vendredi 13 mai 2011

L'Eglise a trop mal parlé des prêtres. (4ème dim. de Pâques - Prière pour les vocations)

Le quatrième dimanche de Pâques est appelé dimanche de prière pour les vocations. Vocation de prêtre ou vocation de baptisés ? Vocation de quelques uns ou vocation pour tous.

La théologie du dernier concile parle de vocation universelle à la sainteté. Tous les chrétiens sont appelés par le Christ, et non pas seulement quelques uns. Ce à quoi ils sont appelés, ce n’est pas à un état de vie, mais à la vie ordinaire, c’est-à-dire à la sainteté.
Dans le texte que nous venons d’entendre, Jésus n’appelle d'ailleurs pas à tel ou tel style de vie, mais à la vie, la vie en plénitude. Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l’ayez en abondance. Jésus ne veut pas de prêtres, de religieuses ou de moines, mais seulement des personnes vivantes, qui aient la vie en abondance.
Le but de Dieu, son plan ou son dessein pour nous réside seulement, si l’on peut dire, dans le fait que nous soyons vivants, que nous soyons vraiment vivants, comme lui, ce qui s’appelle la sainteté. Peu à peu dans l’histoire des chrétiens, l’Evangile, la bonne nouvelle, a été exprimé toujours plus techniquement. Jésus parle la langue commune, une langue concrète avec des portes, des brebis, un voleur. Il ne parle pas de rédemption, d’incarnation, de consécration.
Aujourd’hui, alors que nous ne sommes plus en chrétienté (si jamais on l’a été un jour), nous devons parler comme Jésus. Le vocabulaire technique, en théologie, n’est plus possible parce que, pour les chrétiens eux-mêmes, il ne fait plus sens.
La vocation chrétienne réside seulement en ce que nous ayons la vie, la vie en abondance. Nous devons un instant oublier notre théologie, même notre petite théologie de poche, pour pouvoir entendre l’évangile, pour vivre de l’évangile. Une déconstruction du vocabulaire est nécessaire pour que nous puissions de nouveau entendre l’évangile.
La vie est naturellement autre chose qu’une affaire de biologie. La vie humaine est une vie spirituelle, une vie divine. Vie non pas surnaturelle ; la nature de la vie de l’homme, c’est la vie de Dieu, celle qu’il nous donne depuis toujours, sa sainteté. La vie en abondance est sa vie. Le fils de l’homme est venu pour que nous vivions de lui, par lui, avec lui et en lui.
Certes, il n’existe pas de vie humaine en dehors d’une vie spécifique. Nous ne vivons pas abstraitement et nous ne pouvons pas faire autrement que d’exercer une profession, de choisir un état de vie, de répondre à l’appel de la vie. Ce que nous faisons, ce que nous choisissons, Dieu ne l’a pas prévu, décidé. Il ne souhaite, il n’espère qu’une chose, que nous soyons vraiment vivants, que nous ayons la vie en abondance.
L’Eglise a trop mal parlé des prêtres. Elle a exalté toujours plus la soi-disant grandeur du presbytérat. Nous pourrions facilement montrer comment et pourquoi. Mais nous devons clairement affirmer que Jésus, et aussi les premiers chrétiens, n’ont jamais pensé à des prêtres. L’Evangile et le Nouveau Testament ne connaissent le mot de prêtre que pour les Juifs et les païens. Mais à l’intérieur de la fraternité chrétienne, il n’y a pas de prêtre parce qu’il n’y a pas de différence, ni Juifs ni Grecs, ni esclaves ni hommes libres, ni hommes ni femmes, car vous êtes tous un dans le Christ Jésus. (Ga 3,28)
Si nous voulons parler des prêtres, nous devons parler de service, et en fait, c’est ce dont on ne parle pas. Si nous voulons parler des prêtres, nous devons seulement dire que les prêtres n’ont pas d’importance, si ce n’est d’indiquer que la fraternité n’a pas en elle-même sa source mais qu’elle la reçoit du Christ, parce qu’il est lui, le Christ, le fondement de la communauté. C’est une évidence qu’on ne devrait pas pouvoir oublier, et que pourtant, comme l’humanité entière, nous oublions. Les prêtres ne sont là, quand ils ne font pas le contraire, que pour cela, indiquer le principe que l’on oublie parfois, seul le Christ fait vivre son Eglise.
Les prêtres sont dans la communauté les serviteurs d’une absence. Celui qui rassemble n’est pas là et personne ne doit prendre sa place et pourtant personne ne doit pouvoir oublier cet absent. D’ailleurs, prendre sa place reviendrait à l’oublier, à l’effacer. Etre prêtres pour les chrétiens, consiste seulement à ce que le Christ ne soit jamais oublié. Cela ne peut pas signifier, y compris de la part des prêtres eux-mêmes, prendre la place du Christ, ce qu’ils ont trop fait. Les prêtres ne doivent pas prendre la place de Jésus, parce que Jésus n’est pas là quand un prêtre est là, mais quand deux ou trois sont rassemblés, quand la fraternité est la norme des relations humaines.
Serviteurs d’une absence et non participants d’un pouvoir. On n’en a pas besoin de beaucoup. Quelques uns suffisent pour que tous témoignent que Dieu souhaite que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance.



Dieser Sonntag, der vierte Ostersonntag, ist der Tag für das Gebet für die Berufung. Der Sonntag der geistlichen Berufung. Berufung zur Priestertum oder Berufung zum Christsein ? Berufung von einigen oder Berufung für jeden ?
Mit der Theologie des letzten Konzils, spricht man heute von der allgemeinen Berufung zur Heiligkeit. Alle Christen sind durch Christus berufen, nicht nur einige. Das, zu dem alle berufen sind, ist kein Lebenszustand, sondern das Alltagsleben, es bedeutet die Heiligkeit.
In der Tat können Sie bemerken, in dem Text den wir eben gehört haben, daß Jesus nicht zu einem oder anderem Leben ruft, sondern zum Leben, zum Leben in Fülle : Ich bin gekommen, damit sie das Leben haben und es in Fülle haben. Jesus wollte keinen Priester, keine Schwester oder Mönche, nur Leute die lebendig wären, die das Leben in Fülle hätten.
Das Ziel Gottes für uns, der Plan oder die Absicht Gottes für uns, ist nur das, wenn wir sagen können, daß wir leben, daß wir wirklich leben, so wie er, das heißt, die Heiligkeit. Allmählich in der Geschichte der Christen, ist das Evangelium, die Frohe Botschaft, immer technischer geworden. Jesus sprach eine Umgangssprache, eine Alltagssprache, eine konkrete Sprache mit einer Tür, oder Schafen, oder einem Dieb und einem Räuber. Es gibt keine Erlösung, keine Inkarnation, keine Konsekration.
Und heute, wenn wir nicht mehr in einer christlichen Welt sind, (und ich weißt nicht ob ein solches Welt einmal existierte) sollen wir so wie Jesus sprechen. Der technische Wortschatz, im theologischen Raum, ist nicht mehr möglich, weil er, auch für die Christen, keinen Sinn mehr bekommt.
So besteht die christliche Berufung nur darin, daß wir leben, daß wir das Leben in Fülle haben. Wir sollen ein Moment unsere Theologie, auch unsere TaschenTheologie vergessen, um das Evangelium hören zu können, um aus dem Evangelium leben zu können. Ein Abbau ist nützlich, damit wir das Evangelium wieder hören können.
Das Leben ist natürlich, nicht nur eine Sache von Biologie. Das Menschenleben ist natürlich ein geistliches Leben, ein göttliches Leben. Nichts übernatürliches, nur natürliches, weil, vom Anfang an, Gott sein eigenes Leben uns gibt, seine Heiligkeit. Das Leben in Fülle ist sein Leben. Der Menschensohn ist dafür gekommen, damit wir leben aus ihm, durch ihn, mit ihm, in ihm.
Zwar existiert das Menschenleben nicht außer einem bestimmten Leben. Wir leben nicht auf abstrakte Weise und zwar können wir nicht anders tun, einen eigenen Beruf aus zu üben, eine persönliche Art dem Ruf des Lebens zu antworten. Was wir machen, was wir wählen, das hat Gott nicht gewollt, nicht vorgeplant. Was er nur wünscht, was er nur hofft ist das wir wirklich lebendig sind, das wir das Leben in Fülle genießen.
Es sieht heute so aus, also ob ein Priesterleben kein lebendiges, kein echtes Leben wäre. Heute gibt es keinen Grund in Europa um Priester zu sein. Priester sein ist erfolglos. Die Heiligkeit ist heute kein Privileg einer Gruppe von Christen. Und wir werden nicht von dem Skandal der Pädophilie sprechen.
Ich denke, die Kirche hat zu schlecht über das Priestertum gesprochen. Sie wollte immer mehr die vermeintliche Größe des Priestertums ausdrücken. Wir könnten leicht zeigen wie und warum. Aber wir dürfen stark betonen, daß Jesus, und auch die ersten Christen, nie an Priester gedacht haben. Das Evangelium und das Neue Testament kennen sicherlich das Wort Priester, für die Juden oder für die Heiden. Aber es gibt innerhalb der ersten christlichen Brüderlichkeit keinen Priester, weil es keinen Unterschied gibt, nicht mehr Juden und Griechen, nicht Sklaven und Freie, nicht Mann und Frau; denn ihr alle seid «einer» in Christus Jesus (Ga 3,28).
Wenn wir über Priestertum sprechen möchten, dürfen wir vom Dienst sprechen, und genau, von Diener spricht man nicht. Wenn wir über Priestertum sprechen möchten, dürfen wir nur sagen, daß das Priestertum keine Wichtigkeit hat, sondern nur darauf hinweisen soll, daß die Brüderlichkeit, ihren Grund nicht in sich selbst hat, sondern daß, sie es von Christus bekommt, weil das Fundament der Gemeinde Christus selbst ist.
Die Priester sind für die Gemeinschaft der Christen die Diener einer Abwesenheit. Der, der sie versammelt, ist nicht hier : niemand darf seine Stelle einnehmen, jedoch es ist auch nicht möglich ihn zu vernachlässigen. Priester sein für die Christen, besteht nur darin, daß Jesus nie vernachlässigt wird. Es kann nicht bedeuten, auch für die Priester selbst, die Stelle Jesu einzunehmen. Das würde bedeuten Jesus zu vernachlässigen, und das haben die Priester zu viel gemacht ! Die Priester dürfen auch nicht die Stelle Jesu einnehmen, weil Jesus nicht da ist wenn ein Priester da ist, sondern wenn zwei oder drei versammelt sind, wenn Brüderlichkeit die Beziehungen der Menschen regiert.
Diener einer Abwesenheit und nicht Machthaber. Viel, brauchen wir nicht. Einigen genügen dafür, alle zeugen davon, daß Gott das Leben in Fülle für die Menschen wünscht.

1 commentaire:

  1. La théologie du lavement des pieds...
    Je vous suis là aussi...

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