7419935186042347318</id><published>2011-11-20T07:11:00.003+01:00</published><updated>2011-11-28T15:03:36.903+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ephéméride'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Charte du Royaume (Christ-roi)</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 12"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 12"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CMpandalo%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;link rel="themeData" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CMpandalo%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_themedata.thmx"&gt;&lt;link rel="colorSchemeMapping" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CMpandalo%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_colorschememapping.xml"&gt;&amp;lt;!--[if gte mso 9]&amp;gt;&lt;xml&gt; 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C’est notre prière, si souvent répétée. Mais le règne en question n’est pas l’affaire d’un roi, mais celle de Dieu. Israël n’a jamais beaucoup aimé l’institution monarchique. Elle lui apparaît comme un crime de lèse-divinité (1 S 8,4 ss.), un abandon de Dieu.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Jésus fait tout pour que l’on ne fasse pas de lui un roi. Il s’enfuit (Jn 6,15) et lorsqu’enfin on le dit roi, c’est sur la croix qu’on l’intronise (Lc 23,37-38). Est-il d’ailleurs roi ou messie ? Les termes semblent assez interchangeables si le roi est celui qui a reçu l’onction, c’est-à-dire le messie. « En tant que crucifié, ce Jésus est le Christ, le roi. Pour lui, être crucifié, c’est être roi » (J. Ratzinger, La foi chrétienne hier et aujourd’hui, Paris 1969, p. 135)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le Règne de Dieu n’est pas la royauté ou le royaume, ni un statut ni un état. C’est l’acte de Dieu, autrement dit Dieu lui-même. « Que ton règne vienne » ne signifie rien d’autre, avec le respect dû à celui dont on ne prononce pas le nom « Viens ». Et il est le toujours venant, celui qui n’arrête pas de venir à la rencontre des hommes, ainsi que le montre par exemple la parabole des ouvriers de la dernière heure ; à toute heure du jour, il sort et ne cesse de sortir pour aller à la rencontre de ceux dont personne ne voulait.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ce règne, Dieu lui-même en tant qu’il agit, en tant qu’il vit, c’est ce que l’on appelle aussi la Trinité. Et si nous prions pour que le règne vienne, nous prions pour que la vie trinitaire, l’amour du Père et du Fils et de l’Esprit devienne la charte, la constitution des relations humaines. Ceci n’a évidemment aucun sens politique. Nous n’avons pas la naïveté de penser qu’une théocratie serait plus humaine que les autres systèmes politiques. Elle est sans doute plus dangereuse que beaucoup, si elle n’accepte aucune régulation ; qu’est-ce qui pourrait en effet réguler le pouvoir divin ? Toute régulation d’un tel pouvoir ne serait-elle pas ipso facto sacrilège.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Mais ce dont il s’agit est autre chose. Que les relations humaines soient régies par l’amour même dont Dieu vit, par l’amour même qui est la vie de Dieu, par l’amour même qui est Dieu.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Alors on comprend pourquoi l’évangile de Mt 25 exprime parfaitement ce qu’il en est de notre prière pour que son règne vienne. « Et ils s’étonnaient et lui demandaient : “Seigneur, quand t’avons-nous donc vu souffrant ?” … Et il leur répondit : “En vérité, je vous le dis, ce que vous avez fait ou ce que vous n’avez pas fait au moindre d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ou ne l’avez pas fait”. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L’amour du frère est vie divine, vie trinitaire, qu’on le sache ou non, ainsi que le dit la parabole, ou plutôt que l’on sache ou non qui l’on aime ou n’aime pas lorsque l’on aime ou n’aime pas l’un de ces petits qui sont les siens. Rien n’oblige à reconnaître dans le frère l’un de ces petits qui sont les siens. Cela ne rajoute ni n’ôte rien à l’amour du frère. Ce qui ajoute ou ôte, c’est que nous ayons aimé ou non.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Dieu est aimé, Dieu est honoré, le règne de Dieu est accueilli, explicitement ou non, dès lors que le frère est aimé, et prioritairement, dès que le pauvre et le souffrant est soulagé, secouru. Seuls des serviteurs de leurs frères peuvent être les hommes et les femmes de ce règne. Il n’y a de règne, d’amour, de Trinité que dans le service. Le Christ l’a ainsi vécu qui s’est débrouillé à régner en servant, qui s’est débrouillé à inventer un pouvoir sans puissance. Le roi est serviteur et des hommes et de son père à qui il remet sa royauté.&lt;/p&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:lsdexception&gt;&lt;/w:latentstyles&gt;&lt;/xml&gt;&lt;/m:defjc&gt;&lt;/m:rmargin&gt;&lt;/m:lmargin&gt;&lt;/m:dispdef&gt;&lt;/m:smallfrac&gt;&lt;/m:brkbinsub&gt;&lt;/m:brkbin&gt;&lt;/m:mathfont&gt;&lt;/m:mathpr&gt;&lt;/w:word11kerningpairs&gt;&lt;/w:dontvertalignintxbx&gt;&lt;/w:dontbreakconstrainedforcedtables&gt;&lt;/w:dontvertaligncellwithsp&gt;&lt;/w:splitpgbreakandparamark&gt;&lt;/w:dontgrowautofit&gt;&lt;/w:useasianbreakrules&gt;&lt;/w:wraptextwithpunct&gt;&lt;/w:snaptogridincell&gt;&lt;/w:breakwrappedtables&gt;&lt;/w:compatibility&gt;&lt;/w:donotpromoteqf&gt;&lt;/w:validateagainstschemas&gt;&lt;/w:punctuationkerning&gt;&lt;/w:trackformatting&gt;&lt;/w:trackmoves&gt;&lt;/w:worddocument&gt;&lt;/xml&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-7419935186042347318?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/7419935186042347318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/11/charte-du-royaume-christ-roi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7419935186042347318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7419935186042347318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/11/charte-du-royaume-christ-roi.html' title='Charte du Royaume (Christ-roi)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-3280221290860484801</id><published>2011-11-05T20:53:00.004+01:00</published><updated>2011-11-05T21:19:30.119+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Désir, quand tu ne nous tiens pas... Mt 25, 1-13 (32ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Que vous en semble. Ces jeunes filles avisées qui ne partagent pas leur huile, ce n’est guère charitable. Ce n’est pas très chrétien, si j’ose dire ! Et l’époux inflexible rend plus odieux encore ce refus de partager.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La contradiction avec l’attitude évangélique ne s’arrête pas là. Que les jeunes filles non prévoyantes arrivent en retard, n’empêche tout de même pas d’ouvrir la porte, surtout que l’époux leur répond, qu’il est là, juste de l’autre côté de la porte. Il pourrait se montrer quelque peu tolérant ; il pourrait pardonner si ce retard l’a offensé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En quelques lignes, notre parabole, texte évangélique, prend le contre-pied d’attitudes évangéliques, le partage, l’amour du frère, le pardon. Comment cela est-il possible ? Si nous ne posons pas cette question, nous risquons de réduire la parabole à une platitude morale voire moralisatrice : la prévoyance serait la clé de la réussite.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Revenons donc à notre question. Pourquoi les jeunes filles ne partagent-elles pas leur huile ? Qu’est-ce que cette huile que l’on ne peut pas partager ? Quelle est cette huile que les marchands peuvent vendre mais qui ne se partage pas ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’huile dont il s’agit est celle qui permet de veiller. C’est la lampe dans la nuit. C’est ce qui permet d’attendre. C’est ce qui réchauffe peut-être aussi un peu, pensons à la petite fille aux allumettes. Voilà deux mille ans que Jésus est venu et le royaume de justice qu’il a annoncé n’est toujours pas là. Voilà deux mille ans d’attente, deux mille ans de veille ! Deux mille ans qu’il fait froid, que l’injustice et la non-fraternité nous glacent. Nous aussi, nous avons besoin d’huile.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais comment faire provision de cette huile ? Comment trouver ce qui permettra de veiller ? Non pas en veillant, au ralenti, à moitié éteint comme un écran de veille, non pas en attendant. Mais en s’activant, en faisant commerce avec les autres, en allant chez les marchants pour affaires. L’huile ne s’achète pas un lieu, une boutique. Les jeunes filles prévoyantes n’ont pas l’air boutiquières ! L’huile s’achète dans les affaires du monde par des filles qui n’ont pas les deux pieds dans le même sabot. C’est en explorant le monde, en découvrant les gens que nous aurons encore envie de les connaître mieux et plus nombreux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Enfin où même cette huile ? Vers une salle de noce. Vers un lieu de fête, vers un lieu qui laisse présager la fécondité, la joie des corps, la jouissance. Entendons bien les mots, ce sont ceux de l’éros, de l’érotique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Tout est dit pour que l’huile soit identifiée. C’est le désir. Il ne se partage pas ; on ne se le procure qu’à s’engager dans le commerce des activités, la rencontre des autres ; il est la clé de la fête et de la jouissance. Il est la clé de la salle des noces. Le désir ne s’accroît qu’à désirer toujours. Quant à l’époux, il n’est pas de ceux qui refuseraient qu’entrent dans la joie de la fête toutes celles qui viennent l’épouser. S’il n’ouvre pas la porte, n’est-ce pas parce ‑ contrairement à ce qu’elles disent ‑ elles n’ont aucune envie de se donner à lui, aucun désir de jouir de sa présence. Comment pourraient-elles d’un seul coup apprendre à désirer ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ainsi donc, notre parabole enseigne que la clé du Royaume, la clé de la vie avec Dieu, c’est le désir. Si vous êtes mesquins avec le désir, vous n’aurez jamais assez d’huile pour tenir dans la foi. Et il risque d’en falloir de l’huile ! Il y a deux mille ans que nous attendons le retour de Jésus, et rien n’indique que ce sera pour demain, même si rien de l’interdit non plus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est cela notre foi, une histoire de désir. Non pas des trucs qu’il faudrait savoir, apprendre au caté ou ailleurs. La foi chrétienne n’est pas une gnose ou une idéologie. Non pas des trucs qu’il faudrait faire. La foi chrétienne n’est pas une morale, quand bien même elle puisse en être la source ou en provenir. Non pas un héritage familial ou culturel. La foi chrétienne n’est pas la religion d’un clan, une identité de milieu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qu’en est-il de notre attachement à Dieu ? Pourquoi sommes-nous croyants ? Comment nous présentons-nous, à nous-mêmes, ce qu’est notre foi ? Est-ce l’aventure amoureuse, la quête de l’aimé qui la dit au mieux ? Le psaume pourrait nous souffler quelques mots en attendant de relire une autre histoire de désir nuptial, le Cantique des cantiques : &lt;i&gt;Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair, terre aride, altérée sans eau. Je t’ai contemplé au sanctuaire, ton amour vaut mieux que la vie, tu seras la louange de mes lèvres.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La foi creuse en nous le désir de ce qui toujours nous manque. Car qui dit désir dit manque, soif. La vie avec Dieu n’est pas tant ce qui nous comble, ce qui bouche le trou de notre manque, de nos frustrations, ce qui nous consolerait de toutes nos frustrations. Elle nous met en attente, en veille ‑ non en sommeil ! Elle développe en nous la capacité à désirer, bien loin des vielles filles ‑ ou des vieux garçons frustrés ‑ auxquelles ressemblent finalement les jeunes filles non prévoyantes. La folie n’est pas dans le désir, mais dans son absence, dans le renoncement à le cultiver.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les chrétiens ne sont pas ceux qui savent qui est Dieu, pas plus mus qu’émus, qui le com-prendraient, mais ceux qui le cherchent, dès l’aube… et la nuit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-3280221290860484801?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/3280221290860484801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/11/desir-quand-tu-ne-nous-tiens-pas-mt-25.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3280221290860484801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3280221290860484801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/11/desir-quand-tu-ne-nous-tiens-pas-mt-25.html' title='Désir, quand tu ne nous tiens pas... Mt 25, 1-13 (32ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-8863787641053066906</id><published>2011-11-02T19:05:00.002+01:00</published><updated>2011-11-02T19:07:36.864+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>La liturgie (50 ans Vatican II n°3)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;1. La constitution &lt;i&gt;Sacrosanctum concilium &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;(4 décembre 63)&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;C’est le premier texte adopté, dès la deuxième session, à l’unanimité (il ne manque que quatre voix, mais pas celle de Mgr Lefebvre). Son titre, sans rapport avec son contenu, fait chronologiquement de la constitution un porche au &lt;i&gt;très saint concile&lt;/i&gt;. Le schéma rédigé par la commission préparatoire est le seul qui ait été accepté par l’assemblée comme base de travail. Depuis des années déjà, le renouveau liturgique était entamé ; la Congrégation des rites (à la curie) était composée de membres compétents et acquis à une réforme déjà commencée avec la restauration de la liturgie de la semaine sainte (Cf. Pie XII et l’encyclique &lt;i&gt;Mediator Dei&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;On était conscient que la liturgie était une question pastorale et que trop de chrétiens, non seulement en pays de mission, étaient écartés de la prière communautaire faute de la comprendre (36, 54, 63). Trente avait été sur le point de renoncer partiellement au latin. A la veille du concile son abandon était fréquemment demandé, au moins pour les lectures de la messe, mais Jean XXIII (&lt;i&gt;Veterum Sapiencia&lt;/i&gt; de février 62) en réaffirma l’usage irrévocable.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;La concélébration et la communion sous les deux espèces furent aussi très débattues. On touchait à l’identité catholique, particulièrement sensible. (En liturgie se mêlent toujours affectivité et identité.) La concélébration (57) remettait en cause l’image du prêtre et la nécessite de célébrer le plus de messes possibles (théories très discutables que la pratique cependant établissait mieux que n’importe quel décret). La communion au calice pour tous, écartée à Trente et décidée a minima (55), paraissait une concession à la position protestante.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;i&gt;Sacrosanctum concilium&lt;/i&gt; n’a pas bénéficié de la réflexion des autres textes du concile. Ainsi par exemple, le thème du sacerdoce commun des fidèles, à connotations cultuelles, n’est pas exploité ; pourtant cela aurait pu éviter que la liturgie continue à être l’affaire des prêtres, quoi qu’on dise par ailleurs de la participation active des laïcs. Cependant, la constitution met vraiment en œuvre l’&lt;i&gt;aggiornamento&lt;/i&gt; ; elle rend possible les autres textes lorsqu’elle parle d’Eglise sacrement (5), de peuple sacerdotal (14), d’Eglises locales (41-42), de concélébration (57), de collégialité (76) et rompt avec l’anti-protestantisme en vigueur depuis Trente.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;La liturgie ne peut pas être facilement ni souvent renouvelée : il faut que l’on puisse s’y retrouver et les effets de mode passent vite de mode ! Ce conservatisme liturgique protège des idéologies et théologies d’un moment. On parle ainsi de rénovation liturgique et jamais de réforme&lt;a href="file:///F:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%203%20Liturgie.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et Jean-Paul II peut écrire que « la réforme liturgique est strictement traditionnelle » (4 11 88). Le nouveau rite n’a jamais été considéré comme une création mais comme une rénovation &lt;i&gt;selon l’ancienne norme des Pères&lt;/i&gt; (50) de l’unique rite romain, rendue nécessaire par l’enseignement conciliaire (qui est doctrinal et pastoral).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;La constitution est une loi cadre avec &lt;i&gt;un exposé des principes et des normes pratiques&lt;/i&gt; ; elle « n’a pas fixé un équilibre, elle a créé un mouvement. » (P.-M Gy) Elle recommande les adaptations aux cultures locales et rejette &lt;i&gt;la forme rigide d’un seul libellé&lt;/i&gt; (37-40). La rénovation doit se poursuivre par la formation, la recherche et des expériences (44). Les nouveaux rituels et l’art de célébrer qui en découle constituent donc une interprétation de la constitution, et non son application. L’abandon de l’ancien rite fait rupture dans la pratique de l’Eglise mais surtout dans sa foi, s’il est vrai que la règle de la prière est règle de la foi&lt;a href="file:///F:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%203%20Liturgie.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 1cm; "&gt;La restauration concerne toutes les célébrations dont les sacrements (§ 59-82) et l’office divin (§ 83-101). En outre est restauré le catéchuménat des adultes (§ 64). L’année liturgique (§ 102-111) doit clairement mettre en évidence le mystère pascal, célébré chaque dimanche, auquel toutes les autres fêtes, particulièrement celles des saints, doivent être subordonnées.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;2. Théologie de la liturgie&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;La liturgie est aux yeux de beaucoup l’action principale et caractéristique de l’Eglise. Pourtant elle n’épuise pas toute cette action (9). On ne saurait omettre le service du frère, l’amour. Mais &lt;span style="color:#4F81BD"&gt;la liturgie est sommet et source de l’action de l’Eglise &lt;/span&gt;(10). Elle n’est pas (que) culte de l’Eglise, elle est sa vie. Elle relève de sa mission qui est de recevoir et de rendre grâce. Par sa liturgie, l’Eglise se fait témoin de son Dieu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;L’anthropologie montre que la liturgie s’adresse à l’intelligence symbolique de l’homme. Il ne s’agit pas d’abord de tout en comprendre. Elle ne relève pas d’abord de l’in informatif, mais agit comme certaines paroles qui sont efficaces (les déclarations d’amour, les insulte, les jugements d’un tribunal, etc.). Adressé à l’homme tout entier, corps charnel et membre d’un corps social, l’évangile est une parole qui le restaure (le nourrit et le sauve). La dimension sacrificielle de la liturgie, de type allégorique chez les Pères, affirmée plus littéralement et décidément à Trente contre les Protestants, mérite d’être purifiée, ainsi que l’a fait Jésus à la suite des prophètes et des psaumes, parlant du sacrifice qui plait à Dieu. Même si le concile maintient le vocabulaire sacrificiel, il valorise notamment pour l’eucharistie la &lt;span style="color:#4F81BD"&gt;dimension de mémorial de la liturgie&lt;/span&gt;. Ce n’est l’homme qui offre le sacrifice, espérant fléchir la divinité. Dieu s’offre dans son amour, ce que la croix manifeste. La liturgie est &lt;span style="color:#4F81BD"&gt;mémoire et participation à la Pâque de Jésus&lt;/span&gt;, à sa la mort et sa résurrection (47, 61).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;span style="color:#4F81BD"&gt;L’Eglise est le sujet de la liturgie&lt;/span&gt; (7, 26), c’est elle qui prie, parce que seul le Christ peut s’adresser au Père : qui pourrait intéresser la divinité si Dieu lui-même ne se faisait philanthrope ? Jésus est l’unique prêtre (sacerdote) et il n’y a pas d’autre médiateur entre Dieu et les hommes. Mais le Christ ne prie jamais sans son corps. Toute l’assemblée est ainsi invitée à &lt;span style="color:#4F81BD"&gt;une participation active à la liturgie&lt;/span&gt; (11, 14, 30-31). Cela n’a pas pour but que l’on ne s’ennuie pas mais cela manifeste ce qu’est l’Eglise : le peuple sacerdotal qui se tient devant Dieu &lt;i&gt;par lui [le Christ], avec lui et en lui&lt;/i&gt;. Tous dans la liturgie sont égaux en dignité et personne ne peut être cantonné à &lt;i&gt;assister, spectateur étranger et muet&lt;/i&gt;. Tous devront-ils faire quelque chose ? C’est impossible et surtout, la prière n’est pas un acte d’individus, même rassemblés. &lt;span style="color:#4F81BD"&gt;Le modèle de la prière est la prière communautaire&lt;/span&gt;, à commencer par la célébration eucharistique. En conséquence, le prêtre ne célèbre pas &lt;i&gt;sa&lt;/i&gt; messe ni même la messe ; c’est l’Eglise qui célèbre l’eucharistie, « les fidèles offrant la victime sans tâche, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi ensemble avec lui » (48, qui est à lire en entier). Le « nous » de la prière eucharistique, et de toute liturgie, est celui de l’assemblée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 1cm; "&gt;&lt;span style="color:#4F81BD"&gt;La liturgie n’est pas une succession de rites&lt;/span&gt; ou de rubriques indépendants La suppression de la Congrégation des rites en 1969, créée au lendemain de Trente, indique un changement de perspective. La liturgie n’est plus une chose sacrée de laquelle le peuple doit se tenir éloigné. &lt;span style="color:#4F81BD"&gt;Elle est l’action, structurée de façon dynamique, dans laquelle &lt;i&gt;la parole devient sacrement&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; (St Augustin).Les Ecritures ne sont plus une préparation plus ou moins optionnelle à la consécration ; &lt;span style="color:#4F81BD"&gt;la liturgie de la parole&lt;/span&gt; (24, 35, 51-52, 56, 90-92) constitue une partie d’un unique acte de culte, auquel doivent aussi concourir les chants (30, 112-121), gestes, monitions et prières. Avec l’autel, l’ambon inscrit dans l’aménagement du chœur, selon les préliminaires du missel restauré, les deux tables où le Seigneur nourrit son Eglise.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;3. Questions pour aller plus loin&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Ces lignes remettent-elle en cause la manière de préparer une célébration ? Comment ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Vous aident-elles à comprendre ce que vous vivez à la messe ? Comment ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Faudrait-il mener une réforme liturgique sur d’autres points ? Lesquels ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Dans la liturgie, que penser de l’importance des Ecritures et de la liturgie patristique ?&lt;/p&gt;  &lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;  &lt;hr align="left" size="1" width="33%" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 19.85pt; "&gt;&lt;a href="file:///F:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%203%20Liturgie.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Le magistère catholique parle de l’Eglise, afin de mieux préserver sa sainteté, y compris au Concile et à la différence de la Réforme protestante, comme toujours à rénover, à renouveler, mais pas à réformer.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 19.85pt; "&gt;&lt;a href="file:///F:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%203%20Liturgie.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; La réhabilitation de l’ancien rite par Benoît XVI, certes formellement jamais supprimé, pour pragmatique qu’elle soit, non comme exception mais comme possibilité ordinaire, ne constitue-t-elle pas&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;un acte de non réception au moins partiel, de &lt;i&gt;Sacrosanctum &lt;span&gt; &lt;/span&gt;concilium &lt;/i&gt;? Le Pape a-t-il le droit de poser un tel acte ? Si l’ancien rite est praticable, on doit s’assurer que la règle de la prière et la règle de la foi ne divergent pas, ce qui serait mortel pour l’Eglise. Il faudrait donc que l’ancien rite soit interprétation rétroactive du concile. Mais on se trouverait en présence de deux formes d’un même rite, ce qui est une nouveauté bien peu traditionnelle ! Il faudra en outre montrer comment la théologie de Vatican II s’exprime dans l’ancien rite, notamment la participation active et la prière des fidèles, le ministère presbytéral, le mémorial eucharistique, la place des Ecritures et des épiclèses, la conception de l’Eglise (donc l’œcuménisme et le dialogue interreligieux), etc &lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-8863787641053066906?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/8863787641053066906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/11/la-liturgie-50-ans-vatican-ii-n3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8863787641053066906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8863787641053066906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/11/la-liturgie-50-ans-vatican-ii-n3.html' title='La liturgie (50 ans Vatican II n°3)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-4036700283963805772</id><published>2011-10-31T16:47:00.006+01:00</published><updated>2011-11-02T00:05:13.907+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>Le culte des saints (Toussaint)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qu’est-ce que le culte des saints ? Quel sens cela a-t-il de s’adresser aux saints ? N’est-il pas curieux, alors que nous pouvons, unis à Jésus, nous tenir devant Dieu pour présenter notre prière, que nous préférions nous adresser aux saints, à commencer par Marie ? Ne sommes-nous pas en pleine superstition, bien loin en tout cas de l’orthodoxie catholique, lorsque l’on recourt à Saint Antoine de Padoue pour retrouver quelque chose, à Saint Jude ou Sainte Rita, patrons des causes désespérées, etc. ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;N’y t-il pas idéologie dans la béatification de certains et non pas d’autres, de Jean XXIII comme de Pie IX ? La béatification de Jean-Paul II, si rapide, ne participe-t-elle pas à l’autocélébration de l’Eglise, au moment même où cette Eglise est toujours plus marginalisée ? Le Pape de la visibilité ne devient-il pas le porte drapeau d’une affirmation de l’identité catholique, du moins de l’identité de la génération Jean-Paul II précisément ? Ne doit pas au contraire penser  que l'identité, l'image, le devenir ne sont pas ce qui importe pour celle qui est la servante du Seigneur, c’est-à-dire de ces petits qui sont les siens ? Et je ne parle pas des questions financières qui font que certaines causes sont introduites et d’autres ne le sont pas, faute de moyens ? Qu’a-t-on besoin ou intérêt à béatifier un Pape de plus, alors que tant d’humbles croyants dont personne ne parle jamais ont accueilli en leur vie, souvent difficile, le même Esprit de sainteté ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Que penser de ces miracles nécessaires, sauf en cas de martyre, à la béatification ou à la canonisation ? Qui pourra établir que c’est Jean-Paul II qui a guéri Sr Marie-Simon-Pierre ? Que la médecine ne sache expliquer ce qui s’est passé ne prouve pas que le surnaturel soit en jeu. Et si le surnaturel l’était, qu’est-ce qui permettrait de savoir que le défunt Pape est responsable de ce miracle ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Reconnaissons que le culte des saints et le processus qui mène à la gloire des autels a de quoi susciter notre interrogation quand ce n’est pas notre scepticisme. Le dernier concile a essayé de mettre un peu d’ordre dans les fêtes des saints qui avaient fini, par leur nombre, à obscurcir et à relativiser le cœur de la foi, la célébration de la mort et de la résurrection de Jésus. On lit dans la constitution sur la liturgie (§ 104) :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« L’Église a introduit dans le cycle annuel les mémoires des martyrs et des autres saints qui, élevés à la perfection par la grâce multiforme de Dieu et ayant déjà obtenu possession du salut éternel, chantent à Dieu dans le ciel une louange parfaite et intercèdent pour nous. Dans les anniversaires des saints, l’Église proclame le mystère pascal en ces saints qui ont souffert avec le Christ et sont glorifiés avec lui, et elle propose aux fidèles leurs exemples qui les attirent tous au Père par le Christ, et par leurs mérites elle implore les bienfaits de Dieu. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le culte des saints, est-il dit, vise à proclamer le mystère pascal. Les saints ont effectivement, comme tous les baptisés, mais souvent de façon exemplaire, laissé transparaître en leur vie le passage du Seigneur, sa Pâque, en laquelle ils ont été entraînés. Autrement dit, si le culte des saints a un sens, c’est d’abord la puissance de la résurrection de Jésus. La concentration christologique du culte des saints ne peut que relativiser ce dernier et c’est bien ainsi que ce culte est possible, qu’il a sens dans la foi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’en va pas autrement pour Marie elle-même. Le dernier concile n’a pas souhaité lui consacrer un texte propre malgré les multiples requêtes en ce sens. Il a choisi de parler de Marie pour conclure la constitution dogmatique sur l’Eglise, affirmant ainsi que Marie est le modèle des croyants, à l’image de l’Eglise qui ne cesse de chanter le &lt;i&gt;magnificat&lt;/i&gt;. Cela se comprend bien si l’on se souvient de ce qui est dit à propos du peuple de Dieu dont chacun des membres est appelé par Dieu à la sainteté. La vocation universelle à la sainteté est précisément la convocation de tous à partager la vie de Jésus, à être associé à sa Pâque.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La frénésie avec laquelle Jean-Paul a déclaré saints et bienheureux tant d’hommes et de femmes est l’indice de l’universalité de la vocation à la sainteté. Le nombre relativise l’extraordinaire de la sainteté. La sainteté est le quotidien des chrétiens, pour autant qu’ils se laissent habiter par l’Esprit. N’est donc pas en cause la perfection de la vie, mais la disponibilité de tant d’hommes et de femmes à se laisser convertir, à se laisser sauver, à se laisser transfigurer par le seul Saint.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le culte des saints dit le cœur de la foi, la divinisation, l’illumination baptismale. La vocation de l’homme, c’est la vie divine ; et la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si jamais vous voulez en outre trouver quelque chose d’original dans le culte des saints, alors revenons aux prétendus miracles nécessaires à l’élévation sur les autels. Dans un monde autonome où les lois de la nature ne sauraient être violées par le maître de toutes choses lui-même, est affirmée la communion de l’Eglise du ciel et de celle de la terre, la communion des saints, peuple immense de ceux qui cherchent Dieu, depuis Abel le juste jusqu’au dernier né des fils des hommes. Notre vie est déjà vie éternelle ; ce que nous appelons vie après la mort, et dont nous ne savons rien, ne peut pas être une projection revancharde et pleine de ressentiment dans un autre monde. C’est au contraire l’anticipation déjà présente de ce que la sainteté de Dieu réalise en ceux qu’elle a transfigurés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les saints sont des amis, des grands frères qui nous racontent comment ils ont tenté de laisser le Christ passer en leur vie. Ce faisant, ils nous aident à accueillir ce passage en nous du Saint qui sanctifie.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-4036700283963805772?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/4036700283963805772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/le-culte-des-saints-toussaint.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4036700283963805772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4036700283963805772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/le-culte-des-saints-toussaint.html' title='Le culte des saints (Toussaint)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-7747576570257099185</id><published>2011-10-29T14:43:00.001+02:00</published><updated>2011-10-29T14:44:40.992+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Paroles d'hommes ou parole de Dieu ? (31ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants. » (1 Th 2,13)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cette opposition entre parole d’hommes et parole de Dieu pose de nombreuses questions. Radicalisée, elle n’est pas très catholique, c’est le moins que l’on puisse dire. Jamais en christianisme l’humain et le divin ne s’opposent, s’il est vrai que Dieu en son Fils s’est fait cela-même que nous sommes pour que nous soyons, selon son dessein, par l’Esprit, cela même qu’est le fils. A chaque offertoire, nous le redisons : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’évangile de Jean en confessant que le &lt;i&gt;Verbe s’est fait chair&lt;/i&gt; ne saurait permettre que l’on opposât parole de Dieu et parole d’homme, puisque cet homme Jésus est la parole de Dieu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Reste que répondre ainsi n’honore ni le texte paulinien, ni les questions qui demeurent : Comment une parole de Dieu peut-elle résonner dans le monde des hommes ? A-t-elle un statut spécial qui permettrait qu’on ne les confondît pas ? D’autres religions prétendent aussi avoir recueilli la parole de Dieu ; y-a-t-il une différence entre par exemple le Coran et les Ecritures judéo-chrétiennes en ce qui concerne leur prétention à être parole de Dieu ? Parole de Dieu peut-il alors s’entendre au pluriel ? Et en effet, le psaume ne dit-il pas : &lt;i&gt;Dieu a dit une chose, deux choses que j’ai entendues&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les descriptions des sciences religieuses ou de l’anthropologie ne sauraient prendre en compte une quelconque révélation quand bien même elles doivent rapporter ce qui est prétendu être révélation. Mais elles ne voient que des textes, oraux ou écrits, les aléas de leur production, leur histoire, leur usage et les pratiques qu’ils suscitent. L’origine humaine de ces textes ne permet pas de répondre à nos questions théologiques. Elle empêche même parfois qu’on les pose tant la genèse des textes rend superflue la quête d’autres motifs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pour le théologien, pour le chrétien, la parole de Dieu n’est pas un texte. Certes le texte en constitue un élément, mais ce texte est toujours lu en Eglise, c’est-à-dire dans le temple spirituel que nous formons, dont la pierre angulaire est Jésus et les fondations les apôtres. Ces textes portent la parole de Dieu, ils ne la sont pas au sens où elle s’y réduirait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le dialogue liturgique de l’acclamation de l’évangile est révélateur à cet égard. Levant le livre, le ministre invite : &lt;i&gt;Acclamons la parole de Dieu.&lt;/i&gt; Il s’adresse à l’assemblée sans laquelle il semble ne pouvoir acclamer, voir cette parole. Mais la parole n’est pas le texte lu, sans quoi l’assemblée répondrait, &lt;i&gt;oui, acclamons ce texte, vénérons ce livre&lt;/i&gt;. La réponse est prière : &lt;i&gt;louange à toi Seigneur Jésus&lt;/i&gt;. Si la &lt;i&gt;lex orandi&lt;/i&gt; est &lt;i&gt;lex credendi&lt;/i&gt;, alors la parole de Dieu n’est pas ces textes quand bien même le texte lui est indispensable.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le dialogue liturgique ne relève pas du discours descriptif, comme &lt;i&gt;deux et deux font quatre&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;le chat est sur le paillasson&lt;/i&gt;. Il se fait prière communautaire qui engage et met en relation un peuple avec son Dieu, un peuple de croyants.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il faut tout cela pour que Dieu parle ; un texte qui n’est pas sa parole et sans lequel cependant sa parole ne saurait advenir, une communauté qui prie et écoute. Sans rejeter nullement la matérialité textuelle, sans donc rejeter l’origine humaine des textes, la parole de Dieu est de-chosifiée. Elle est ce qui advient quand ces textes humains sont lus dans le souffle qui anime l’assemblée des croyants unanimes dans la prière. Plus les textes sont regardés comme production humaine, plus ils font signe vers un ailleurs qui échappe à la pesanteur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais ce n’est pas tout, car cette parole n’est pas un oracle hermétique, qui d’un certain point de vue serait la seule parole à attester de l’étrangèreté de la parole divine. Cette parole, vieille de mille et mille années est interprétée de sorte qu’elle fasse sens aujourd’hui. On n’imagine pas une parole de Dieu qui ne serait pas d’actualité, qui serait passée, dépassée. La parole de Dieu est toujours au présent, présente et présence. Elle est présent quand bien même c’est après coup que l’on y entend autre chose qu’une parole humaine.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Est-ce à dire que c’est la réception qui fait de cette parole une parole de Dieu, que ce serait notre écoute qui lui confèrerait d’être parole de Dieu ? L’humain confèrerait alors la divinité, ce qui ne se peut.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ces textes sont parole de Dieu parce que nous y entendons la voix sans voix, le récit sans mot qui depuis les origines appelle le monde à la vie. Nous répondons à une parole inouïe si ce n’est dans la trace de son absence que désigne notre réponse. Si nous parlons, c’est qu’on nous a parlé. Si nous répondons, c’est qu’on nous a appelés. Ce que nous nommons Ecritures est la réponse humaine, trop humaine parfois, sublime souvent, à l’inaudible de la parole de Dieu. Ce sont comme dit Michel de Certeau des variations suscitées par le « Suis-moi » qui depuis la fondation nous monde nous appelle à la lumière de la vie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La parole de Dieu est le silence, non du mutisme, mais de la saturation d’une parole qui n’est autre que Dieu lui-même qui s’offre et est recueilli dans la réponse orante de l’humanité croyante.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-7747576570257099185?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/7747576570257099185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/paroles-dhommes-ou-parole-de-dieu-31eme.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7747576570257099185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7747576570257099185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/paroles-dhommes-ou-parole-de-dieu-31eme.html' title='Paroles d&apos;hommes ou parole de Dieu ? (31ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-3177363992651362641</id><published>2011-10-27T16:49:00.009+02:00</published><updated>2011-10-31T22:30:31.619+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ephéméride'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>25° aniversario del encuentro des Asis</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2011-10-27T101954Z_1619657147_GM1E7AR1F2O01_RTRMADP_3_POPE_0.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 344px; height: 257px;" src="http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2011-10-27T101954Z_1619657147_GM1E7AR1F2O01_RTRMADP_3_POPE_0.JPG" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Hoy, el Papa está en Asís con los repre-sentes de las religiones en el mundo. Es un encuentro muy importan-te para la paz en el mundo. Sabemos que la concordan-cia entre las naciones pasa también por las religiones. Nos podemos alegrar que los cristianos tengan la posibilidad y la voluntad de servir tal proyecto.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Pero hay más importante. Este encuentro es un acto en la recepción d&lt;/span&gt;el último concilio, Vaticano secundo. La Iglesia romana, nuestra Iglesia, puede aparecer en medio de las religiones, haciéndose semejante a ellas. Hay un risco de relativismo. ¿ Seria la fe católica una producción cultural, expresión de las tradiciones de los ancestros ? ¿ No es la verdad revelada por Dios ? El encuentro de Asís en 1986 y su celebración y renovación ¿ no serian la renunciación a la verdad de la única fe ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-HQL0acetiRs/Tql3QayscDI/AAAAAAAAAMg/iZ7LgQ5kgig/s200/Rencontre-d-Assise.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668192729976041522" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 132px; " /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Después y con el último concilio hemos aprendido que la verdad católica no es exclusiva. Decir que la fe católica es la verdad, no significa que las otras religiones serian solamente error y mentira. “Debemos creer que el Espíritu Santo ofrece a todos la posibilidad de que, en la forma de sólo Dios conocida, se asocien a este misterio pascual.” (GS 22,5). Habla el Concilio de &lt;i&gt;elementos de gracia y de verdad&lt;/i&gt; (AG 9). “La Iglesia católica no rechaza nada de lo que en estas religiones hay de santo y verdadero. Considera con sincero respeto los modos de obrar y de vivir, los preceptos y doctrinas que, por más que discrepen en mucho de lo que ella profesa y enseña, no pocas veces reflejan un destello de aquella Verdad que ilumina a todos los hombres.” (NA 2)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-3177363992651362641?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/3177363992651362641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/25-aniversario-del-encuentro-des-asis_27.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3177363992651362641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3177363992651362641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/25-aniversario-del-encuentro-des-asis_27.html' title='25° aniversario del encuentro des Asis'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HQL0acetiRs/Tql3QayscDI/AAAAAAAAAMg/iZ7LgQ5kgig/s72-c/Rencontre-d-Assise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-9221461274012872473</id><published>2011-10-22T14:13:00.013+02:00</published><updated>2011-10-23T13:12:10.462+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Journée missionnaire mondiale</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qu’est-ce que la Mission aujourd’hui ? La Mission au loin est-elle annonce de l’évangile ou aide au développement ? De nombreux pays de Mission ont des Eglises autonomes. Les pays où l’évangile est presque complètement absent sont principalement ceux où l’Islam s’impose ; dans ce contexte, l’annonce de l’évangile est-elle possible ? Les pays anciennement évangélisés sont assurément terres de mission au point que des prêtres des pays du Sud viennent participer à l’organisation et à la vie des Eglises notamment européennes. &lt;span&gt; &lt;/span&gt;La distinction entre pays de mission et pays évangélisés est-elle encore sensée ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le dialogue interreligieux, dont nous célébrerons jeudi prochain les 25 ans d’un de ces événements constitutifs ‑ la rencontre d’Assise en 1986 ‑ n’est-il pas incompatible avec la mission ? Si on dialogue avec les religions, si on les reconnaît dans leur valeur non seulement humaine, mais plus encore comme chemins vers le salut, peut-on encore souhaiter que leurs adeptes se convertissent au Christ ? N’y aurait-il pas contradiction entre dialogue interreligieux et évangélisation ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Faut-il voir dans le difficile accouchement du décret conciliaire sur la Mission lointaine un indice de la crise que traversent depuis plus de cinquante ans la théologie de la mission et le travail missionnaire ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, quelques questions qui illustrent la crise de la Mission, le fait que nous ne sachions plus bien ce qu’elle est. Pourtant, concrètement, la mission se poursuit. Il y a des missionnaires qui quittent encore leur pays pour annoncer l’évangile ou soutenir de jeunes Eglises. Il y a des missionnaires issus des Eglises non occidentales, sud-américains, africains, de l’Inde, par exemple. La mission ne concerne pas que les prêtres ou religieux et religieuses, mais aussi des laïcs. Dans nos pays, nombreux sont ceux qui ont pris conscience de leur responsabilité missionnaire et l’exercent tout près de chez eux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;On perçoit alors que dialogue et annonce de l’évangile ne s’opposent pas, au contraire, puisque c’est dans le dialogue, dans le climat de fraternité et de confiance, que nous pouvons parler du Christ à nos voisins, collègues de travail, famille. S’agit-il de les convaincre ? S’agit-il de les convertir, les faire changer d’avis ? Les questions sont plus que mal posées dans la mesure où la conversion est bien plus qu’un changement d’opinion, mais un renouvellement de la vie, un accueil de la sainteté de Dieu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous apprécions et respectons ceux avec lesquels nous parlons de notre foi et qui ne la partagent pas. Nous leur présentons notre ami et nous savons qu’il n’y a pas de raison qu’il ne devienne pas aussi leur ami. Nous croyons même que le Dieu qui s’est fait ami des hommes, philanthrope, les aime déjà. N’est-ce pas aussi ce que dit l’évangile de ce jour à travers l’unique commandement de l’amour ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais en cette journée missionnaire mondiale, c’est de la mission au loin qu’il faut surtout parler. Je le ferai à partir de mon expérience malgache au risque de regarder les choses par le petit trou de la lorgnette. Enseigner ponctuellement dans un séminaire ne donne pas une vision globale, loin s’en faut. Je ne croise pour ainsi dire jamais les laïcs. La barrière de la langue m’empêche de vraiment rencontrer les gens. Je ne me trouve pas en un lieu de première annonce. Dans un séminaire, normalement, les chrétiens ne sont plus des néophytes. Qui dit séminaire suppose une Eglise déjà suffisamment constituée pour que de futurs prêtres puissent en être issus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je rencontre en effet des chrétiens, tout comme nous. C’est alors la richesse de l’interculturel, de la diversité, parfois extrême, qui souligne fondamentalement notre égalité, notre appartenance au même Seigneur, à la même humanité. Ce sont des personnes auxquels il n’est pas possible de ne pas s’attacher. Dans les débats théologiques, rien de substantiellement différent de ce que j’ai pu vivre comme formateur de séminaire en France, mais la distance change notre regard, nous décentre de préoccupations trop hexagonales ou européocentriques. C’est ce qui m’enthousiasme le plus, la liberté et la joie de l’approfondissement de la foi par ces jeunes hommes, leur souci de la pastorale, de l’évangile, et l’amour de leurs compatriotes. Tous savent l’urgence du développent d’autant que nombreux sont ceux qui sont issus de la précarité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je rencontre une théologie spontanée, marquée certes par la culture traditionnelle, pas encore vraiment transformée par l’évangile ‑ mais quelle culture l’est ? ‑ et aussi par le bouleversement de la mondialisation qui touche surtout les jeunes. La crise de la foi que nous connaissons en Occident touche aussi les jeunes des pays du Sud via cette mondialisation. Et ils sont beaucoup moins bien équipés que nous pour apprendre à être chrétiens dans un monde globalisé. L’Occident fait rêver autant qu’il est rejeté. Se posent pour les séminaristes, ce qui n’est guère le cas pour les générations qui précèdent, les questions de l’utilité de croire, de la nuit de la foi, du sens de la prière, etc.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je rencontre aussi la théologie des missionnaires. L’Eglise malgache est née avec une théologie d’avant Vatican II et il était trop tôt, indépendamment de telle ou telle personne, pour recevoir le dernier concile. Ce n’était pas prioritaire. Bien sûr, on a profité de la liturgie en langue moderne, mais les séminaristes n’ont encore que peu changé de conception de l’Eglise, de vision de Dieu, souvent d’ailleurs assez proche de celle du paganisme commun.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je vois aussi la force, le dynamisme, la promesse de la jeunesse. Ce ne sont pas les communautés chrétiennes qui sont jeunes, mais tout le pays. La moitié de la population aurait moins de 17 ans, ce qui est un défi qui a de quoi effrayer avant que l’on ne s’en réjouisse à voir une assemblée liturgique ! Au séminaire, le dynamisme a de quoi nous rendre jaloux. Peut-être peut-on se demander si la déstructuration politique (qui entraîne une corruption toujours plus grande) ne fragilise pas aussi le séminaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il est clair que les problèmes de développement, qui sont des problèmes de gouvernement, de démocratie, maintiennent la grande majorité dans une assez grande précarité. L’évangélisation plus que chez nous encore passent par le partage et l’aide humanitaire. Mais qui seront les cadres de cette aide dans le pays ? Qui, dans les associations internationales, connaît suffisamment le pays pour que l’aide soit véritable ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne veux pas laisser une impression de catastrophe, parce que ce n’est pas ce que l’on voit, même si c’est ce que l’on ne peut que penser dès lors que l’on s’interroge sur les possibilités de s’en sortir. Mais il reste que ce n’est pas ce que l’on voit, parce que ce que l’on voit, c’est la vie. Un séminariste m’écrivait dernièrement depuis la ville où il fait un stage : « A Tuléar, il n'y a pas de problème. Cela ne signifie pas que tout va bien, mais, vous savez qu'au cœur veillant rien d'impossible. » Reste à se demander comment le cœur demeure vaillant avec la corruption et de trop nombreuses situations désespérées. Cela, ce séminariste le sait bien, mais il ne l’écrit pas. Pudiquement, il se contente de dire que pas de problème ne veut pas dire que tout va bien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-9221461274012872473?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/9221461274012872473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/journee-missionnaire-mondiale.html#comment-form' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/9221461274012872473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/9221461274012872473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/journee-missionnaire-mondiale.html' title='Journée missionnaire mondiale'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-2496510889589092389</id><published>2011-10-14T19:36:00.005+02:00</published><updated>2011-10-16T17:53:50.961+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Rendez à César ce qui est à César (29ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;A Dieu ce qui est à Dieu, à César, ce qui est à César&lt;/i&gt;. Il importe de ne pas tout mélanger. Dieu n’est pas à mettre à toutes les sauces.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Une première distinction se fait entre Dieu et la nature. Il n’y a aucune démesure à explorer la nature ; on ne commet aucun sacrilège à enquêter scientifiquement. Certes, la science moderne a eu un peu de mal à exister face à la foi. Mais ce n’est pas tant la science qui posait problème, dans l’affaire Galilée par exemple, que les conséquences quant à la vision du monde. Depuis, le concile Vatican II a reconnu une saine autonomie des réalités terrestres. Dieu n’intervient pas en science, il n’intervient pas dans ce qui relève de l’observable, du réitérable, du mathématisable.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si nous sommes d’accord sur le principe, pas sûr que nous le soyons toujours dans le détail. Car si l’action de Dieu dans le monde n’est pas repérable, observable, cela ne signifie-t-il pas que Dieu n’agit pas dans le monde ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Une deuxième distinction se fait entre Dieu et la politique. Le proverbe de Jésus s’y réfère explicitement. On ne peut mélanger Dieu et César, les religions et l’Etat. Il a fallu du temps pour en venir là. La mort du roi en 1793 est peut-être un crime, mais pas un sacrilège. La loi de 1905 alors perçue comme discriminatoire par les catholiques n’est plus aujourd’hui remise en cause dans son principe. Le dernier concile reconnaît aussi la juste autonomie des sociétés dans leur fonctionnement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Une troisième distinction doit être avancée, entre Dieu et la religion. On pourrait traduire ainsi le proverbe de Jésus : Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et au Pape ce qui est au Pape. Je vois que l’on pourrait résister d’avantage. Et pourtant, c’est bien sous ce régime que nous vivons. La contestation de l’autorité religieuse n’est plus un sacrilège. Lequel d’entre vous n’a jamais contesté son curé ? (Certes, il est toujours plus facile de respecter l’autorité du Pape que celle de son curé, les questions paroissiales étant tellement hors de prise du Pape que l’on ne craint pas trop qu’il s’y immisce. On est déjà un peu moins prompt à défendre l’autorité des évêques lorsqu’ils sont trop à gauche, comme dans les années 80, ou trop à droite comme aujourd’hui.)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En outre, peut-on parler d’autorité religieuse ? &lt;i&gt;Celui d’entre vous qui veut être votre le premier devra être le serviteur et l’esclave de tous&lt;/i&gt;. C’est Jésus lui-même qui sort la foi de la religion, contestant l’institution du temple, les sacrifices et le sacerdoce.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Parce que le culte véritable, c’est le service du frère, parce que la louange véritable rendue à Dieu, c’est l’amour du frère, le religieux est lui-même renversé par l’évangile. Ou du moins, il en est distingué et laissé à d’autres. Les premiers chrétiens le savaient bien qui n’ont pas cherché à s’organiser sur un modèle religieux. Pourquoi, par exemple, retenir, encore au IVe siècle le plan basilical, c’est-à-dire profane, pour les églises, et non le plan des temples religieux ? Le christianisme ne se comprend pas comme une religion, ou du moins, ne peut s’exprimer dans les cadres religieux classiques, comme la séparation entre les prêtres et les autres, entre le pur et l’impur, la sainteté et le reste. Dans la basilique, tous peuvent entrer et s’installer et il n’y a pas de séparation entre les espaces donc entre les personnes. La basilique exprime l’égalité du nouveau peuple de Dieu, à la différence des religions.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ces trois distinctions, naturelle, politique et religieuse, sont les plus évidentes au cours des siècles. On devrait aussi évoquer la morale car l’on ne saurait faire de Dieu l’adjuvant de l’éducation, par exemple. Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et aux parents ce qui est aux parents. Que les parents ne se prennent pas pour Dieu ou, ce qui revient au même, ne se servent pas de l’autorité de Dieu pour pallier leur carence d’autorité. Qui a lu Sartres ou vu les films d’Almodovar connaît les dégâts de la confusion.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et cependant, le proverbe de Jésus ne convient pas. Car si l’on ne peut pas mélanger Dieu et César, on ne peut non plus les séparer, les opposer. J’aurais plutôt dû parler de refus de mélanger que de distinction entre Dieu et la nature, Dieu et l’Etat, la religion et la morale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;On entend sans cesse dire, et même parmi les chrétiens, que la religion est affaire privée et qu’elle ne concerne donc pas la vie sociale, publique. Mais enfin, si la vie chrétienne ne permet pas de changer le monde, si la vie chrétienne n’est pas affaire ecclésiale mais seulement personnelle ou privée, elle n’a pas de sens. Elle est au mieux une coquetterie, au pire une névrose ou un substitut identitaire d’autant plus dangereux qu’il est irrationnel.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’évangile a quelque chose à dire et du sens de nos recherches scientifiques, de notre curiosité quant à la nature, et de la vie en société notamment à travers ses institutions politiques, et de la religion, et de l’éducation. Jamais l’évangile n’est hors jeu et ne peut être cantonné dans une sacristie. Ainsi donc, on ne saurait rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Ce serait bâillonner l’évangile, empêcher la bonne nouvelle de féconder nos vies. Et c’est précisément ce que les laïcistes concèdent, que la religion soit affaire privée : elle ne pourrait exister qu’à ne pas se montrer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Alors que penser ? Contradiction ? Non bien sûr. Sans mélange ne signifie pas avec distinction au sens de séparation étanche. Sans distinction ne signifie pas inversement confusément. Il faut dire ensemble sans division ni séparation, sans mélange ni confusion. Les quatre termes sont ceux que le concile de Chalcédoine en 451 utilisait pour parler des deux natures de Jésus. Il est homme et Dieu sans division ni séparation, sans mélange ni confusion.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quoi d’étonnant à ce que notre manière de vivre l’évangile dans le monde soit modelée sur l’identité même de Jésus, lui, la Bonne Nouvelle pour notre temps ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Is 1 45,1-6 ; Th 1,1-5 ; Mt 22, 15-21&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Seigneur, donne à ton Eglise le courage de la mission. Qu'elle soit prête à se renouveler au contact de ceux qui, par son annonce, découvrent l'évangile.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Seigneur, donne aux peuples de la terre le courage de la différence. Qu'ils soient prêts à respecter en leur sein les différentes religions. Que personne ne prenne prétexte de ces différences pour exclure ou mépriser qui que ce soit.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Seigneur, donne à nos sociétés déchristianisées le courage de s'interroger, de rester curieuses de tout ce qui fait l'homme, y compris sa quête religieuse et spirituelle. Que la séparation des Eglises et de l'Etat, que la laïcité, ne soient pas le prétexte à l'ignorance de l'évangile.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Seigneur, donne aux membres de notre communauté le courage de la mission. Que nous soyons prêts à annoncer le bonne nouvelle, non par une campagne de pub, mais comme le secret partagé d'un amour.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-2496510889589092389?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/2496510889589092389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/rendez-cesar-ce-qui-est-cesar-28eme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2496510889589092389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2496510889589092389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/rendez-cesar-ce-qui-est-cesar-28eme.html' title='Rendez à César ce qui est à César (29ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-2232507127780763552</id><published>2011-10-11T13:05:00.004+02:00</published><updated>2011-10-12T11:05:04.404+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><title type='text'>Habemus Papam, Moretti</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne suis pas certain d’avoir aimé le film, sans que pour autant, je le trouve sans intérêt.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il me semble qu’il s’agit d’une fable. On n’y parle pas, contrairement aux apparences, de l’Eglise, ni même de la peur du pouvoir. Finalement on sait assez peu ce que pense le personnage de Piccoli ; on filme sa peur, sa fuite, assez peu ses motivations. La peur est panique, et non thèse ou réflexion. C’est un comble qu’avec un psy dans le scénario, on n’en sache pas plus. Sauf que le psy lui aussi ne peut exercer son métier.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le grotesque du tournoi de volley dénonce le premier degré. Les cardinaux ne sont tout de même pas niais comme le montre le film ! Il s’agit d’autre chose. Il s’agit d’une critique du pouvoir. D’abord par une question : comment se fait-il que tant de gens bien moins bien que le Pape Piccoli courent après le pouvoir alors qu’ils devraient être effrayés. Suivez mon regard dit Moretti, les Berlusconi, les Sarkozy, etc. Ensuite et surtout, par la dénonciation du phénomène des courtisans. Ces cardinaux en deviennent cons. Que l'on pense à leur stupidité lorsque bougent les rideaux de l'appartement papal. Et pour le coup, c’est ce qui se passe dans l’Eglise. Je ne sais si les applaudissements dès qu’on comprend qui sera Pape sont véridiques. J’espère que non. Ils sont l’indice d’un dévoiement du pouvoir, ce que veut montrer Moretti. Et le Cardinal Melville a un sourire hébété, interprétable comme dénonciation de ces courtisaneries. Est-ce lui ou eux qui sont à côté de la plaque ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Certains me semblent être tombés dans le panneau dans leur critique du film. Ils pensent que l’on parle du Pape, de l’Eglise, et font chou blanc, comme le cardinal du film qui veut savoir combien les bookmakers ont misé sur lui. Ils s’étonnent de ce qu’on ne voie pas les cardinaux prier, mais ils ne s’étonnent pas du tournoi ! Ils font l’éloge de ces gens très sérieux. Evidemment le vote des cardinaux est le fruit de l’action de Dieu, puisqu’ils ont prié. Heureusement que Moretti est moins sot, cela épargne à l’Eglise ce type de ridicule.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est l’analyste qui cite les Ecritures, analyste non croyant, et les cardinaux refusent de l’entendre, de l’écouter. Ce n’est pas Moretti qui ne montre pas la foi, ce sont les hommes d’Eglise qui refusent de croire, dans le film… seulement dans le film ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Tout est dans les mains de celui qui manipule tout le monde, un Guéant (ou un Hortefeux avant sa disgrâce), hyper-puissant, avant qu’il ne veuille lui aussi passer sur le devant de la scène.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Vu comme critique du pouvoir (lequel, en France du moins veut mettre les analystes au pas, comme dans le film) le propos ne manque pas de pertinence même si je ne suis pas complètement convaincu de sa lisibilité et peu séduit par la force, ou plutôt l’absence de force, de conviction narrative. Je trouve que Moretti ne sait pas raconter les histoires, ou au moins cette histoire. Woody Allen nous fait avaler n’importe quoi et ça marche. Moretti n’y parvient pas.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La critique du pouvoir est aussi, bien sûr, critique du pouvoir dans l’Eglise. Mais n’est pas dit grand-chose, ni sur ce que vit le Pape Piccoli, qu’il faut sans doute aller chercher en Tchekhov (même si je n’ai pas été assez attentif pour voir comment), ni sur les solutions à envisager. Faut-il penser que Moretti est comme l’expert interviewé qui reconnaît qu’il ne sait pas ce qu’il veut dire ? Peut-on d’ailleurs lui reprocher de ne pas savoir que penser du pouvoir ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le Pape Piccoli peut être compris par son double, l’acteur fou, qu’il comprend et semble être le seul à comprendre. Il paraît heureux au milieu des gens, incognito. Populisme ? A moins que cela ne désigne l’attention aux autres, ce que devrait être le pouvoir. En même temps, le Pape Piccoli est plus au milieu des gens qu’il ne les écoute. Il se croit le pouvoir de piquer des colères. Il n’entend pas le pauvre amoureux éconduit dans le bus. C’est d’ailleurs curieux car la seule chose qui pourrait lui faire accepter d’être Pape, c’est la fidélité à ces gens via son ministère. On pourrait peut-être dire que pour Moretti, la seule justification du pouvoir c’est la fidélité aux gens. Le contraire de cet amoureux qui se voit lâché, victime d’une infidélité, ou plutôt d’une non-fidélité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le Pape Piccoli lui, à la différence des cardinaux, écoute la parole de Dieu, prie. C’est un prêtre qui prêche. Et le Pape entend. Le Pape qui se convertit en écoutant un prêtre, figure du pouvoir pour Moretti, un service anonyme ? Ici la foi n’est pas caricaturée. Si les cardinaux de Moretti ne prient pas, ce n’est pas qu’il leur a enlevé leur raison, mais pour ne pas blasphémer, car la prière des cardinaux-courtisans ne saurait être autre chose que sacrilège. Il faudrait que je me souvienne quel texte commente ce prêtre. C’est un moment où l’on pense que le Pape Piccoli pourrait accepter sa charge.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-2232507127780763552?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/2232507127780763552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/habemus-papam-moretti.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2232507127780763552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2232507127780763552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/habemus-papam-moretti.html' title='Habemus Papam, Moretti'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-8279352517137674139</id><published>2011-10-07T12:38:00.011+02:00</published><updated>2011-10-22T23:49:17.159+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>Lumen gentium : qu'est-ce que l'Eglise ?  (50 ans Vat II n°2)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;1. Regard (trop rapide) sur l’avant Vatican II&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Pour la première fois lors d’un concile, on s’interroge sur ce qu’est l’Eglise. Certes on en avait déjà parlé, mais indirectement. Les Ecritures et les Pères la présentent en dépendance du Christ, comme son corps ; le Moyen Âge adopte un point de vue juridique traitant des pouvoirs dans l’Eglise et entre l’Eglise et les Etats. La Réforme protestante, au début du XVIe, puis la science rendent nécessaire une apologétique, démonstration que la véritable Eglise est l’Eglise romaine et défense de cette Eglise comme instance ultime de vérité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Peu à peu, se forge une formule sans cesse reprise : l’Eglise est &lt;i&gt;une société parfaite et hiérarchique, c’est-à-dire inégalitaire&lt;/i&gt;. Pour qui n’est pas spécialiste, le faux sens est assuré (parfaite signifie complète, c’est-à-dire autonome et libre par rapport aux Etats). Le pape, vicaire du Christ, concentre tous les pouvoirs et résume l’Eglise à lui seul, surtout depuis la définition de son infaillibilité à Vatican I (1870). L’Eglise se réduit à la hiérarchie et sa théologie à une « hiérarchologie », fondée sur la distinction juridique fondamentale entre clercs et laïcs.&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, les uns ayant des pouvoirs, les autres le devoir de s’y conformer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 1cm; "&gt;Vatican I, interrompu par la guerre, laisse une œuvre inachevée et de ce fait déséquilibrée. Dès les années 1880, on cherche à revenir au mystère de l’Eglise (Cf. l’encyclique de Pie XII sur le corps mystique du Christ en 1943). On resitue surtout l’Eglise et la théologie dans l’histoire. Non, l’Eglise n’est pas sortie toute faite de la tête de Jésus qui a surtout annoncé le Royaume. L’institution des Douze exprime davantage l’identité de Jésus qui peut rassembler les enfants de Dieu dispersés que la préparation de sa succession.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 1cm; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;2.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;La constitution dogmatique &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt; (1964)&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Paul VI pensait que l’axe majeur de la réflexion du concile était l’Eglise. De fait, presque tous les documents en parlent, à commencer par &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Gaudium et spes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Les premiers mots de &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt; désignent le Christ&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family:Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US; mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. C’est lui la lumière des nations dont la clarté rejaillit sur l’Eglise. &lt;span style="color:#1F497D"&gt;L’Eglise n’a de sens que référée au Christ et aux hommes &lt;/span&gt;: On ne peut en parler indépendamment de sa mission, qu’elle a reçu du Seigneur ; c’est lui qui la tourne vers le monde pour l’annonce de l’Evangile (Cf. Mc 16,15).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;L’Eglise et le monde, l’humanité, ne sont pas en opposition ou en conflit comme deux sociétés ou cités rivales. Le rapport est de compénétration ; il est service de l’humanité. &lt;span style="color:#1F497D"&gt;L’Eglise est sacrement du salut&lt;/span&gt; ; cela veut dire qu’elle indique la vocation de l’humanité et participe à la réalisation de cette vocation, la sainteté, dont elle-même est bénéficiaire. Certes, elle demeure toujours à réformer à cause du péché. Par elle et en elle, tous sont appelés à la sainteté c’est-à-dire au salut (1 Tm 2,4 cité § 16)&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. C’est &lt;span style="color:#1F497D"&gt;la vocation universelle à la sainteté&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;De nombreuses expressions scripturaires décrivent l’Eglise ; les plus importantes la structurent trinitairement : peuple de Dieu, corps du Christ, temple de l’Esprit. &lt;i&gt;&lt;span style="color:#1F497D"&gt;L’Eglise tire son unification de l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color:#1F497D"&gt; &lt;/span&gt;(St Cyprien) pour être envoyée par le Père comme le Fils et l’Esprit. Communion et mission (appel et envoi) sont toujours liés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Le plan du texte et son évolution au cours des débats montrent la réorientation voulue de la théologie de l’Eglise. On part du peuple de Dieu avant de parler de son organisation, avec des ministères comme autant de services. &lt;span style="color:#1F497D"&gt;Tous, à égalité, ministres et laïcs, forment le peuple sacerdotal,&lt;/span&gt; chargé de la louange &lt;span style="color:#1F497D"&gt;et partagent le sens de la foi&lt;/span&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; par lequel le Christ est annoncé et cherché en vérité. Les religieux et religieuses, par une sorte de radicalité baptismale, témoignent de la vocation à la sainteté. Pour finir, Marie apparaît comme le modèle de l’Eglise ; réintégrée dans l’histoire du peuple de Dieu et non absolutisée, elle est toujours comprise par rapport à son Fils et Seigneur et ne fait que renvoyer à lui.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;L’Eglise romaine n’est plus purement et simplement identifiée à l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique. &lt;span style="color:#1F497D"&gt;La véritable Eglise &lt;i&gt;subsiste dans&lt;/i&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; color:#1F497D;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language: AR-SA"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; l’Eglise catholique&lt;/span&gt; ; l’enjeu œcuménique de la formule est immense. De même l’Eglise ne coïncide pas avec le Royaume ; elle l’annonce, marche vers lui et trouve en lui son terme, vie en Dieu, déjà-là et pas encore là.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;text-indent: 1cm; "&gt;« Eglise universelle » (ou catholique) signifie souvent l’Eglise quand on veut souligner le lien au Pape. Or « &lt;span style="color:#1F497D"&gt;l’Eglise catholique existe dans et à partir » des Eglises locales&lt;/span&gt; (§ 23). Elle n’est pas une multinationale avec des succursales ; les évêques ne sont pas les représentants du Pape. Ils conduisent collégialement l’Eglise, dans la communion avec l’évêque de Rome, premier entre des égaux, qui veille à l’unité et à la charité (§ 22)&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. L’épiscopat est pour la première fois défini comme un des degrés du sacrement de l’ordre. &lt;span style="color:#1F497D"&gt;La collégialité, mieux la synodalité&lt;/span&gt;, avec des conseils, à l’instar des ordres religieux, dans les paroisses, dans les diocèses comme au niveau mondial, &lt;span style="color:#1F497D"&gt;est le mode de délibération et de gouvernement de l’Eglise&lt;/span&gt;. Si elle n’est pas une démocratie, l’Eglise n’est pas non plus une autocratie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;&lt;b&gt;3. Questions pour aller plus loin&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Quelle conception de l’Eglise ressort de &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt; ? Qu’en pensez-vous ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Lire un peu plus largement les textes cités en note 2 à 4. Qu’en retenir ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Comment percevez-vous le rapport Eglise catholique / autres confessions chrétiennes ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 1cm; "&gt;Que signifient pour la vie de l’Eglise, pour la mission, et pour chaque chrétien le sacerdoce commun, la vocation universelle à la sainteté et le sens de la foi (&lt;i&gt;sensus fidei&lt;/i&gt;) ?&lt;/p&gt;  &lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;  &lt;hr align="left" size="1" width="33%" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 14.2pt; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Pie XII, selon l’enseignement commun, écrit : « Par la volonté du Christ, les chrétiens sont divisés en deux ordres, celui des clercs et celui des laïcs. Par la même volonté a été constitué un double pouvoir sacré ; celui de l’ordre, celui de la juridiction. De plus, également par juridiction divine, on accède au pouvoir d’ordre ‑ celui qui fait la hiérarchie des évêques, prêtres et ministres – par la réception du sacrement de l’ordre ; quant au pouvoir de juridiction, il est directement en vertu du droit divin lui-même conféré au Pontife suprême, et aux évêques en vertu du même droit, mais uniquement par le Successeur de Pierre. » (&lt;i&gt;Ad sinarum gentes&lt;/i&gt;, 7 oct 1954)&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 14.2pt; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « Le Christ est la lumière des peuples (&lt;i&gt;lumen gentium&lt;/i&gt;) ; réuni dans l’Esprit Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes les créatures la bonne nouvelle de l’Évangile répandre sur tous les hom-mes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église (cf. &lt;span&gt;Mc&lt;/span&gt; 16, 15). L’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain, elle se propose de mettre dans une plus vive lumière, pour ses fidèles et pour le monde en-tier, en se rattachant à l’enseignement des précédents Conciles, sa propre nature et sa mission universelle. » § 1&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 14.2pt; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « L’Eglise, dont le saint Concile présente le mystère, est, selon notre foi, indéfectiblement sainte. En effet, le Christ, Fils de Dieu, qui avec le Père et l’Esprit est célébré comme le « seul saint », a aimé l’Eglise comme son épouse, se livrant pour elle en vue de la sanctifier, et il se l’est unie comme son corps et l’a comblée du don de l’Esprit Saint, pour la gloire de Dieu. C’est pourquoi dans l’Eglise, tous, qu’ils appartiennent à la hiérarchie ou qu’ils soient conduits par elle, sont appelés à la sainteté, selon les paroles de l’Apôtre : «  La volonté de Dieu, c’est notre sanctification ». Cette sainteté de l’Eglise se manifeste et doit se manifester sans cesse par les fruits de grâce que l’Esprit produit chez les fidèles ; elle s’exprime sous de multiples formes en chacun de ceux qui, dans la conduite de leur vie, tendent à la perfection de l’amour, en édifiant les autres. » § 39&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 14.2pt; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « Le Peuple saint de Dieu participe aussi de la fonction prophétique du Christ ; il répand son vivant témoi-gnage avant tout par une vie de foi et de charité, il offre à Dieu un sacrifice de louange, le fruit de lèvres qui cé-lèbrent son Nom (cf. &lt;i&gt;He&lt;/i&gt; 13,15). La collectivité des fidèles, ayant l’onction qui vient du Saint (cf. &lt;i&gt;1 Jn &lt;/i&gt;2, 20.27), ne peut pas se tromper dans la foi ; ce don particulier qu’elle possède, elle le manifeste moyennant le sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, « des évêques jusqu’aux derniers des fidèles laïcs » (St Augustin), elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel.&lt;span style="font-size:13.5pt;mso-bidi-font-size:10.0pt; color:black"&gt; &lt;/span&gt;Grâce en effet à ce sens de la foi qui est éveillé et soutenu par l’Esprit de vérité, et sous la conduite du magistère sacré, pourvu qu’il lui obéisse fidèlement, le Peuple de Dieu reçoit non plus une parole humaine, mais véritablement la Parole de Dieu (cf.&lt;i&gt;1 Th &lt;/i&gt;2,13), il s’attache indéfectiblement à la foi transmise aux saints une fois pour toutes (cf. &lt;i&gt;Jude &lt;/i&gt;3), il y pénètre plus profondément par un jugement droit et la met plus parfaitement en œuvre dans sa vie. » § 12&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn5"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 14.2pt; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Cette expression (§8) a été voulue pour correspondre à l’abandon de formules employées par Pie XII dans &lt;i&gt;Mystici corporis&lt;/i&gt; 5 et 6 (1943), identifiant le corps du Christ à l’Eglise catholique romaine. On peut l’entendre dans un sens large, inclusif : la véritable Eglise demeure dans l’Eglise catholique (sous-entendu : sans doute ailleurs aussi) ou dans un sens minimal, voire exclusif : c’est dans l’Eglise catholique que subsiste cette véritable Eglise (traduction du site web du Vatican). On obtient un équivalent du verbe être, écarté par les rédacteurs.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 14.2pt; "&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%202%20Lumen%20gentium.doc#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; La collégialité, qui rééquilibre l’unilatéralisme de Vatican I quant au pouvoir du Pape et renoue avec la plus antique tradition a paru contester la suprématie papale de sorte qu’à été imposée aux pères conciliaires une &lt;i&gt;Note explicative&lt;/i&gt; en annexe à la constitution (d’où le faible poids juridique reconnu aux conférences épiscopales).&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-8279352517137674139?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/8279352517137674139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/lumen-gentium-quest-ce-que-leglise-50.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8279352517137674139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8279352517137674139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/lumen-gentium-quest-ce-que-leglise-50.html' title='Lumen gentium : qu&apos;est-ce que l&apos;Eglise ?  (50 ans Vat II n°2)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-4147981796453776880</id><published>2011-10-05T08:59:00.001+02:00</published><updated>2011-10-05T09:00:47.231+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><title type='text'>La fin de la sécularisation ?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Suite aux JMJ madrilènes, sans doute emporté par un enthousiasme aussi compréhensible que peu réfléchi, un des responsables locaux de l’événement déclare dans &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; du 16 août : « Ces journées vont marquer la fin d’une époque : celle de la sécularisation de notre société ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est n’avoir rien compris à ce qu’est la sécularisation ; c’est ainsi passer à côté de ce qu’est la culture occidentale contemporaine. On peut sans doute se lever contre cette culture, voire la considérer comme non-culture, mais imaginer que l’on pourrait en stopper le mouvement de fond suffirait à vous discréditer à tout jamais et l’on s’étonne que des personnes portées par autant de naïveté ou de refus de voir la réalité, occupent des postes de responsabilité dans l’Eglise. A moins que ce ne soit pour tenir un discours idéologique, contre les faits, qu’elles n’occupent ces postes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne vais pas refaire ici une analyse de ce qu’est la sécularisation. Même de façon diverse voire contradictoire, elle est suffisamment décrite, y compris par des théologiens ou évêques, y compris par des discours théologiques et pastoraux. Je pose la question contre laquelle semble buter les espoirs fous de notre homme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si la sécularisation est inexorable, si on ne peut envisager voir sa fin, quelle chance reste-t-il à l’Eglise ou à l’Evangile ? A l’Eglise, pour le dire tout net, si elle n’accepte pas de changer son regard sur la société moderne, il ne lui reste d’autre avenir que celui d’une secte. Et l’on dirait qu’ils sont nombreux les responsables ecclésiastiques, notamment parmi les plus en vue, qui s’emploient à la sectarisation de l’Eglise.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’Evangile réchappera-t-il au naufrage annoncé de l’Eglise ? Le pire n’est pas toujours sûr et la force de conversion de l’évangile, une fois encore, pourrait toucher l’Eglise elle-même. Si nous acceptons de ne pas défendre des positions (territoriales mais surtout idéologiques) mais de tout perdre ‑ car celui qui veut sauver sa vie la perdra, à commencer par l’Eglise – alors tout n’est pas perdu. Si nous acceptons de persévérer dans le service des frères, à commencer par les plus pauvres, comme le fait nombre de chrétiens, à titre personnel et/ou dans des institutions ecclésiales, alors tout n’est pas perdu. Si le Seigneur a été rejeté et a connu la mort, l’Eglise pourrait-elle rêver pour elle-même d’autres chemins ? Elle se mentirait et trahirait son Seigneur. La victoire de la résurrection n’appartient à ce monde que sous la forme des arrhes de l’Esprit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Déjà en 1987, le Cardinal Kasper écrivait : « Partout l’Eglise est devenue plus ou moins une Eglise dans la diaspora du monde moderne, et cette diaspora, qui est la situation ordinaire de l’Eglise […] elle doit l’accepter dans l’obéissance comme le moment historique que le Seigneur a disposé pour elle. En un certain sens, cette situation est même plus conforme à ce qu’est l’Eglise que celle où Eglise et société se recouvrent. Dans cette perspective, le Moyen Age représente davantage l’exception que la norme et la règle. &lt;a href="file:///D:/00_docs/Articles/Blog/La%20fin%20de%20la%20s%C3%A9cularisation.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family:Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US; mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans une société pluraliste, personne ne peut plus imposer des repères au nom de son autorité ou d’une révélation. Ce que l’on peut faire, plutôt que de se lamenter, c’est éduquer les uns et les autres à ce qu’ils puissent se forger des repères ou accueillir des repères raisonnables. Non que ces repères devraient être réduits à ce qu’une humanité seulement humaine ‑ trop humaine ‑ pourrait concevoir. Mais ces repères doivent pouvoir apparaître, dans leur extravagance même, le cas échéant, susceptibles de conduire l’humanité sur les chemins de la vie en abondance, celle que dans la foi, on nomme divinisation. Qui dit éducation, dit tâche à sans cesse recommencer, jamais achevée, peu capitalisable.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a nécessité à faire entendre dans la société la bonne nouvelle de l’évangile ; c’est notre devoir de disciples et un droit pour tout homme. Que l’évangile soit accueilli ou non, ce n’est pas notre affaire, si ce n’est pour nous inviter à toujours plus d’écoute de ceux auxquels nous voulons nous adresser. Nous devons faire en sorte de ne rien trahir de l’évangile et cependant ôter tout ce qui dans notre discours le rend inaudible avant même que nous n’ayons ouvert la bouche. Cela nous mènera sur des chemins que nous ne pouvons pas prévoir. &lt;i&gt;Un autre te mettra ta ceinture&lt;/i&gt; (Jn 21,18). Certains payent le prix du martyre, mais avant d’en venir là, et de façon générale, nous devons commencer par consentir à notre propre conversion, abandonner nos certitudes, celles qui nous rendent inaptes à faire résonner la parole de vie dont pourtant nous sommes les dépositaires comme baptisés-confirmés, comme Eglise. Avant d’aller au bras de force avec la société, avant d’aller fanatiquement ou bêtement au casse-pipe, il y a à concéder que nous sommes parfois plus attachés à telle pratique qu’à l’évangile. La réforme est urgente, je n’y reviens pas une fois de plus. On n’est juste étonné, puis scandalisé, de ce que les responsables l’empêchent malgré les nombreux appels que ne cesse de susciter le &lt;i&gt;sensus fidei&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Vous annulez la parole de Dieu au profit de votre tradition&lt;/i&gt; (Mt 15,6).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’annonce de l’évangile n’est pas proportionnelle au nombre de chrétiens. Au contraire, rarement autant qu’aujourd’hui et comme aux premiers siècles, on annonce l’évangile. Il n’était‑ quel malheur ! – plus à annoncer quand on croyait que tous étaient chrétiens. Avec les hommes de bonne volonté, avec les croyants d’autres religions, nous pourrons nous mettre d’accord sur ce qui semble raisonnable pour le vivre ensemble, pour limiter la violence et les injustices. Et cela ne marchera pas forcément plus mal qu’en des époques très chrétiennes qui n’ont pas été épargnées par les pires crimes, commis, par la force des choses, par des chrétiens.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous avons notre grain de sel à mettre dans ce monde qui demeure celui de l’injustice, de l’inhumain (Cf. Mt 5,13). Et si le sel de la terre relève le goût de l’humanité, le commandement du Seigneur de faire entendre à tous son amour n’aura-t-il pas été respecté ? Comme se plaît à le dire l’évêque émérite de Poitiers, si tout le plat est sel, il est immangeable. Le sel ne se montre pas, ne se voit pas dans le plat. Dès qu’on l’a oublié, tous voient le problème.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il ne s’agit pas plus de montrer ses légions que de refuser une certaine visibilité. Cela non plus n’importe pas. Il ne s’agit pas de déserter ce monde sous prétexte que la sécularisation est très avancée, il vaudrait d’ailleurs mieux dire, sous prétexte que la déchristianisation est un fait avéré. L’Eglise a sa forme normale, naturelle oserai-je dire histoire de provoquer les défenseurs de la loi naturelle, comme diaspora. Il ne s’agit pas de se réfugier dans une bastide fortifiée. Il ne s’agit pas non plus de baisser les bras et de cesser d’annoncer l’évangile.&lt;i&gt; Cherchez d’abord le Royaume et sa justice et le reste vous sera donné par surcroît &lt;/i&gt;(Mt 6,33).&lt;/p&gt;  &lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;  &lt;hr align="left" size="1" width="33%" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Articles/Blog/La%20fin%20de%20la%20s%C3%A9cularisation.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language: AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; W. &lt;span style="font-variant: small-caps"&gt;Kasper&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La théologie et l’Eglise&lt;/i&gt;, Cerf, Paris 1990, p. 194.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-4147981796453776880?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/4147981796453776880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/la-fin-de-la-secularisation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4147981796453776880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4147981796453776880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/la-fin-de-la-secularisation.html' title='La fin de la sécularisation ?'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-8946332529665081538</id><published>2011-10-01T15:07:00.005+02:00</published><updated>2011-10-04T19:34:09.022+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>La mort du fils (Mt 21, 33-43). 27ème dimanche</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’attitude du maître de la vigne est incroyable. Il ne comprend vraiment rien. Tous ses émissaires se font massacrer, et lui, continue à les envoyer au casse pipe. Que se passera-t-il une fois que le fils lui aussi sera exécuté ? Ira-t-il lui-même au devant de la violence ? Qu’est-ce qui arrêtera la violence ? Qu’est-ce qui mettra un terme à la longue liste des victimes ? Faudra-t-il que tous y passent ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Rien dans l’attitude du maître de la vigne ne laisse imaginer qu’il pourrait changer d’avis. Il pourrait abandonner son bien. Non, il veut le récupérer coûte que coûte, tous les siens devraient-ils être supprimés. Et c’est ce qui arrive. La parabole est interrompue lorsqu’il n’y a plus personne à envoyer. Jésus se tourne alors vers ses interlocuteurs et leur demande leur avis.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Plusieurs solutions seraient possibles. Par exemple, celles déjà évoquées, que le maître lui-même se déplace, ou bien qu’il abandonne son bien. Une autre solution est avancée dont on doit bien saisir sa force de rupture par rapport à l’histoire. &lt;i&gt;Ces misérables, il les fera périr misérablement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;D’un certain point de vue, c’est la seule solution, la solution qui s’impose. Qu’on mette fin à la violence qui tue. Mais c’est trop court ; cela ne fait que rajouter des victimes. Outre les émissaires, voilà aussi que les ouvriers sont liquidés. C’est la solution qui vient spontanément à l’esprit, au point qu’à l’entendre, elle semble cohérente, elle semble s’imposer. En tuant les agresseurs, on supprime l’agression. C’est en fait la solution la plus incongrue, compte-tenu de la parabole. La prétendue solution contre l’hécatombe ne fait que la prolonger ; elle ne peut empêcher que la liste des victimes s’allonge.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Fatalité du mal. Cela ne s’arrêtera donc jamais ? L’histoire se déplace d’une affaire de péché, de faute des ouvriers, ceux qui donnent son nom au texte ‑ &lt;i&gt;parabole des vignerons homicides&lt;/i&gt; ‑ à l’histoire du mal. &lt;i&gt;Délivre-nous du mal&lt;/i&gt;, disons-nous dans le &lt;i&gt;Pater&lt;/i&gt;. C’est de cela qu’il s’agit. Le maître de la vigne n’est pas un entêté aveuglé qui n’a rien à faire de la vie de ses émissaires ou de son fils. Il n’est pas non plus tellement attaché à son bien qu’il pourrait sacrifier tout le monde. Il est contraint, pris dans les rets du mal. Celui qui pourrait paraître libre, comme maître, est en fait prisonnier, voire esclave. Le maître de la vigne ne peut échapper au mal, et la solution que proposent les interlocuteurs de Jésus le confirme, C’est encore le mal qui s’impose. On n’en sortira jamais.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La solution proposée est la seule possible, non parce que la punition et la vengeance seraient la norme, mais parce qu’elle constate l’impuissance radicale quant au mal. Le mal étend son règne. A peine a-t-on ici soulagé ou guéri qu’ailleurs s’ouvre un nouveau front. Appelez cela le péché originel si vous voulez. Cela ne chance pas grand-chose si ce qu’il s’agit de nommer, c’est l’implacable empire du mal.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;De là à dire que Dieu est mis en échec par le mal, il n’y a qu’un pas. Dieu lui-même n’échappe pas à la confrontation, à la lutte à mort contre le mal. Lorsqu’Augustin définit le mal comme un manque d’être, il dit la lutte à mort de Dieu avec ce qui n’est pas un concurrent, un dieu rival, force du mal, mais ce qui, bien que néant, ravage tout, néant qui néantise, néant qui détruit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans ces conditions, l’envoi du Fils n’est sensé que parce que le mal pourrait-être vaincu, c’est-à-dire, déjà, stoppé, interrompu comme tornade contagieuse. Le mal est vaincu s’il n’y a plus de victime. Et les interlocuteurs de Jésus ne peuvent pas l’imaginer. Le pouvons-nous ? Pouvons-nous penser un monde où il n’y aurait plus de victime. Le conditionnel s’impose. On ne sait interroger : pouvons-nous penser un monde où il n’y a pas de victime ? Les interlocuteurs de Jésus ne sont pas d’abord des gens fermés au pardon au point de s’en exclure eux-mêmes. Ils pourraient n’être que comme nous, incapables de penser la victoire sur le mal. La parabole raconterait alors l’histoire de nos stratégies pour refuser l’accueil du pardon. Et elles sont nombreuses.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais il y a plus, plus que nos imaginations, plus que nous n’osons demander. Qui donc est le fils pour que sa mort, non seulement assurée, mais effective au point d’être racontée non seulement par une parabole mais par l’histoire du Dieu homme, soit le dernier acte du mal ? Qui donc est Dieu pour que le mal soit définitivement vaincu ? Un Dieu ou qui que ce soit peut-il vaincre le mal ? Et à quelle condition ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pour que la fin du mal ne soit pas déchaînement de mal, encore, pour que la fin du mal ne soit pas encore un mal, l’amour, la source de l’amour peut-il se soumettre au mal au point de le faire disparaître ? Comme si, le mal se saisissant de l’amour même, de la source toujours nouvelle de l’amour, celui-ci s’en trouvait comme rempli de celui qui s’y soumet, disparaissant comme néant qui néantise, ne laissant plus que Dieu être tout en tous. Propos que l’on ne sait raconter que de façon mythique ou parabolique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ainsi donc une parabole, dans sa fragilité de fiction, limitée au règne du comme si. A défaut d’accomplir la promesse du psaume, elle la maintient ouverte, vivante. Et il y aurait déjà pour les disciples grande urgence à raconter l’histoire pour qu’encore la promesse puisse être entendue. L’utilisation de la pierre rejetée n’est pas vengeance ; il s’agirait d’un mal de plus. La pierre rejetée manquait depuis l’origine à l’édifice et annonçait sa ruine. Si Dieu lui-même vient offrir définitivement la vie qu’il est, la Jérusalem nouvelle est éternelle. On se demande juste pourquoi il a fallu tout ce temps au maître de la vigne pour comprendre que seul l’envoi du fils pouvait arrêter le déchaînement de violence, fût-ce au prix du sang. Espérance improbable proclamée par un fils, un vrai cette fois.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Is 5, 1-7 ; Ph 4, 6-9 ; Mt 21-33-43&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-8946332529665081538?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/8946332529665081538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/la-mort-du-fils-mt-21-33-43-27eme.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8946332529665081538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8946332529665081538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/10/la-mort-du-fils-mt-21-33-43-27eme.html' title='La mort du fils (Mt 21, 33-43). 27ème dimanche'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-5428584165803020795</id><published>2011-09-24T14:40:00.006+02:00</published><updated>2011-09-24T15:29:20.195+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Seuls des pécheurs peuvent témoigner de l'évangile (Mt 21, 28-32). 26ème dimanche</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce genre de paraboles est délicat à manier. On peut fonder dessus un antijudaïsme chrétien en mettant dans l’habit de celui qui dit et ne fait pas le peuple d’Israël. Jésus lui-même, même si tout Israël ne peut être réduit aux scribes et aux pharisiens de l’époque, parle de ces derniers comme de « ceux qui disent et ne font pas » (Mt 22,3).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;N’est-il pas en effet facile de penser que le peuple de la première alliance a dit sa fidélité à son Dieu, mais n’a pas observé les commandements au point de faire rater l’alliance ? La théologie de la substitution qui a eu cours dans l’Eglise, selon laquelle le nouveau peuple de Dieu remplace l’ancien, l’Eglise la synagogue, s’appuie sur pareille conception. Or le nouveau peuple de Dieu, ce n’est pas l’Eglise, même si l’Eglise en est le sacrement. Le nouveau peuple de Dieu, c’est le peuple immense de ceux qui cherchent Dieu, et rien ne dit qu’Israël en est exclu. Les promesses de Dieu sont sans repentance, comme le dit Paul, précisément à ce propos (Rm 11,29.)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais alors, si ce n’est pas le peuple d’Israël qui dit et ne fait pas, qui est-ce ? Ne serait-ce pas l’Eglise elle-même ? Les crimes qu’elle a commis au cours des siècles manifestent assez qu’elle dit et ne fait pas, qu’elle dit et fait le contraire. Notre Eglise se dit préoccupée par l’unité et tend la main aux intégristes comme à aucune autre communauté schismatique ou hérétique. Si l’on déroulait le même tapis rouge pour les anglicans, les luthériens ou les orthodoxes de Constantinople, l’unité ne serait-elle pas déjà retrouvée ? Si l’on déroulait le même tapis pour ceux qui partent sur la pointe des pieds, sans faire de bruit, divorcés remariés, prêtres qui n’en peuvent plus du célibat, etc. nos communautés ne seraient-elles pas moins amputées ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’évangile que nous annonçons nous dénonce tous. Nous sommes tous des disciples infidèles. Et nous n’allons tout de même pas réduire cet évangile à la taille de nos capacités ! Nous sommes condamnés à dire et ne pas faire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Augustin avertissait déjà, précisément dans le contexte d’un débat avec des chrétiens schismatiques : « Beaucoup de ceux qui paraissent dehors sont dedans, et beaucoup de ceux qui paraissent dedans sont dehors » (&lt;i&gt;De baptismo&lt;/i&gt; V, &lt;span style="font-variant:small-caps"&gt;xxvii&lt;/span&gt;, 38)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Puisque les contextes historiques, dont on voit bien qu’ils pourraient illustrer la parabole, ne parviennent pas à en rendre un sens satisfaisant, revenons au texte.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’est pas aussi symétrique qu’il paraît, avec d’un côté celui qui dit et ne fait pas, de l’autre, celui qui fait et ne dit pas. On a un peu de mal en effet à voir en quoi les prostituées et les publicains feraient même s’ils disent d’abord qu’ils ne feront pas. De la parabole à la conclusion qu’en tire Jésus, il y a une sorte de distorsion. Il n’y a pas, contrairement à ce que suggère une lecture trop rapide de la parabole, deux types étanches de comportements symétriques.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qui, chez les pécheurs comme chez ceux qui apparaissent comme obéissants à la voix du Père, qui fait ? Personne, ni les prostituées, ni les interlocuteurs de Jésus, ceux à qui il dit « vous », ceux que le texte ne nomme pas, et pour cause, mais que l’on aurait envie d’appeler les justes. Or il n’y a pas de justes. Que celui d’entre nous qui n’a jamais péché se lève. Que celui d’entre nous qui est fidèle à l’évangile se lève. Voilà pourquoi ce mot de juste n’est pas employé, voilà pourquoi la parabole n’est pas symétrique.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a pas d’un côté ceux qui disent et ne font pas et de l’autre ceux qui font quoiqu’ils disent. Il y a ceux qui font croire qu’ils font et ne font pas, et de l’autre ceux qui font croire qu’ils ne font pas et font cependant, du moins parfois, car évidemment tous les pécheurs et prostituées ne sont pas toujours à écouter la voix du Père. Autrement dit, il n’y a que des gens qui ne font pas.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La parabole, comme d’habitude, par son exagération ou sa distorsion, oblige à dépasser nos petites logiques, les fait exploser, trop étroites qu’elles sont. Ceux qui sont du côté des prostituées et des publicains, ne font pas forcément mieux que les autres (indépendamment du jugement contemporain qu’il faut porter sur la prostitution). Mais eux, savent bien qu’ils ne peuvent pas la ramener, eux savent bien qu’ils ne risquent pas de se dire justes. Le feraient-ils&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;que l’on ne se laisserait pas prendre. On risque en revanche de se méprendre en voyant celui qui paraît obéir à la voix du Père. Lui, on risque de le prendre pour juste. Lui, c’est-à-dire, un de ceux à qui Jésus s’adresse en disant « vous », sans doute nous, donc.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Notre Eglise, comme le peuple de la première alliance, ne peuvent être témoin de la sainteté de Dieu, qu’à dire leur inadéquation, leur inaptitude à en parler, à en témoigner. Et voilà pourquoi les Ecritures racontent non pas l’histoire d’un héros, le peuple Juif, mais l’histoire d’un peuple pécheur, à la nuque raide, qui dans son péché, ne trompe personne et peut ainsi témoigner en vérité. Notre Eglise ne peut être crédible en donneuse de leçon. Paul &lt;span style="font-variant:small-caps"&gt;vi&lt;/span&gt; le disait, le monde contemporain a plus besoin de témoin que de maître, non qu’il se fiait ou se réfugiait dans les sentiments contre la raison, la tyrannie des sentiments séducteurs contre la froideur de l’austère raison. Mais le témoin porte le trésor dans des poteries sans valeur, pour être sûr que l’on ne s’intéresse pas à la poterie (Cf 2 Co 4,7). Assez des héros, ceux qu’on appelle aujourd’hui des témoins.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;N’en concluons pas que notre parabole invite à l’humilité ou à la cohérence de l’existence, faire ce qu’on dit. Elle invite à la vérité. A quelle condition parler de la sainteté ? Pécheurs que nous sommes, n’en sommes-nous pas forcément de faux-témoins ? Mais si nous ne parlons pas, qui le fera ? Qui dira la sainteté de Dieu ? Nous ne sommes pas à la hauteur, nous ne faisons pas ce que nous disons, et c’est justement ceux-là que Dieu a choisis ; la preuve, les publicains et les prostituées nous précèdent dans le Royaume.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Textes : Ez 18, 25-28 ; Ph, 2, 1-11 ; Mt 21, 28-32&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-5428584165803020795?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/5428584165803020795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/seuls-des-pecheurs-peuvent-temoigner-de.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/5428584165803020795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/5428584165803020795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/seuls-des-pecheurs-peuvent-temoigner-de.html' title='Seuls des pécheurs peuvent témoigner de l&apos;évangile (Mt 21, 28-32). 26ème dimanche'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-7544571723101030989</id><published>2011-09-17T15:11:00.007+02:00</published><updated>2011-09-19T22:49:29.249+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>N'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon fric ? - Mt 20,1-16 (25ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon fric ?&lt;/i&gt; Réplique hautaine, méprisante, arrogante, égoïste. Qu’un enfant réponde ainsi, et il est à peu près certain qu’il sera puni. Non, nous n’avons pas le droit de faire ce que nous voulons de notre fric. L’argent, gagné ou reçu, est un élément d’un échange. Si nous étions seuls, nous n’aurions pas d’argent, ou du moins, il n’aurait aucune valeur. L’argent n’a de sens que parce qu’il y a des autres. (On pourrait rappeler que le vocabulaire de l’argent et celui de la foi est en partie commun : &lt;i&gt;crédit, fiduciaire, dépôt, don, obligation, dette&lt;/i&gt;.)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous ne pouvons pas nous comprendre comme des individus autonomes. Nous sommes embarqués dans une même barque, celle de l’humanité. Nous sommes responsables les uns des autres. Qui d’ailleurs oserait dire publiquement : &lt;i&gt;N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon fric ?&lt;/i&gt; Le bling-bling n’a pas tardé à se retourner contre ceux qui, se la jouant décomplexés, ont méprisé leurs semblables.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Or, dans la parabole que nous venons d’entendre, cette phrase est mise sur la bouche du maître de la vigne, de Dieu. C’est Dieu qui dit : &lt;i&gt;n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon argent ?&lt;/i&gt; On se demande même pourquoi personne ne sursaute à entendre cela. Soit nous n’écoutons pas l’évangile que nous proclamons, soit nous ne sommes finalement pas choqué par le scandale du riche qui claque son fric, soit, sous prétexte qu’il s’agirait de Dieu, évidemment, il ne pourrait rien faire de mal quoi que dise le texte.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous édulcorons l’évangile pour entendre seulement ce qui nous plaît, une petite morale que nous ne mettons d’ailleurs pas en œuvre, comme celle d’une justice salariale ; l’évangile est relégué au rang d’histoire enfantine, insipide et cependant vénérée, bref discréditée comme histoire sérieuse.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La question est alors : comment l’évangile peut-il mettre de tels propos, abjects, sur les lèvres de Dieu ? A quelles conditions Dieu peut-il dire : &lt;i&gt;N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon fric ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne vois qu’une solution, qu’il ait tout partagé avec les autres, qu’il ne lui reste plus rien. Non pas comme un flambeur qui a dilapidé tout son bien quitte à ne plus rien posséder. Dieu au contraire ne possède plus rien parce qu’il a tout donné à ceux dont il est responsable, ceux dont la vie et la mort l’habitent plus que lui-même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Donner ici ne signifie d’ailleurs plus donner quelque chose, mais se donner soi-même. Quand Dieu donne, il ne donne pas un truc, ses grâces. Il se donne lui-même, il est la grâce qu’il donne, il est l’amour qu’il donne. Si Dieu se donne comme l’amour, il peut se donner tout entier à tous, amour sans partage d’un amour partagé avec tous.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans certaines langues, on peut distinguer, à la différence du français, l’article indéfini &lt;i&gt;un&lt;/i&gt;, et l’adjectif numéral cardinal &lt;i&gt;un&lt;/i&gt;. Il y a &lt;i&gt;un&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;uno&lt;/i&gt; en espagnol. En grec des évangiles, l’absence d’article vaut comme article indéfini et se différencie clairement de l’adjectif numérique. Ainsi &lt;i&gt;compro uno libro&lt;/i&gt; laisse entendre que j’aurais pu en prendre d’autres, que je n’en ai pris qu’&lt;i&gt;un&lt;/i&gt; alors que &lt;i&gt;compro un libro&lt;/i&gt; insiste sur l’achat et laisse indéfini le livre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En français, il y a homonymie parfaite de sorte que l’on ne peut trancher le sens du contrat de un denier par jour. Curieusement le grec de quantifie pas. Comme si l’on se mettait d’accord sur le fait qu’un salaire serait versé et non sur la valeur de ce salaire. Et pourtant, le lecteur comme l’ouvrier de la première heure ont compris qu’il s’agissait d’un denier par jour, un et non pas deux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Or, ce que toutes les traductions de façon incompréhensible sauf une, celle de Sr Jeanne d’Arc, ne rapportent pas, c’est une hésitation sur la tradition manuscrite. On lit de façon très attestée mais non unanime, &lt;i&gt;Les premiers, venant à leur tour, pensèrent recevoir davantage ; mais ils &lt;span&gt; &lt;/span&gt;reçurent aussi chacun &lt;/i&gt;le&lt;i&gt; denier.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a de quoi sursauter. De quel denier parle-t-on ? de celui qui a été promis ? de celui qui seul peut être donné et que les autres ont déjà reçu ? Autrement dit, l’amour de Dieu (comme tout amour) est-il quantifiable ? Quand les parents aiment leurs enfants, c’est le même amour qui est donné à chacun, même si c’est différemment, et non pas un amour pour chacun, ce qui n’a pas de sens. Il en va évidemment de même pour Dieu si Dieu est Dieu. Quand il aime, il aime tout homme du même amour, son amour, le (seul) amour qu’il puisse offrir, lui-même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et nous qui attendons de Dieu qu’il nous donne des trucs, plus ou moins, ou encore, qu’il ajoute encore telle ou telle grâce. Mais si Dieu a tout donné, si Dieu aime, si Dieu s’est donné, désirer encore autre chose, une grâce ou je ne sais quoi de quantifié, d’autre que Dieu, n’est-ce pas, comme un enfant gâté, réclamer des sucreries, des divertissements comme dirait Pascal, et passer à côté de ce qui a été donné ? N’est-ce pas mépriser Dieu ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et c’est cela précisément que raconte la parabole. Elle met en scène la méprise de Dieu par l’homme qui réclame à Dieu autre chose encore que ce qu’il a reçu, Dieu lui-même, le tout de son amour ; méprise de Dieu par l’homme dans une manière de se mettre d’accord avec Dieu, petits arrangements avec la religion, qui ne laisse pas Dieu s’offrir. L’homme est prêt à recevoir un peu, mais pas tout. L’homme est prêt à recevoir ce qui serait par-dessus, selon l’étymologie de la superstition, pour mieux se garder de recevoir le tout, Dieu, car alors, il serait obligé de s’y rendre. Passer du dieu de la récompense imaginé par un homme satisfait de lui-même et craintif au Dieu de la gratuité, de l'amour, qui se donne et ne cesse de sortir à la rencontre des hommes, à toute heure du jour pour se donner encore.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et je ne doute pas que cette stratégie du refus de Dieu, au cœur même de la foi, au cœur même de la compétence des traducteurs, au cœur même de la compréhension des lecteurs ou des auditeurs qui n’ont pas sursauté à entre Dieu dire : &lt;i&gt;n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon fric&lt;/i&gt; &lt;i&gt;?&lt;/i&gt; soit l’expression de cette méprise de Dieu, ce repliement mesquin sur la superstition pour se préserver de la vraie mesure de l’humanité, la divinité que Dieu lui donne. N’est-ce pas ce que déjà disait le prophète Isaïe : &lt;i&gt;Mes pensées ne sont pas vos pensées, dit le Seigneur, et mes chemins ne sont pas vos chemins.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le premier qui est dernier, c’est Jésus, lui, le premier aimé qui se fait dernier pour que les hommes, notamment les derniers des hommes, humiliés, pauvres, méprisés voire, même si ce n’est évidemment pas synonyme, pécheurs, puissent être considérés comme tous, donc comme le premier, puissent recevoir l’amour de Dieu, Dieu lui-même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Is 55,6-9 : Ph 1,20. 24-27 ; Mt 20,1-16&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-7544571723101030989?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/7544571723101030989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/nai-je-pas-le-droit-de-faire-ce-que-je.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7544571723101030989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/7544571723101030989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/nai-je-pas-le-droit-de-faire-ce-que-je.html' title='N&apos;ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon fric ? - Mt 20,1-16 (25ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-4209354899791639339</id><published>2011-09-12T19:45:00.039+02:00</published><updated>2011-10-30T23:33:53.548+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 ans de Vatican II'/><title type='text'>Qu'est-ce qu'un concile ? (50 ans Vat II n°1)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;i&gt;Tout au long de l'année, une fois par mois, un article pour préparer les cinquante ans de l'ouverture du Concile Vatican II par une présentation de l'&lt;/i&gt;&lt;i&gt;événement et des textes.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 12pt; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;1. Dans l’histoire de l’Eglise&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Pour régler les différends dans l’ordre de la foi, les évêques ont pris l’habitude de se rassembler selon le modèle de l’assemblée de Jérusalem (Cf. Ac 15) Ces rencontres sont appelées en grec synode ou en latin concile. Les tout premiers conciles sont régionaux et apparaissent en Asie Mineure à la fin du deuxième siècle. La synodalité est aussi vieille que l’Eglise, moyen d’expression er de communion adaptée à sa nature.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Sept conciles sont dit œcuméniques parce qu’ils rassemblèrent des évêques de toute l’Eglise de l’époque et sont reconnus par (presque) toutes les Eglises. Ils se déroulèrent à proximité de la capitale impériale, Constantinople, le premier à Nicée en 325 (puis Constantinople en 381, Ephèse en 431, Chalcédoine en 481, etc.) Ils ont défini la foi notamment à propos de la Trinité et du Christ, déclarant hérétique la position rejetée dont les tenant étaient excommuniés ou « anathématisés ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Après la séparation des Eglises d’Orient et d’Occident en 1054, on devrait parler de conciles généraux puisque, s’ils peuvent rassembler des évêques du monde entier, l’Eglise toute entière n’y est pas rassemblée. Parmi eux, les conciles médiévaux, juridiques, ont défini nombre de règles de l’Eglise d’Occident. L’Eglise catholique reconnaît 21 conciles œcuméniques (dont les sept premiers) ; les trois derniers se sont déroulés à Trente (Italie 1545-63) dans une perspective de réforme et deux fois au Vatican (1869-70 et 1962-65).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 12pt; "&gt;Pour poursuivre l’expérience conciliaire, Vatican II a souhaité la convocation régulière d’un synode avec une délégation d’évêques du monde entier, permettant une certaine collégialité. Des synodes par continent ont été convoqués par Jean-Paul II. Les synodes diocésains, actes de gouvernement pour décider en commun ce qui est bon pour la pastorale locale, ont pris une nouvelle forme, puisque des laïcs y sont pleinement associés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;2. Le concile Vatican II&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Le 25 janvier 1959, Jean XXIII annonce un concile. Il souhaite un renouvellement de l’Eglise ou &lt;i style="text-align: left; "&gt;aggiornamento&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-align: left; "&gt;. Depuis la Révolution française au moins, les rapports de l’Eglise et du monde sont conflictuels. Que l’on pense à la revendication d’autonomie pour la science, les Etats, la liberté individuelle. Le pape demande que l’on s’abstienne de formuler des condamnations et que la foi soit présentée de façon pastorale et dans un esprit œcuménique. L’Eglise voudrait ne plus se penser en opposition au monde moderne ou en soi, mais par rapport aux autres : chrétiens d’autres confessions, croyants d’autres religions, non-croyants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Le concile s’ouvre le 11 octobre 1962&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Il y aura quatre sessions, à l’automne des années 62 à 65. Pendant la première intersession Jean XXIII meurt. Paul VI, son successeur est notamment élu pour poursuivre le concile, ce qu’il fait effectivement. Les deux successeurs, papes d’après le concile, choisissent comme nom Jean-Paul, indiquant ainsi leur volonté de s’inscrire dans la perspective conciliaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Un travail en commission (depuis 1961) alterne avec les discussions et les votes en assemblée, dans saint Pierre de Rome, espace non seulement liturgique mais aussi lieu de délibération, de débat. Chaque évêque a à sa disposition un expert théologien. Des représentants des Eglises séparées assistent aux séances plénières, sans prendre la parole cependant, mais les discussions en coulisses et leur simple présence influent sur le concile.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les tensions peuvent être grandes ; il y a des manipulations peu évangéliques (on parle par exemple d’une &lt;i&gt;semaine noire&lt;/i&gt; en novembre 64). Les négociations se repèrent jusque dans la rédaction finale, notamment lorsque l’on a juxtaposé diverses positions ; cela nuit à la cohérence des textes et en favorise les interprétations contradictoires Cependant, les compromis permettent de parvenir à l’adoption des textes à la quasi-unanimité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;3. Des textes et un événement&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Le concile a produit quatre constitutions (deux dogmatiques et une pastorale) sur l’Eglise, la liturgie et la parole de Dieu ; neuf décrets sur les évêques, les prêtres, les religieux, les laïcs, la mission, l’œcuménisme, etc. et trois déclarations sur la liberté religieuse et les religions non-chrétiennes. Ces textes, aux statuts différents, engagent de la manière la plus solennelle la foi de l’Eglise.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Le concile demeure un événement&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, une rencontre, quasi unique à l’époque, d’une assemblée internationale, même majoritairement européenne, non réductible aux textes. L’expression de « nouvelle pentecôte » de Jean XXIII pour exprimer ce qu’il attendait du concile le dit bien. Les évêques découvrent dans les faits la diversité de l’Eglise, se comprennent collégialement responsables de sa conduite, apprennent la liberté d’expression. Lorsqu’ils rentrent dans leurs diocèses, ils expliquent, souvent enthousiastes, quelques uns inquiets, ce qu’ils vivent. De nombreux médias couvrent le concile et permettent d’en suivre le déroulement. Ainsi, tous les chrétiens vivent aussi l’expérience d’une nouvelle effusion de l’Esprit ; plus largement, un élan de sympathie naît de ce que l’Eglise s’intéresse au monde.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;« Une grande richesse de contenu et &lt;i&gt;le ton nouveau, inconnu jusqu’alors, &lt;/i&gt;avec lequel les questions ont été présentées par le Concile constituent comme une annonce de temps nouveaux. Les Pères conciliaires ont parlé le langage de l’Évangile, le langage du Discours sur la montagne et des Béatitudes. » « Je sens plus que jamais le devoir d’indiquer le Concile comme &lt;i&gt;la grande grâce dont l’Église a bénéficié au vingtième siècle : &lt;/i&gt;il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence. »&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Jean-Paul II souligne la nouveauté du concile, plus évangélique, même s’il la tempère par ailleurs. Le concile exprime de manière pastorale la foi de toujours, la tradition. Dogme et pastorale ne s’opposent pas : les vérités de foi ne sont pas édictées en soi mais en vue de ceux qui le recevront. Parler de boussole c’est considérer l’avenir et refuser que le concile ne soit qu’une référence du passé, même décisive.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Vatican II ne définit pas de nouveaux dogmes mais réinterprète l’ensemble de l’évangile et de la foi, au début des années 60, Sa démarche n’est pas que formelle mais engage dogmatiquement, ne serait que comme prise en compte de l’histoire dans la quête de la vérité. Elle est sans doute moins soumise à la caducité que le contenu des textes qui ne disent donc pas tout le sens du concile. En outre, l’histoire de la rédaction (abandon des plans initiaux, différents états des textes, statut de compromis) montre le mouvement de conversion qui aboutit aux textes votés qu’on ne pourrait vraiment comprendre en omettant cette histoire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La réception d’un concile appartient à son autorité et relève de la réinterprétation de la foi. C’est un acte politique et dogmatique qui décide de la mission et de la foi. Tout n’a pas été reçu de Vatican II ni parfois correctement ou comme prévu&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;mso-fareast-font-family:Calibri; mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Il s’agit d’être fidèle à l’évangile, non à la lettre d’un texte, fût-il conciliaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;4. Questions pour aller plus loin&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;L’Eglise n’est pas une démocratie, entend-on parfois. Pourquoi ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Le concile est une institution née de l’histoire et en ce sens humaine voire mondaine. Pourrait-il aussi être justifié comme pratique évangélique du gouvernement ? Autrement dit, la collégialité à tous les niveaux de l’Eglise, n’est-elle pas une obligation évangélique ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Un nouveau concile vous paraît-il nécessaire ? Quel ordre du jour lui fixeriez-vous ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Lors d’un nouveau concile, seuls les évêques devraient-ils intervenir officiellement ?&lt;/p&gt;  &lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;  &lt;hr align="left" width="33%" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 0cm; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1uscf_vatican-ii-images-temoins_news"&gt;&lt;span style="color:black;mso-themecolor:text1;text-decoration:none;text-underline: none"&gt;http://www.dailymotion.com/video/x1uscf_vatican-ii-images-temoins_news&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 0cm; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Dans une lettre à son diocèse, le futur Paul VI écrit en décembre 1962 : « Cette expérience spirituelle restera certainement ineffaçable chez ceux qui ont la chance de participer au concile : une expérience le plus souvent douce, d’autre fois forte et poignante, parfois dramatique, et aussi pesante et douloureuse à certains moments ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 0cm; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Lettres apostoliques &lt;i&gt;Tertio millenio adveniente&lt;/i&gt; § 20 (10 11 1994) et &lt;i&gt;Novo millenio ineunte&lt;/i&gt; § 57 (06 01 2001)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 0cm; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;a href="file:///D:/00_docs/Paroisse%20BCN/Fiche%20concile%201%20Concile.doc#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Dès avant la fin du concile, les décisions de la Constitution sur la liturgie (déc 1963) quant au latin sont officiellement dépassées selon « une dynamique de la constitution, un mouvement de celle-ci la prolongeant au-delà d’elle-même. » (P.-M. &lt;span style="font-variant:small-caps"&gt;Gy&lt;/span&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;div&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="font-style: italic; "&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-4209354899791639339?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/4209354899791639339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/quest-ce-quun-concile.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4209354899791639339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4209354899791639339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/quest-ce-quun-concile.html' title='Qu&apos;est-ce qu&apos;un concile ? (50 ans Vat II n°1)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-2667689738658483827</id><published>2011-09-10T13:30:00.007+02:00</published><updated>2011-09-13T21:49:46.823+02:00</updated><title type='text'>Faut-il toujours pardonner ? (24ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Comment peut-on commander de pardonner ? Et qui peut commander que l’on pardonne ? N’y-a-t-il pas des fautes impardonnables ? L’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité semble laisser entendre au moins que certains actes ne peuvent pas échapper au jugement. Il est par ailleurs clair que le bourreau ne peut pas exiger de sa victime qu’elle lui pardonne. Ce serait une violence de plus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;D’ailleurs c’est à peine si Jésus commande que l’on pardonne. Il ne fait que répondre à une question de Pierre. Faut-il pardonner jusqu’à sept fois demande Pierre. Cela signifie : faut-il pardonner toujours ? Et la réponse de Jésus est tellement curieuse que l’on se demande s’il ne s’agit pas d’une boutade, du genre à question bête réponse bête. Il ne faut pas pardonner toujours mais pardonner plus que toujours. Pardonner plus que toujours, plus que sept fois c’est-à-dire soixante dix fois sept fois. Qu’est-ce que cela veut dire ? On se demande si Jésus ne refuserait pas de s’engager dans cette question plus que compliquée : comment peut-on commander de pardonner ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il faut que nous soyons bien conditionnés pour apprendre à nos enfants à pardonner, sans que cela nous pose problème. S’il s’agit, comme le suggère la première lecture, de sortir du cercle infernal de la vengeance, de sortir de la violence, alors le pardon s’impose, sans que cela exclue la réparation. S’il s’agit de passer l’éponge parce qu’alors on témoignerait de sa grandeur d’âme, parce qu’ainsi on ferait comme il faut, parce qu’ainsi on ferait comme Jésus, peut-être devrions-nous, comme Jésus, nous y reprendre à deux fois pour commander de pardonner. Il ne faudrait pas confondre notre idéologie et l’évangile. Il ne faudrait pas faire de Jésus le garant surnaturel de notre morale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La parabole qui suit illustre le pas en retrait de Jésus. Elle ne dit pas tant l’obligation du pardon que ses conséquences. Elle ne dit pas que l’on doive pardonner, mais que, si nous avons bénéficié du pardon, alors nous devons nous aussi pardonner.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La parabole interdit par son dispositif narratif de faire du commandement du pardon une exigence du bourreau pour sa victime. Telle qu’est racontée l’histoire, ce ne peut être à son bourreau qu’il faudrait (aussi) pardonner. C’est pour n’être pas le bourreau de son frère que nous sommes invités à pardonner. L’homme qui ne pardonne pas, dans la parabole, était victime, lésé par celui dont il va en définitive faire sa victime. Le mal subi ne justifie pas que l’on devienne à son tour bourreau. Voilà l’enseignement de la parabole, dépassement de la loi du talion. Ton frère est en dette à ton égard, ce n’est pas une raison pour que tu le sois aussi, pour que tu deviennes son bourreau.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans ces conditions, le pardon n’est pas un en-soi qui s’imposerait toujours. Je ne suis pas certain qu’il y ait sens à pardonner à celui qui a tué votre enfant, au violeur, à celui qui pour vous supprimer socialement vous a calomnié. Le commandement de Jésus au contraire nous sort de la violence, nous interdit de devenir nous-mêmes bourreau sous prétexte que nous avons été victime.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Jésus ne pose pas le pardon comme une valeur absolue, détachée. Il le situe dans une histoire du pardon : celui à qui l’on a pardonné ne peut pas ne pas pardonner. Il le situe comme exigence non de la victime, mais de l’homme qui pourrait devenir le bourreau de son frère s’il ne pardonnait pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cette réflexion de morale aussi réaliste que radicale peut être menée sans la foi. Beaucoup de nos amis non croyants, de membres de nos familles qui ne partagent pas la foi, se plairaient à reconnaître dans cette parabole de Jésus un enseignement qu’ils tâchent de faire leur. Et que l’évangile soit une fois encore du côté de l’humanisation, voilà qui n’a certes rien pour nous étonner mais qui doit être souligné.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais Jésus n’a-t-il pas autre chose à dire ? S’il n’a pas de discours propre, pourquoi faudrait-il que nous le proclamions autre qu’un maître de sagesse, que nous le confessions comme le seul par lequel nous puissions vivre, être heureux, c’est-à-dire aussi être sauvés ? Dire quelque chose de plus ne signifie pas forcément dire quelque chose de mieux, au sens où serait de même coup relativisé ce qui deviendrait par comparaison moins bien. Dire quelque chose de plus, ce serait dire quelque chose d’autre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le pardon que l’homme lésé par son frère a reçu, est celui d’un maître, le pardon de quelqu’un qui n’est pas son frère. Si Dieu lui-même nous a pardonné, comment pourrions-nous ne pas nous aussi pardonner au frère ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La parabole ne parle pas tant du pardon entre nous que de la réconciliation opérée par Dieu lui-même qui ouvre un monde nouveau. Si nous sommes réconciliés avec Dieu, si nous prenons acte de ce dont nous avons bénéficié, alors nous sommes engagés non seulement à faire de même, mais plus encore à en témoigner le plus largement. Le pardon reçu fait de nous les témoins d’un monde nouveau.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je vous l’accorde, cela ne saute pas aux yeux, et c’est bien un des problèmes de l’annonce de l’évangile. Certes, nous arrêtons la violence en refusant de faire de notre bourreau une victime, mais comment révélons-nous un Dieu qui s’est déjà réconcilié l’humanité ? Comment témoignons-nous, plus fort que la douleur, que la vie, malgré les apparences, a déjà triomphé. Comment ouvrons-nous la possibilité d’une annonce de la résurrection ? C’est effectivement autre chose que d’apprendre à ses enfants à pardonner tout en continuant à soutenir de facto une société injuste !&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;&lt;div style="font-size: 12pt; "&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family:Calibri;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US; mso-bidi-language:AR-SA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-size: 12pt; "&gt;Si 27,30 ; 28,1-7 ; Rm 14,7-9 ; Mt 18,21-35&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Pour que l’Eglise soit au milieu du monde, celle qui aide les hommes à refuser l’engrenage de la violence et de la vengeance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Pour le monde traversé par nombre de tensions. Que les nations se préoccupent du sort les unes des autres. Que les inégalités et les injustices soient combattues afin que la haine qu’elles suscitent s’estompe. En ce 11 septembre, nous pensons à tous ceux que l’Occident opulent maintient dans la misère pour s’enrichir toujours davantage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Pour notre communauté paroissiale. Pour ses activités qui recommencent, catéchèse, groupes de réflexion, préparation des liturgies. Que chacun accueille la responsabilité que lui confère son baptême pour le service de l’évangile.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 16pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-2667689738658483827?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/2667689738658483827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/faut-il-toujours-pardonner-24eme.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2667689738658483827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2667689738658483827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/faut-il-toujours-pardonner-24eme.html' title='Faut-il toujours pardonner ? (24ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-1325702318465264337</id><published>2011-09-02T16:23:00.001+02:00</published><updated>2011-10-11T13:09:29.627+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>La piel que habito, Almodovar</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le dernier film d’Almodovar, &lt;i&gt;La piel que habito&lt;/i&gt;, relève de la science fiction. Un jeune homme est séquestré par un médecin qui décide de faire revivre sa femme défunte à travers lui. Les prouesses de techniques médicales déployées font ainsi du jeune homme une jeune femme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La prise de possession et la transformation de sa créature par ce nouveau Frankenstein est étonnamment froide et technique. Sa description est aseptisée au point de briser l’art narratif d’Almodovar – il faut du temps avant que le récit puisse se mettre en route ‑ ; elle est faite avec autant de rigueur et de minutie que le maniement des éprouvettes ou une greffe de vidage. Elle est d’une extrême violence et rend le film tout entier très violent, alors que les scènes explicitement violentes sont peu nombreuses voire inexistantes ou rendues telles. Il s’agit cependant avec ce film de rien moins que l’autopsie d’un viol, à strictement parler d’un contre-viol, selon la réciprocité implacable de la loi du talion.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La jeune femme parvient à rejoindre les siens. Il lui faut tout raconter pour être reconnue puisque rien d’elle ne rappelle celui qu’elle était, il faudrait dire, ce qu’il était. Ce que nous sommes est grandement identité narrative. Mais il faut aussi nommer, se nommer. Par deux fois, l’on entend, à l’extrême fin, comme clé du film : &lt;i&gt;Soy Vicente. Je suis Vincent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Qui sommes-nous ? &lt;i&gt;La peau que nous habitons&lt;/i&gt; ? Un être déterminé par une sexualité ? Jusqu’où le corps, le sexe en particulier, nous définissent-ils ? Jusqu’où la peau nous dé-finit-elle ? Demeurons-nous par delà les aléas, science-fictionnels ou non, de l’existence ? Déjà Locke s’était servi d’une parabole de ce genre avec son roi auquel on greffait le cerveau d’un savetier. A son réveil, serait-il roi ou savetier ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’était la question de la substance qui était posée. Est-elle ce qui définit comme matériellement ou bien faut-il chercher ailleurs, dans une perspective moins matérialiste, moins naturaliste aussi, ce que nous sommes ? Faut-il que ce soit l’âme, qui existerait alors, forme individuante et identifiante, qui nous définisse ? Mais avec Almodovar, ce n’est plus l’âme qui est questionnée, mise en question, mais l’identité sexuelle, dans la mouvance de la théorie du genre. La superficialité de la peau ne peut évidemment pas suffire à me dire et cependant, c’est de sa douceur, de sa finesse que l’on se souvient, que l’on se reconnaît.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le jugement est suspendu. On voit seulement que Vicente n’a pas choisi ce qu’il est devenu. Que la nature ou les autres, par la science ou la culture, nous modèlent, c’est certain. Mais nous demeurons malgré les transformations même radicales. Tout cela nous tombe dessus, sans que nous n’y puissions-rien. Le seul pas possible, ou plutôt, la seule chose à faire, qui elle-non plus ne semble pas relever du choix, c’est de persister dans ce que le récit dit de nous, dans ce que notre histoire racontée nous donne d’être.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Naturalisme et gendertheory sont renvoyés dos-à-dos comme aussi peu sensés l’un que l’autre. La psychanalyse en tremble dans ses fondements. La sexualité n’est pas le langage du désir, n’est pas ce qui importe, et l’on pourrait d’ailleurs n’aimer que ses propres chimères. Personne ne choisit sa sexualité, même si l’on parvient à en changer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Avec la question de l’identité se trouve donc posée celle de la capacité d’aimer. Plus que la question de l’identité, c’est celle de l’altérité qui est posée. Qui aime dans ce film ? Cristina seulement peut-être, l’employée qui reçoit la confidence de Vicente et qui pourrait désormais effectivement et dorénavant l’aimer. Cristina est lesbienne, et c’est la seule qui semble instiller un peu d’altérité, non pas la différence avec laquelle je n’ai rien à faire, qui fait que l’on mange l’autre (comme Vincent se goinfre du riz) mais la distance qui ouvre un espace pour la reconnaissance.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’altérité n’est pas là où on la cherche. Discret éloge de l’homosexualité.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-1325702318465264337?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/1325702318465264337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/la-piel-que-habito-almodovar.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/1325702318465264337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/1325702318465264337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/la-piel-que-habito-almodovar.html' title='La piel que habito, Almodovar'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-6660541211726333328</id><published>2011-09-02T10:23:00.004+02:00</published><updated>2011-09-02T22:35:40.976+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Chrétiens sans Eglise ? (23ème dimanche du temps)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi doit-on passer par l’Eglise pour être disciple du Christ ? Pourquoi ne peut-on pas vivre sa foi sans le rassemblement du dimanche, sans l’institution ? Faut-il vraiment prendre place dans des communautés vieillissantes ? Faut-il vraiment se forcer à rejoindre d’autres communautés, parfois jeunes, mais dont le style et la pensée ne nous conviennent pas ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ne peut-on pas vivre sa foi tout seul, dans son coin ? L’état ou le style des communautés paroissiales ou autres, les discours dominant ou dissonants nous déplaisent selon notre propre positionnement au point de nous détourner parfois de la foi, de nous rendre l’évangile indigeste. Ne serait-il pas préférable de cultiver pour soi une relation à Dieu, dans la rectitude de la vie et la prière ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, beaucoup de chrétiens ne fréquentent plus guère les communautés et préfèrent entrer dans une église pour se recueillir. La foi est affaire intime, disent-ils de surcroît, sans compter que le bruit des enfants ou les salamalecs ecclésiastiques peuvent être une vraie nuisance. Force est de constater cependant, que cette privatisation de la vie chrétienne, conduit souvent à un abandon de la responsabilité missionnaire, c’est-à-dire à un dessèchement de la foi, à son abandon. Beaucoup sont sortis de l’Eglise sur la pointe des pieds, sans bruits, laissant aussi de fait le Christ de côté. Ils n’ont pas oublié son enseignement sur l’amour du prochain, car point besoin de la prière et de la lecture de l’évangile pour vivre le respect et l’amour du frère. Mais le Christ n’est plus un compagnon de route, au mieux, une référence, un modèle, un idéal, parmi d’autres.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ces départs discrets semblent affoler bien moins la hiérarchie de l’Eglise, si sensible à l’unité, qui au contraire, modère son discours et durcit ses pratiques pour ne pas se mettre à dos des minorités plus bruyantes. L’unité de l’Eglise n’en est pas moins passablement écornée. Quoi qu’il en soit, que répondre à ces remises en compte de la nécessité de l’Eglise pour vivre sa foi ? Pouvons-nous dire en quoi l’Eglise est indispensable à la suite du Christ par les disciples ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’évangile de ce jour me fait retenir un point. Il n’y a pas d’accès immédiat à Dieu. La rencontre avec Dieu se fait toujours de dos, comme disent les Ecritures, parce que l’on ne peut pas voir Dieu sans mourir. Ce vocabulaire imagé laisse entendre qu’il y a quelque chose de mortel dans un rapport qui serait direct avec Dieu. Si l’homme croit pouvoir se tenir devant Dieu alors qu’il n’a accès à lui-même que par le long détour de son propre corps et des autres, il est dans l’illusion.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’illusion en matière religieuse est toujours violente. L’idolâtrie ou le fanatisme, bref la psychose, en sont les formes les plus communes. Voilà pourquoi il importe pour se tenir devant Dieu que quelques uns soient réunis en son nom. C’est parce qu’il y a de l’autre que le Dieu autre, le Dieu qui n’est pas ouvrage de mains humaines ou conception d’élucubrations intellectuelles peut se laisser deviner.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;N’allons pas penser que le rassemblement est un mode parmi d’autres de la présence de Dieu. Sans le rassemblement, sans la médiation d’autrui, du frère, il n’y a pas de chemin vers Dieu. Le chemin vers Dieu est le frère.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cela est évidemment d’importance pour dire le cœur de la foi chrétienne qui ne saurait distinguer l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Cela est d’importance aussi pour notre santé psychologique, mentale. Cela l’est enfin pour la santé de notre foi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est effectivement trompeur de se retrouver seul à seul, dans le cœur à cœur, avec le Dieu tel qu’on l’imagine. C’est au contraire une aventure hautement spirituelle, qui décentre, que de se laisser surprendre par le Dieu livré dans la rencontre des frères, un Dieu que je dois résister à faire à mon image, à mon goût, que je peux laisser exister comme il vient, à moins que je ne fasse de mon groupe de prière, de mon Eglise, une secte.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a pas de parade absolue contre l’idolâtrie et le fanatisme. Effectivement la sectarisation de l’Eglise nous guette. Reste que la médiation ecclésiale interdit au moins un certaine forme d’idéal. De fait, l’Eglise ne peut guère paraître idéale alors même que nous la confessons sainte, à moins, une fois encore, de devenir une secte, qui a toujours raison et sait tout. La médiation ecclésiale, c’est la rencontre charnelle avec un peuple pécheur mais aussi avec le peuple immense de ceux qui cherchent Dieu, de ceux qui dans l’ignorance de ce que fait la main gauche, viennent au secours de leurs frères.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« En faisant constamment buter le croyant sur le corps, l’institution ou la tradition, en rappelant à chacun que nul ne peut se déclarer chrétien si les autres ne le lui disent – et d’abord à travers le baptême – qu’une foi qui se voudrait toute intérieure sous prétexte de spiritualité et de pureté est une illusion, que cette foi ne peut se développer sans pratique, […] les sacrements » comme les frères, « posent un interdit d’idolâtrie, c’est-à-dire l’interdit de réduire Dieu ou le Christ aux conditions de l’expérience subjective que l’on dit avoir faite d’eux. En nous ramenant constamment vers la médiation du corps, de l’institution et de la tradition, ils viennent briser nos rêves de pleine et immédiate présence de Dieu ». (L.-M. &lt;span style="font-variant:small-caps"&gt;Chauvet&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le corps chemin de Dieu&lt;/i&gt;, p. 77)&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Times New Roman', serif; "&gt;En outre, ce n’est pas nous qui prions, mais toujours cette Eglise sainte et toujours à renouveler à réformer. C’est à la foi de l’Eglise que nous avons part de sorte que si l’Eglise n’est pas là, vaine est notre rencontre de Dieu, illusoire est notre rencontre de Dieu. Seulement &lt;i&gt;quand deux ou trois sont réunis en son nom, il est là, au milieu d’eux&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-6660541211726333328?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/6660541211726333328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/chretiens-sans-eglise-23eme-dimanche-du.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/6660541211726333328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/6660541211726333328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/09/chretiens-sans-eglise-23eme-dimanche-du.html' title='Chrétiens sans Eglise ? (23ème dimanche du temps)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-9010350753312036955</id><published>2011-08-26T09:24:00.006+02:00</published><updated>2011-08-26T10:07:58.886+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>La revue Magnificat soutient les croisades</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la saint Louis, je suis avec des chrétiens qui animent une prière du matin. Ils se servent de la revue &lt;i&gt;Magnificat&lt;/i&gt;. Et voici ce qui est lu en guise de dernière intention de prière :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Béni sois-tu pour la foi avec laquelle Saint Louis a pris part à l'annonce de l'Evangile jusque sur la terre que tu as illuminée de ta présence."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je reste interdit. Premièrement, la terre où Jésus a vécu est une terre où il y a des chrétiens. Saint Louis n'y a pas apporté l'Evangile puisque Jésus l'y a prêché, mais aussi parce que des communautés chrétiennes y sont rassemblées depuis 2000 ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus grave encore, la "visite" de Saint Louis en Terre sainte est... une croisade. Suite à un voeu fait pour recouvrer la santé, le roi organise et part pour la 7ème croisade. Il y a des batailles, des morts, des villes prises. Un peu plus tard, le roi est fait prisonnier et sera libéré contre rançon. Quelques années plus tard, il souhaite repartir pour la 8ème croisade mais mourra sur la route, en 1270, à Tunis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et voilà comment les croisades sont occasion de bénir le Seigneur, sans la moindre ombre de repentir. Certes, on ne saurait commettre des anachronismes en jugeant des croisades avec le regard contemporain. Mais l'on ne saurait d'avantage organiser un achronisme. L'ignorance volontaire ou non de l'histoire est la source des pires idéologies, des pires crimes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si l'on doutait encore de quelle idéologie abominable participe cet opuscule de piété qu'est &lt;i&gt;Maginficat&lt;/i&gt;, on ne pourrait désormais plus prétendre l'ignorer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-9010350753312036955?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/9010350753312036955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/la-revue-magnificat-soutient-les.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/9010350753312036955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/9010350753312036955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/la-revue-magnificat-soutient-les.html' title='La revue Magnificat soutient les croisades'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-8929140326174734212</id><published>2011-08-21T23:33:00.005+02:00</published><updated>2011-08-22T00:02:49.694+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Une Eglise pour faire douter</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-BdBVUA8vjw4/TlF7nJxTUMI/AAAAAAAAAMY/_6auV-suiy0/s1600/Silos.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-BdBVUA8vjw4/TlF7nJxTUMI/AAAAAAAAAMY/_6auV-suiy0/s320/Silos.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5643427720639762626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Périple de quelques jours en Castille. Que de villes magnifiques ! En fond de décor, si je puis dire, les JMJ. De nombreux jeunes croisés dans les rues durant les journées en diocèse, et même après, certaines communautés semblant organiser leur propre rencontre dans leur coin ou des diocèses voisins comme Segovie hébergeant aussi des jeunes.&lt;/div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Chaque jour, le rendez-vous de la messe, que je ne sais pas célébrer seul. Je me débrouille à trouver une communauté à laquelle me joindre. Et en Espagne, ce n’est pas difficile. Célébrer la messe dans des édifices merveilleux comme la cathédrale de Salamanque ou le monastère de las Huelgas à Burgos, ou bien dans des lieux marqués par Thérèse d'Avila comme le Carmel où elle vécut pendant trente ans ou Jean de la Croix, au lieu de son décès, ce n'est pas rien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;On retrouve quelques personnes, plus ou moins petites communautés fidèles, enracinées dans ce devoir de prière qui les fait se tenir là, d’être là. Pourquoi ? Pour quoi ? Pour qui ? On peut se demander. Cette Eglise est moins visible que le million et demi de jeunes de &lt;i&gt;Quatro viento&lt;/i&gt;. « Ici, je me tiens. » C’est ce que Ricœur désigne, avec Lévinas, comme l’expression de la fidélité à la parole donnée, au devoir d’humanité. "J’ai dit (souvent pas explicitement) que je serai là, et j’y suis." Voilà ce que ces petites communautés disent. Voilà ce que le Pape a essayé de faire comprendre aux jeunes, car j’imagine qu’en les invitant à rejoindre les paroisses, communautés et mouvement, il s’agit bien de cela, se tenir là où nous sommes convoqués et où nous nous devons de nous tenir, puisque nous nous disons ses disciples.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais ce que chacun des membres de ces communautés, prêtres compris, vit de la foi. Il y a la dévotion répétitive, des choses à faire, des &lt;i&gt;Ave&lt;/i&gt; ou des répons à enchaîner le plus vite possible, les litanies les plus longues possibles. Peu de silence. Il faut faire. Alors que nous sommes désarmés dans la prière et que c’est peut-être cela la prière, ce désarmement qu'il faut bien accepter, lieu de faiblesse, lieu de pacification. Nous tenir là. Nous l’avons promis au Christ, comme Eglise, en réponse à son commandement : &lt;i&gt;faites cela en mémoire de moi&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les prêtres que j’ai vu présider tous ces jours ne font pas forcément mal, encore que les deux messes d’aujourd’hui (la première m’avait laissé sur ma faim alors j’espérais en fin de journée corriger le tir mais les deux fois, la messe du dimanche n’a pas duré 25 mn !) ne brillent pas par le sérieux des présidents, par ailleurs, sans doute, des confrères très respectables. Heureusement qu’ils sont attachés à de petits rites secondaires. Cela prend au moins un peu de temps.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ils apparaissent souvent (plus qu’en France ?) fonctionnaires du culte, opérant quelques gestes sacrés et chargés de la transmission d’un message dont ils disent qu’il fait vivre, mais dont ne voit pas comment il peut faire vivre, eux compris. Répéter que le Pape est le successeur de Pierre suffit-il à faire vivre ? Notre Eglise semble confondre impossibilité du savoir absolu et relativisme. Il faut des certitudes. La foi dit la vérité et il n’y a qu’à appliquer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Eux et les autres baptisés ont fait ce qu’ils avaient à faire. Ont-ils prié ? Se sont-ils livrés au Christ ? Comment le saurait-on ? Et cela ne nous regarde pas. Cependant, outre leur présence que je soulignais plus haut, ils ne m’ont pas bien aidé à prier. Ou plutôt, ils ont exigé de moi un effort de concentration pour être avec eux à ce que nous devions vivre. Ont-ils donné envie d’être rejoints dans une compréhension incroyablement immense de la vie de l’homme, alors que leurs cérémonies semblent bien rabougries ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Sur la route ou dans la rue, je me demande ce que ma foi a de commun avec la leur. Je ne veux pas juger. Je ne veux pas les enfermer tous dans le chemin de la dérive religieuse, bien loin de l’aventure de la foi. Leur manière de faire m’ébranle, me fait douter. Si ce sont eux les croyants, le suis-je ? Et toi, que vis-tu ? Est-ce la même chose qu'eux ? Oui, bien sûr. Je suis même heureux d’avoir trouvé des chrétiens et d’avoir pu, bon an mal an, célébrer authentiquement avec eux les saints mystères. Le geste de paix est peut-être le plus fort de tout ce rituel. Et pourtant…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Tous ces gens peuvent-ils ne pas voir que le respect de règles fixées par l’Eglise ou leur piété n’est rien ni de l’amour du prochain, ni du culte dont parle Jésus, notamment lorsqu’il fustige ceux qui rabâchent comme les païens. Certes, l’office du milieu du jour à Silos, la messe à las Huelvas ou devant le tombeau de Jean de la Croix montraient un autre visage, avec, outre les moines et moniales, les mêmes petites communautés locales.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais si l'Eglise faisait douter, elle pourrait, à son corps défendant, et malgré l'horreur de son péché, contribuer à édifier une foi qui ne pourrait être certitude.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Illustration : Thomas et le Christ, détail, Silos&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-8929140326174734212?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/8929140326174734212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/homme-de-peu-de-foi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8929140326174734212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8929140326174734212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/homme-de-peu-de-foi.html' title='Une Eglise pour faire douter'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-BdBVUA8vjw4/TlF7nJxTUMI/AAAAAAAAAMY/_6auV-suiy0/s72-c/Silos.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-758289165733928627</id><published>2011-08-13T13:32:00.005+02:00</published><updated>2011-08-26T10:04:58.571+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Impression, mitigée, des JMJ</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’ai retrouvé la délégation lyonnaise aux JMJ lors de son passage, mercredi soir, à Barcelone. Nous avons célébré l’eucharistie, présidée par le Cardinal Barbarin. La soirée s’est poursuivie par la visite de la Sagrada Familia.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je suis bien triste de ce que j’ai vu. Non, c’est exagéré. Il y avait la bonne humeur, même la joie d’un millier de jeunes. Il y avait l’engagement de certains au service de tous. Il y avait des personnes à retrouver, certaines pas croisées depuis des années. Il y avait de nouvelles rencontres, éphémères, mais bien sympathiques.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cependant trois détails que je ne sais pas maintenir à leur place. Une liturgie prise en charge par des gens bien sûrs de leur science en la matière, mais peu compétents. Passe que l’on oublie le gloria. Ce n’est pas grave, sauf quand on prétend savoir. Mais que la prière universelle ne soit pas un moment suffisamment important pour que l’on ne fasse rien d’autre que de prier, là, non. Et que faisait-on pendant ce temps ? Deux servants d’autel disposaient les nappes sur l’autel, en plein centre du champ de vision, juste sous le nez du président. Comme si ces petits préparatifs de l’autel valaient plus que la prière des fidèles. Comme si, histoire de leur laisser le bénéfice du doute, ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Deuxième détail. Les chants. Il me semble que tous appartenaient au répertoire des communautés nouvelles. Rien des paroisses, rien des mouvements. On impose un répertoire et l’on s’étonne ensuite que les jeunes ne se retrouvent pas dans la pastorale ordinaire, à moins que l’on ne veuille forcer cette dernière à se ranger derrière les communautés nouvelles. Ce serait donc cela la nouvelle évangélisation. On instille de la division dans l’Eglise, par la pratique. Il a fallu que ce soit des Scouts d’Europe qui chantent des refrains de Taizé à la Sagrada Familia !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Troisième détail. Le mot de l’archevêque à la Sagrada familia. De la piété, oui. De la foi, je n’oserais trancher. Quant à répondre à des interrogations, certes non. Asséner des vérités totalement déconnectées de nos vies, oui. Que voulez-vous, il faut remercier St Joseph. Et c’est avec ça que l’on annonce l’évangile ! Pas une phrase de l’évangile ne pourrait être avancée pour supporter cette dévotion. Le 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle triomphe, retour tridentin ; retour de la gloire tridentine. Plutôt que d’ouvrir à un chemin de spiritualité qui est combat de la foi, on a des trucs à faire, remercier St Joseph, en l’espèce, et nous voilà chrétiens.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Découvrir et rendre grâce pour sa famille. Oui, c’est bien joli. Mais est-ce si évident ? Toutes les familles de tous ces jeunes sont-elles des milieux à propos desquels il s’impose que l’on rende grâce ? Est-ce seulement possible. La deuxième famille, l’Eglise. Oui, pour la découvrir, s’en vouloir membre. Mais là encore, pas un mot, du moins si j’ai bien entendu, sur une famille un peu moins idéale que prévue. A dire le bien sans le mal, on fait de l’idéologie, pas de l’évangélisation. Le mot d’accueil de la messe se défendait lui déjà en matière de discours idéologique ! On galvanise les foules sur des certitudes d’autant plus assénées que l’on évite toute réflexion, que l’on occulte la complexité de nos existences. Tous ces jeunes, évidement, ne sont pas comme ceux qui n’ont pas de valeurs. Dans l’Eglise, on sait le chemin. (On aurait juste pu se demander combien de tous ces jeunes, majoritairement célibataires, vivaient effectivement leur sexualité dans la continence, selon que le requiert l’idéologie officielle. On aurait vu le grand écart. Mais on ne veut pas le voir.)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quant à la troisième famille, la famille humaine, je ne peux rien dire, j’ai été entrepris par quelqu’un et n’ai pas pu entendre. J’avais osé souffler que la Sagrada Familia, ce n’était pas tant la famille de Jésus, Marie, Joseph, dont on ne sait pour ainsi dire rien, qu’elle est principalement notre idéal de la famille projeté dans le ciel, selon le modèle décrit par Feuerbach. La Sagrada Familia c’est surtout la vocation de l’humanité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le travail apostolique ressemble à travers ces trois ou quatre détails au trois D du Cardinal Dias : &lt;i&gt;Disciple, Dévotion, Doctrine&lt;/i&gt;. Où sont la liberté et la responsabilité ? Où est l’aventure spirituelle, aventure dans ou de, ou avec l’Esprit ? Où est la foi ? Tout cela n’importe pas. C’est juste la fin de l’évangile au nom de l’évangile. Le grand Inquisiteur de Dostoïevski n’est pas mort. Il étend ses méthodes. Certes la violence est moindre, et ce n’est pas rien. On prend juste le soin d’ignorer ceux qui ne pense pas comme nous. C’est une violence bien cinglante tout de même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A quoi bon ce coup de gueule, sa publication ? Peut-être pour faire entendre une autre musique, pas forcément meilleure, mais qui ne peut au moins pas prétendre être la seule. Et c’est sans doute nécessaire pour ceux qui n’aiment pas les fanfares qui font que l’on n’entend plus rien. Et c’est sans doute nécessaire pour casser le silence respectueux et complaisant des courtisans. Et c’est sans doute nécessaire pour ne pas se décourager totalement de la capacité de l’Eglise à annoncer l’Evangile.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je trouve dans &lt;a href="http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Les-JMJ-laboratoire-de-l-Eglise-_EG_-2011-08-12-698748"&gt;&lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; du 12 août&lt;/a&gt; ces lignes : « Mgr Georg Austen, qui fut de 2002 à 2006 secrétaire des JMJ de la Conférence épiscopale allemande, prolonge la réflexion : ″Je crains que les JMJ ne deviennent un instrument qui utilise les jeunes, surtout dans une période où l’Église est en difficulté. Il est important que ces jeunes puissent arriver avec leurs questions, et pas seulement rejoindre une structure préexistante.″ »&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-758289165733928627?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/758289165733928627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/impression-mitigee-des-jmj.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/758289165733928627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/758289165733928627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/impression-mitigee-des-jmj.html' title='Impression, mitigée, des JMJ'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-2322718584380848158</id><published>2011-08-07T08:11:00.003+02:00</published><updated>2011-08-07T11:14:21.655+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>Noche de la fe (Decimonoveno domingo)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;Una primera lectura del evangelio podría hacer pensar que la fe seria la actitud según la cual deberíamos creer lo más increíble. Una palabra más, y podríamos decir que la fe consiste en creer lo mas insensato, lo más absurdo. Se dice la frase atribuida a Tertuliano : &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;credo quia absurdum&lt;/i&gt;, creo porque es absurdo.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;Andar sobre el agua, no es un problema si crees, y si no puedes ir hasta tu destino, es la prueba que te falta le fe. &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;¡ Que poca fe ! ¿ Por qué has dudado ?&lt;/i&gt; Por lo tanto, hay gente que no entiende porque la Iglesia conoce tan dificultades. ¡ Tenemos que esperar, que rezar, y lo que pedimos nos será dado ! Si no, es la prueba que nos falta la fe, y esto explica la crisis de la Iglesia.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;Pero, hoy, en una cultura técnica, los creyentes también saben que el mundo es autónomo, funciona según las leyes de la naturaleza, que Dios no puede intervenir para cambiar el desarrollo de las cosas. Somos salidos de un mundo mágico, a diferencia de las culturas primeras.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;Los jóvenes, más que muchos, no pueden creer contra lo que aprenden por la ciencia, o bien, al contrario, pueden aceptar cualquier cosa, desconfiando de la racionalidad. Y prefiero la racionalidad que el irracional porque nuestro Dios envió a su hijo, es decir a su palabra, a su logos, a su razón, por el cual hizo todas las cosas, creo el mundo.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;Como lo dijo el pastor Bonhoeffer, que estuvo en Barcelona durante dos o tres años al inicio del siglo 20, no creemos en un Dios figurante, rellenos las raciones cuando no podemos explicar las cosas. El milagro nunca es una solución para explicar el mundo ; la fe no explica lo que la ciencia no puede, sino, cada vez que la ciencia progresa, la fe pierde terreno.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;Diciendo esto, volvemos a conocer la experiencia de todos los creyentes. Juan de la cruz y la tradición del Carmelo hablan de la noche de la fe. La fe no explica nada. Nada, nunca nada. No creemos para comprender, incluso si nada es más inteligente que la fe. No creemos para explicar, para buscar las raciones de la cosas, la racionalidad ; y, sin embargo, nada es más racional que la fe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;La tradición del Carmelo encuentra en Elías su fundador. La historia de Elías, el ciclo de Elías, cuenta la competencia entre el dios Baal y el Dios de Israel. Podríamos decir que Elías organizo un concurso de dios. ¿ Quien podría encender el altar y las victimas, las ofertas ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;Naturalmente, el altar de Dios, del verdadero Dios, se enciende. Y Elías, victorioso, mato a los profetas de Baal. Sin embargo, se volvió triste, deseando morir. ¿ Porque morir cuando hemos ganado ? Me parece que se percibió que se había equivocado de Dios. Hizo como los profetas de Baal, utilizando la fuerza, la de la persuasión, para mostrar a su Dios. Pero si Dios viene al final de una prueba, no hay mas sitio para creer, solamente para saber.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;No vale Elías más que los demás. Es como sus padres, como los de su pueblo. Hay que morir. Dios lo dio una nueva suerte. Dios le salvo por donde había pecado. ¿ Como reconocer a Dios ? No hay nada a ver. Nada en el viento, nada en el terremoto, nada en la tempestad.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;En el silencio, en el ruido de una brisa tenue, es decir, sin oír nada, Elías se tapa el rostro. Dios está aquí. Ninguno milagro, ninguna evidencia, solamente la noche de la esperanza y de la confianza, es decir también, la noche del dudo y de la imposibilidad de creer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;En un mundo desacralizado, desencantado, no hay la posibilidad de lo maravilloso. Nos quedamos en silencio, esperando al pasaje de Dios como una brisa tenue, interpretando su silencio como el signo de su presencia, entendiendo la ausencia de Dios de otra manera que los no creyentes, pero viviéndola como ellos. La ausencia de Dios, a la cual estamos confrontados, es para nosotros el índice de su presencia. Su presencia es lo que permite de entender su ausencia, no como un abandono sino como la forma de esta presencia. Así no podemos confundir nuestro Dios y un ídolo.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD" style="mso-ansi-language:ES-TRAD"&gt;El creyente hoy, es un místico o no es, es como Elías o Sant Joan de la Cruz, viviendo en la noche de la fe, seguro que nada es más inteligente que la fe y sin embargo que la fe no se prueba. El creyente de hoy espero a su Dios, mendiga a su Dios.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-2322718584380848158?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/2322718584380848158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/noche-de-la-fe-decimonoveno-domingo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2322718584380848158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2322718584380848158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/08/noche-de-la-fe-decimonoveno-domingo.html' title='Noche de la fe (Decimonoveno domingo)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-2012433621909505832</id><published>2011-07-30T14:01:00.003+02:00</published><updated>2011-08-01T11:36:00.522+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eucharistie'/><title type='text'>L'hostie est-elle le corps du Christ ? (18ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La multiplication des pains ressemble à une eucharistie. Tout particulièrement les mots suivants : &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;I&lt;/i&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt; mso-bidi-language:HE"&gt;l prit les cinq pains […], leva les yeux au ciel, bénit, puis, rompant les pains, il les donna aux disciples, qui les donnèrent aux foules&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;mso-bidi-language:HE"&gt;. On y retrouve la prise du pain par Jésus, la bénédiction, la fraction (qui donnait son nom au rite eucharistique durant les premières décennies chrétiennes) et le don du pain.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;mso-bidi-language: HE"&gt;Est-ce à dire qu’il faut lire notre texte comme un texte eucharistique ? La question vaudrait tout autant du discours sur le pain de vie dans l’évangile de Jean, qui fait suite au récit de la multiplication des pains dans le quatrième évangile. Je ne cherche par cette question à entrer dans un débat d’experts mais à nous aider à comprendre ce que nous vivons dans la fraction du pain, dimanche après dimanche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;mso-bidi-language: HE"&gt;Pour nous, spécialement pour nous catholiques, l’eucharistie s’est comme chosifiée. Le pain et le vin consacrés sont des en-soi que l’on peut vénérer, adorer. Au point que l’on peut parfois donner l’impression que l’on a oublié la dimension de repas de l’eucharistie ; l’adoration semble être le dernier mot, le meilleur, de l’eucharistie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Notons pourtant que dans aucun des textes évangéliques à connotation eucharistique il ne s’agit de voir, mais toujours de manger, ce qui, aux dires des auditeurs de Jésus, est particulièrement inadmissible : &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?&lt;/i&gt; &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;[…] &lt;/i&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt; mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:HE"&gt;Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : "Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ?" Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : "Cela vous scandalise ?"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language: HE"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La chosification de l’eucharistie me semble venir d’une récupération par la pitié, populaire et promue par des ecclésiastiques d’une théorie médiévale ‑ théologie tardive donc ‑ pour comprendre ce que sont ce pain et ce vin. La controverse anti-protestante a fait le reste.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est ou ce n’est pas le corps du Christ ? Répondez, c’est ou ce n’est pas ? Répondez simplement, sans nous embarquer dans des complications, oui ou non est-ce le corps du Christ ? Voilà le genre de questions que l’on entend, que certains formulent donc.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais voilà, il est impossible de répondre à une question ainsi formulée. Nos mentalités d’ingénieurs ou de techniciens ne voient pas aisément où est le problème, je vous l’accorde, mais enfin, la vie n’est jamais en oui ou non, en noir et blanc. Un ordinateur fonctionne en zéro et un, pas la vie, pas la foi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous le savons nous qui sommes ici. Nous sommes assurément croyants, disciples de Jésus, et pourtant, nous constatons que nous ne sommes pas vraiment disciples de Jésus. Il est exact de dire que nous sommes disciples, oui, et ce d’autant plus que nous ajouterons que nous ne le sommes pas encore, que le chemin du serviteur n’est pas celui que nous empruntons le plus communément.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;On parle de l’eucharistie comme d’une chose, en termes techniques, métaphysiques, comme d’une substance. On ne veut surtout pas en faire un symbole, parce que, toujours pour nos esprits peu cultivés et techniciens, le symbole n’est pas la chose. Mais l'on tombe dans une sorte de matérialisme eucharistique, bien typique de et conforme à l'époque dont pourtant on veut se démarquer par une soit disant spiritualité eucharistique. Il pourrait s'agir ni plus ni moins que d'une idolâtrie. On peut même, comble de la perversion de la foi, idolâtrer l'eucharistie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La grande tradition parle de sacrement, dans un vocabulaire non technique, flottant, où les mots de signes et de symboles peuvent ne pas être contraires à ceux de vérité. On disait que l’eucharistie était le corps mystique du Christ, c’est-à-dire caché, sacramentel à la différence de l’Eglise qu’avec Paul on appelle corps du Christ. Voilà qu’un renversement se produit, et le &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;verum corpus&lt;/i&gt;, c’est l’eucharistie, l’Eglise devenant corps mystique, au sens de non concret, second.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Or si l’eucharistie est sacrement, c’est dire qu’elle n’est pas un en-soi, qui se tient là, sous la main, mais signe qui renvoie à autre chose, signe tellement puissant, efficace, qu’en lui la chose désignée est comme présente, rendue présente. L’eucharistie est sacrement de ce que l’homme ne vit pas seulement de pain, de ce qu’il produit, de lui-même. L’eucharistie est sacrement de ce que celui que l’on ne voit pas, qui n’est pas disponible, là, qui est absent comme il semble si souvent, est pourtant celui qui fait vivre et qui, partant, doit bien être présent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les espèces eucharistiques ne sont pas l’eucharistie, ou alors, seulement comme sommet de l’iceberg, il faudrait dire métonymiquement, sacramentellement. C’est la vie qui est eucharistique dès lors que l’homme ne vit pas seulement de pain mais de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur. L’action de grâce est visibilisée dans le pain et le vin qui ne l’épuisent pas mais l’expriment et ce faisant la présentent. Le pain et le vin sont des paroles visibles, comme dit Augustin, celles de l’invitation par Jésus qui nourrit les foules.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce n’est pas ce morceau de pain, cette hostie, consacrée, qui est l’eucharistie. Cette hostie est sacrement de ce que Dieu fait vivre. De même que nous mangeons pour vivre, de même, nous mangeons ce pain parce que Dieu nous fait vivre, pour signifier que, et vivre de ce que, Dieu nous fait vivre. Le pain reçu, sa fraction, son partage entre frères, sa manducation ne font qu’exprimer, comme la partie le tout, on dit sacramentellement, que c’est Dieu qui est la vie de son peuple.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-2012433621909505832?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/2012433621909505832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/lhostie-est-elle-le-corps-du-christ.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2012433621909505832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/2012433621909505832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/lhostie-est-elle-le-corps-du-christ.html' title='L&apos;hostie est-elle le corps du Christ ? (18ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-3484720000673502807</id><published>2011-07-23T14:59:00.004+02:00</published><updated>2011-07-23T19:05:12.473+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homélie A 2011'/><title type='text'>L'alogique du discours en parabole (17ème dimanche)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le discours en parabole est un discours extravaguant, disproportionné. En grec, on dirait un discours a-logique, un logos non logos. La parabole une manière de parler qui veut dire l’impossible en rusant avec le discours. Elle lui coupe l’herbe sous les pieds pour que l’on ne puisse pas le croire, et que l’on soit obligé d’aller comprendre ailleurs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quelle est l’incohérence, l’extravagance des paraboles d’aujourd’hui ? Pour les deux premières, c’est facile. Qui pourrait se séparer de tout pour acheter une seule chose, qui plus est, non utile à la vie quotidienne. Il faudra bien manger, ce soir et demain. L’homme n’a pas tout vendu pour acheter le champ où se trouve le trésor ; le collectionneur n’a pas tout vendu pour acheter la perle.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Que l’on dise que le Royaume vaut plus que tout, oui, sans doute. Mais ce n’est évidemment pas suffisant. Le Royaume n’est pas mieux que le reste, le meilleur possible. Il relève d’une autre logique, que le superlatif échoue à désigner, une logique autre que celle de la possession. Et il ne faudrait pas que l’on se méprenne : le Royaume ne s’achète pas, fût-ce aux prix de tous les sacrifices.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Une religion des œuvres, des bonnes œuvres, une religion des sacrifices de carême ou des petits sacrifices de tous les jours, risquerait de trouver une justification sans cette a-logique du discours. Il est pourtant tellement évident que le Royaume relève de la générosité sans limite, sans condition, de Dieu, qu’il est Dieu lui-même, le prodigue.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’extravagance de la troisième parabole me saute moins aux yeux. Faut-il la voir dans la diversité des poissons dans le filet ? Les bancs de poissons font que la pèche est souvent plus homogène. Faut-il la voir dans la partition bipolaire entre le bon et le mauvais ? Quel homme est totalement bon ou totalement mauvais ? Et s’il faut être bon pour être sauvé, qui pourra l’être. L’évangile de Matthieu, un peu plus loin, précise que &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;pour les hommes, c’est impossible&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cette troisième parabole fait d’ailleurs rupture avec les deux précédentes. Là où une seule chose ‑ un champ, une perle ‑ remplace tout le reste, la pèche met en scène une diversité que seul le jugement dernier pourrait simplifier. Faut-il comprendre que cette troisième parabole inscrit la radicalité du jugement dans l’aujourd’hui du Royaume, non pas à la fin, mais aujourd’hui, lorsque l’homme se décide à tout vendre pour acheter le champ du trésor ou la perle ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Plus déconcertante encore, la conclusion qui amène une nouvelle comparaison, celle du scribe qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. Revient le champ sémantique du trésor, mais disparaît la valeur. On ne sait si c’est le neuf ou l’ancien qui est bon. Y a-t-il du mauvais d’ailleurs ? Et pourquoi précise-t-on cela d’un scribe devenu disciple du Royaume ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ces paraboles, non seulement dans leur extravagance, mais aussi dans leur flou, paradoxalement difficile à percevoir, interdisent toute application littérale, toute lecture fondamentaliste.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a pas de solution. La critique de la vie, la vie examinée, est une nécessité. Mais critiquer la vie n’est pas dresser le modèle de ce qu’il faudrait choisir. Impossible de s’endormir sur les lauriers des certitudes quant à notre existence. L’évangile ne propose pas d’idéal, ne propose même pas de repères en terme de bon ou mauvais, mais manifeste la complexité, du neuf et de l’ancien, comme du bon et du mauvais sans que cela ne se recoupe, peut-être à tenir ensemble plus qu’à opposer, et en même temps, des choix dirimants qui font abandonner tout pour le Royaume.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Impossibilité de se représenter le Royaume, non pour en interdire l’accès, mais au contraire pour en ouvrir la porte. Le royaume n’est pas dans le superlatif. Il n’est pas non plus dans le choix du bon, ce qui est évidemment impossible, puisque le bon n’existe dans nos vies, séparé, nullement contaminé par quelque mal que ce soit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’impossibilité de comprendre – et les disciples sont bien téméraires à répondre qu’ils ont compris ! – la nécessite de s’interroger toujours, de ne jamais se contenter d’une opinion tranchée une fois pour toute, voilà qui serait peut-être la condition du Royaume, le Royaume. Comment voulez-vous comprendre Dieu ? Cela n’interdit pas de chercher, au contraire. Le Royaume se quête comme le trésor ou la perle inespérés. Il n’est pas comme le filet de poisson qu’il suffirait de trier. La diversité, celle de l’ancien et du neuf par exemple, ne saurait être repliée, comme n’importe qu’elle autre, sur l’opposition du bien et du mal.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Agir dans ce monde, envers nous-mêmes, envers les nôtres, en famille, au travail, en paroisse, ou envers les autres, dans le contexte de mondialisation, rien de tout cela n’est évident. Mais cette non-évidence ne nous dispense pas de la vie examinée, de l’interrogation, de la quête. Qu’il n’y ait pas de réponse ne signifie pas que la question ne se pose pas. Comment chercherons-nous le Royaume ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;1 R 3, 5-12 ; Rm 8, 28-30 ; Mt 13, 44-52&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-3484720000673502807?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/3484720000673502807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/lalogique-du-discours-en-parabole-17eme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3484720000673502807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/3484720000673502807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/lalogique-du-discours-en-parabole-17eme.html' title='L&apos;alogique du discours en parabole (17ème dimanche)'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-4063669120355399614</id><published>2011-07-23T13:37:00.006+02:00</published><updated>2011-07-23T19:49:09.304+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eglise'/><title type='text'>Eglise et pouvoir. La critique comme vertu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;La Conférence catholique des Baptisés de France a publié le 19 juillet un texte d'Anne Soupa intitulé &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444;mso-bidi-font-style:italic"&gt;Pouvoir et service&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;. &lt;span class="Apple-style-span"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(68, 68, 68); "&gt;&lt;a href="http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/convictions-et-reflexions/pouvoir-et-service/"&gt;http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/convictions-et-reflexions/pouvoir-et-service/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Je me permets de recopier ci-dessous le commentaire que j'ai envoyé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Anne,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;J’imagine que vous avez repéré ma tendance, maladive, à prendre le contre-pied d’une opinion. Elle a pour effet, parfois, de poser le débat autrement. J’espère que vous l’accepterez une fois encore.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Non que je ne sois pas d’accord avec vous pour parler du pouvoir comme d’un service. Encore que je me demande jusqu’où il ne s’agit pas d’un sophisme, d’une impossibilité de fait. La spiritualisation du pouvoir est encore pire que le pouvoir, elle en est une forme de sacralisation, encore plus difficile à contester. D’ailleurs, dans l’évangile, je ne pense pas que l’on puisse parler d’un pouvoir sous les traits du service. Il y a opposition entre pouvoir et service. Il me semble qu’entre les deux, il faut choisir. J’oserais donc être plus radical.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;En outre, je ne suis pas à l’aise lorsque vous incriminez Rome. Oh, je ne suis guère du genre à les défendre, mais de fait encore, ils exercent peu leur pouvoir. Il y a plutôt un phénomène de courtisans, de gens qui veulent plaire à Rome. C’est ça le pouvoir de Rome, ce qu’on lui confère de pouvoir, plus que ce qu’ils en imposent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Je suis en train de lire un petit livre de Myriam &lt;span style="font-variant:small-caps"&gt;Revault d’Allones&lt;/span&gt;, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie&lt;/i&gt;, Seuil Paris 2010. La question du pouvoir engage ceux qui se laissent gouverner. Je trouve les analyses rapportées de C. Lefort, M. Foucault et d’autres, très stimulantes pour le béotien que je suis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Nous remarquons qu’il peut suffire d’ignorer le pouvoir pour que celui-ci disparaisse. Le magistère ecclésiastique n’a pour ainsi dire plus aucun pouvoir en morale sexuelle. Plus personne ne l’écoute. Chacun mène sa vie, parfois aussi, souvent peut-être, de façon examinée. J’ai peur de penser qu’il en va de même pour le sens de l’existence. L’Eglise n’est plus écoutée, et l’on pourrait analyser cela comme une fin du pouvoir. Du coup, la question du pouvoir dans l’Eglise se pose autrement que comme une critique de ceux qui ont le pouvoir. Nous ne voulons plus, les gens ne veulent plus de ce pouvoir et par ce simple fait, l’ont de facto, fait tomber. Le discours ecclésial, au moins en certaines matières (morale sexuelle, kérygme) n’a plus de pouvoir, est inopérant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Je crois qu’une critique du pouvoir, c’est une critique du rapport gouvernants / gouvernés, du moins aussi. Pourquoi acceptons-nous ce pouvoir dans l’Eglise ? Pourquoi ne disons-nous pas clairement ce que nous faisons non moins clairement, ne plus reconnaître le pouvoir de l’Eglise en certaines matières ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;La lettre des prêtres autrichiens à cet égard est révélatrice. L’archevêque de Vienne s’est fâché &lt;span class="Apple-style-span"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/Le-cardinal-Schoenborn-repond-a-l-appel-a-la-desobeissance-de-pretres-_NP_-2011-07-12-688639"&gt;http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/Le-cardinal-Schoenborn-repond-a-l-appel-a-la-desobeissance-de-pretres-_NP_-2011-07-12-688639&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;)&lt;/span&gt;. &lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="color:#444444"&gt;Mais nombre d’entre nous, y compris évêques, donnent sciemment la communion à des divorcés remariés. Il n’y a pas la moindre rupture avec l’Eglise, de facto, et contrairement à ce qu’affirme, dans le vide, l’archevêque de Vienne. Ces prêtres, comme tous les autres, ne sont pas en rupture avec l’Eglise. Ils sont, avec beaucoup, cette Eglise, qu’ils tachent de servir. On peut même penser que justement, c’est ainsi que l’Eglise est au service de l’humanité, contrairement à ce que recommandent certains discours, non que nous recherchions le n’importe quoi laxiste, évidemment. Nous sommes nous, chrétiens, et le magistère avec nous, dans une logique hypocrite du « Pas vu, pas pris ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#444444"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;Les baptisés, dont font aussi partie les clercs, se doivent sans doute, paisiblement, comme vous le faites souvent et permettez par ce site de le faire, de mener une réflexion sur le pouvoir qui prenne en compte leur propension à se satisfaire de ce pouvoir si peu évangélique.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Je réponds ensuite à un internaute qui manifestement a du mal à lire lorsqu’il ne voit pas écrit ce qu’il pense, comme il le pense :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Je ne sais ce qui vous laisse penser que je me réjouisse de ce que notre Eglise, son magistère en particulier, ne soient pas écoutés. Mais il y a écoute et écoute. L’écoute du magistère suppose, comme le dit Anne, que ce magistère écoute. L’écoute du magistère n’est pas obéissance servile, mais responsabilité, coresponsabilité dans la vie de la cité et de l’Eglise. A cet égard, on dit souvent que les prêtres et les diacres promettent obéissance à leur évêque. Cela est faux. Au moins dans la traduction française du rituel. (Il faut que je regarde l’édition latine.) En français, l’évêque interroge : « Promettez-vous de vivre en communion avec moi et mes successeurs dans le respect et l’obéissance ». Ce qu’ils promettent, c’est de vivre dans la communion. C’est la communion qui est le but. L’obéissance, comme le respect, est un mode, un moyen de cette communion, et non formellement ce qui est promis. Le raccourci est hautement révélateur d’un dysfonctionnement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Je me désolidarise tout autant d’un discours qui tiendrait le magistère comme responsable de nos maux. Non que le magistère n’ait pas à se situer autrement, mais on n’analyse pas correctement la situation en désignant un bouc-émissaire. Je voudrais m’en garder.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Je voudrais bien demeurer loyal vis-à-vis de mon Eglise. Cela ne signifie pas que je devrais ranger toute critique, comme un courtisan, au contraire. Les courtisans tuent l’Eglise. Le refus de dénoncer les erreurs est coupable (on en sait quelque chose avec les histoires de pédophilie).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;Je vous accorde cependant que la manière de dénoncer doit être prudente. La poutre qui est dans mon œil risque toujours de me rendre incapable de voir la paille dans l’œil du frère. Personne n’est au-dessus du lot, pas plus le magistère que n’importe quelle autre personne ou groupe de personnes. C’est ensemble que nous portons le péché et « la foi de [son] Eglise ».&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size: 12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Enfin, suite à un nouvel apport d’Anne, j’ajoute&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt; :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Anne,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;merci de votre réponse. J’ose ajouter quelques lignes, non pour vous répondre et encore moins pour contester. Je profite seulement de ce que votre site nous offre de partager des choses bien importantes (plus d’ailleurs dans la possibilité qu’elles ont d’être dites que comme théorie).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Je suis sans doute plus pessimiste que vous sur la capacité de ceux qui ont le pouvoir à ne pas d’abord chercher leur intérêt. Je ne vise pas seulement les intentions pures, qui n’existent pas. Nous trouvons toujours aussi notre intérêt quoi que nous fassions (y compris dans la passivité voire la servilité). Mais avec le pouvoir, c’est plus que cela. Le pouvoir est évidemment nécessaire ; il n’est, évidemment, pas mauvais en soi. Mais il me semble receler une puissance de corruption que seul le contre-pouvoir peut, et donc doit, équilibrer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Il est de notre devoir de démystifier des théologoumènes qui se présentent comme seule expression juste de la foi et une forme de gouvernement qui participe grandement au discrédit, y compris parmi les chrétiens, de l’Eglise, quand ce n’est pas à sa destruction. Et c’est d’ailleurs ainsi que je comprends la CCBF.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Cela peut paraître orgueilleux. Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? Nous ne sommes jamais assurés de ne pas chercher aussi notre intérêt, et même, nous le cherchons puisqu’il n’y a pas d’intention pure, puisque tout contre-pouvoir, qui est aussi pouvoir, contient sa puissance de corruption.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Mais c’est justement pour le souci des institutions, c’est-à-dire des personnes, par loyauté, que je voudrais aider à penser non qu’il faudrait penser autrement, vivre autrement en Eglise, avec un évêque, avec un curé, avec le magistère (ma manière de voir n’est pas là pour remplacer une autre) ; je voudrais aider à penser la nécessité de la critique en vue d’un plus sain exercice du pouvoir. Comme membre d’un presbyterium, c’est-à-dire comme conseiller d’un évêque, mais d’abord parce que baptisé, et citoyen, c’est mon devoir. La critique, depuis Platon au moins est vertu, et en matière politique, elle l’est plus que jamais, dans un monde qui n’est plus hiérarchisé, au moins dans la croyance diffuse et commune, dans un monde où le chef n’a pas a priori raison parce qu’il est le chef. Mais alors, qu’est-ce qui fait effectivement l’unité, la cohésion sociale ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Je rencontre ce problème de manière flagrante à Madagascar. La critique y apparaît, comme à beaucoup de catholiques chez nous, comme destructrice de l’unité. Elle est au contraire, la condition de l’unité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;« L’homo democraticus est littéralement ingouvernable »,écrit M. Revault d’Allones. Et c’est bien le problème, car il faut bien un gouvernement, y compris dans l’Eglise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;La crise que notre Eglise traverse est celle d’un changement de paradigme épistémologique et social, le passage à un monde où l’« un », que ce soit le chef, l’idéologie, ou quoi que ce soit, ne marche plus. Et cependant, nous ne pouvons, en débusquant la pseudo-croyance en l’« un », laisser proliférer le n’importe quoi qui sera toujours au service des puissants, comme le montre le néo-libéralisme. J’avais déjà parlé dans mon article sur le dogme d’un engagement civique, dans l’Eglise, disons, si l’on parle grec, un engagement politique &lt;span class="Apple-style-span"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RSR_074_0495"&gt;http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RSR_074_0495&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;)&lt;/span&gt;. Il faut apprendre à vivre en un monde sans fondement qui pourtant ne peut autoriser, évidemment, le n’importe quoi. Et la même chose vaut en Eglise. Oui, Benoît XVI a raison de constater que le monde moderne a perdu ses repères. Nietzsche l’avait aussi dit. En fait, il a perdu sa croyance dans le fait qu’il avait des repères. Oui, Benoît XVI a raison dans sa critique du relativisme. De là à penser que l’absence de fondement signifie la dictature obligée du relativisme, je ne le crois pas. C’est une possibilité certes, mais il en est d’autres qui permettent de ne pas vivre dans la nostalgie ou la volonté de retour en arrière, de réenchantement du monde, de restauration ecclésiale. Nous sommes contraints à ce qui aurait toujours dû être notre tâche, bâtir une société, éduquer des personnes, responsables, d’elles-mêmes, de la société où elles vivent, des relations internationales, de leur Eglise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;Si nous laissons gouverner, oserais-je dire, si nous laissons aux gouvernants le soin de se convertir eux-mêmes, non seulement nous nous rendons complices de dérives (mais en soi, cela n’est pas une raison suffisante pour agir, car nous sommes complices, quand ce n’est pas responsables, de bien d’autres maux). Si nous laissons gouverner ainsi, nous ne faisons pas notre travail d’aider les uns et les autres à être responsables, à être plus humains. Et ce service de l’humanisation fait sens y compris évangéliquement. Oui, notre responsabilité de baptisés est politique même à l’intérieur de l’Eglise. Ce qui est étonnant, c’est qu’une telle affirmation étonne, voire effraie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-size:12.0pt;color:#444444"&gt;J'ai déjà évoqué Nietzsche. Mais celui que l'on peut lire comme son double chrétien, Dostoïevski, devrait plutôt être cité. Beaucoup de ces propos sont racontés dans la légende du grand inquisiteur !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-4063669120355399614?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/4063669120355399614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/eglise-et-pouvoir-la-critique-comme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4063669120355399614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/4063669120355399614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/eglise-et-pouvoir-la-critique-comme.html' title='Eglise et pouvoir. La critique comme vertu'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-8511109866600595875</id><published>2011-07-22T14:18:00.003+02:00</published><updated>2011-07-22T14:36:49.403+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'>A propos du libéralisme...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Sachent donc ceux qui l'ignorent, sachent les ennemis de Dieu et du genre humain, quelque nom qu'ils prennent, qu'entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. Le droit est l'épée des grands, le devoir est le bouclier des petits. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lacordaire, 52ème conférence de Carême, 16 avril 1842 &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6061388609179953746-8511109866600595875?l=royannais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://royannais.blogspot.com/feeds/8511109866600595875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/propos-du-liberalisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8511109866600595875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6061388609179953746/posts/default/8511109866600595875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://royannais.blogspot.com/2011/07/propos-du-liberalisme.html' title='A propos du libéralisme...'/><author><name>PR</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13385952085584250584</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6061388609179953746.post-3674546929724206637</id><published>2011-07-17T01:18:00.001+02:00</published><updated>2011-07-17T01:21:04.387+02:00</updated><title type='text'>Pour un anniversaire d'ordination</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Célébrer vingt ans d’ordination, n’est-ce pas pratique bien mondaine, pire, expression d’une théologie fort contestable, celle d’un sacerdoce qui distingue des dignités de chrétiens ? Les oraisons de la messe pour le prêtre sont particulièrement déplorables, parlant du prêtre indépendamment du presbyterium et séparé de la communauté chrétienne, du moins lorsque celle-ci est mentionnée. Pour célébrer un anniversaire d’ordination il faudrait faire du ministère un honneur, et c’est bien ce qui se passe. On le remarquera à constater que les gens du monde ne fêtent pas les vingt ans de présence de la bonne dans la maison, qui elle, est au service.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et puis, pour faire la fête, il faut être en joie. Déjà il y a dix ans, ce n’était guère le cas. Les choses ont-elles changé en dix ans ? Pas sûr. Il y a cependant joie à recevoir tant d’amis, à faire se rencontrer les uns les autres, joie de recevoir tant de messages de ceux qui n’ont pas pu venir. Célébrer vingt ans d’ordination a au moins ce mérite, et ce n’est pas rien, susciter la joie, faire jaillir une source de bonheur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si anniversaire il devrait y avoir, ce serait celui du plus beau jour de notre vie, pas même connu ‑ pour la plupart d’entre nous ‑ celui de notre baptême. Avant même que nous ne soyons conscients, nous sommes aimés, divinisés. Et si l’on ne veut pas être, par manque de pudeur, pleins d’arrogance à l’encontre de ceux qui comme Job maudissent le jour de leur naissance parce que la vie est trop dure, pleins de contentement comme Hippias, il vaut sans doute mieux que l’on ne se rappelle pas ce jour le plus beau. Ce que l’amour des parents, en général, suscite de vie, l’amour de Dieu le fait aussi. Célébrer le jubilé de son baptême, ce que personne ne fait semble-t-il, voilà ce que serait un anniversaire sérieux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a rien à ajouter à l’être chrétien. On n’est pas plus chrétien parce que ceci ou cela, parce que prêtre. On n’est pas plus ami du Seigneur. &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Je vous appelle amis&lt;/i&gt; n’est pas une parole adressée à quelques uns, d’autant que Jésus n’a sans doute jamais eu l’idée qu’il y aurait des prêtres, pas plus que les premières générations de chrétiens. &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Je vous appelle amis&lt;/i&gt; est une parole adressée à tout homme et l’entendre est une bonne nouvelle, un évangile.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le texte de la première lecture, je l’ai entendu comme pour la première fois il y a trois semaines, lors de l’ordination de Damien. &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Si c’est le don de servir, il faut servir&lt;/i&gt;. Tautologie qui laisse perplexe. Qu’est-ce que cela veut dire ? Le mot grec est &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;diakonia&lt;/i&gt; qui est traduit en latin par &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;ministerium&lt;/i&gt;. On pourrait traduire : &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;si c’est la grâce, ou le don, du ministère, il faut servir&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dit ainsi, ce n’est plus du tout un pléonasme. C’est même d’importance. L’ordination fait entrer dans un ordre, autre pléonasme, celui de serveurs, de ceux qui font passer la parole comme on fait passer le plat, le pain ou le vin. Etre au service d’une communauté, d’une Eglise, pour qu’elle soit elle-même fidèle à sa mission, à la suit
