samedi 23 juin 2012

Qui est prophète ? (Nativité du Baptiste)

Il pourrait être tentant, alors que le curé de la paroisse prêche pour la dernière fois avant son départ en la fête de Jean-Baptiste, de relire son expérience à la lumière de la figure prophétique. Le plus grand des prophètes, celui qui annonce le Christ, si proche de Jésus au point que Luc en fait son cousin, récapitule les caractéristiques du prophète.
Il est issu de ce peuple et, comme tel, n’est pas reçu dans son propre pays ; sans cesse il est interrogé par les autorités religieuses et le roi le met à mort pour avoir osé dire tout haut ce que tous pensaient tout bas. Il est des choses qu’il ne faut pas dire ! Choisi par Dieu dès avant sa naissance (selon la mythologie) il est envoyé à des gens qui eux ne l’ont pas choisi.
Sa parole est tranchante comme le glaive car elle a la force de la parole de Dieu. Le prophète dérange parce qu’il conteste ce que les gens ont de plus cher, ou prétendent avoir de plus cher, leur conception de Dieu. Non, Dieu n’est pas ce que vous pensez. Quoi que vous disiez, quoi que vous pensiez, Dieu n’est pas ce que vous pensez, car Dieu n’est jamais ceci ou cela. Lorsque l’on rêve d’un savoir sur Dieu, qui va du catéchisme à la pratique cultuelle en passant par la pratique de la charité, on espère une sorte de domestication de Dieu. Savoir pour ne pas s’interroger. Croire que l’on sait pour ne surtout pas être intranquillisé.
A peine arrivé en paroisse, tout jeune vicaire, je m’étais fait reprendre par un des membres du conseil paroissial. J’avais dit quelque chose que l’on ne devait pas dire. J’avais vingt-six, j’étais naïf. Le sage de l’équipe des prêtres, ancien professeur de philo au grand séminaire me demanda peu après : Sais-tu ce qu’est un bon prêtre ? La réponse, qui vaut aussi pour d'autres; tomba, fidèle à l’école philosophique la plus philosophique, la moins domesticable, la plus critique, la réponse tomba, cynique : Un bon prêtre est un prêtre qui est mort ou qui est parti depuis fort longtemps...
Il pourrait être tentant, disais-je en commençant. Et j’ai sans doute déjà abusé de la prétérition. Après Vatican II, dresser le portrait du prophète ne peut certainement pas servir à parler du prêtre, à faire comme si le prêtre était un prophète. Peut-être est-ce vrai aussi, mais de toute façon, ce n’est pas ce dont il s’agit.
Personne n’est prophète, parce que c’est à la communauté, à l’Eglise, d’être prophète. Dans l’Eglise, nous ne travaillons pas en solitaire ou à son compte. Nous sommes un corps qui a besoin de tous ses membres pour obéir à la mission reçue du Seigneur. Les prêtres ‑ les évêques et le Pape pas davantage ‑ ne peuvent prétendre à une place spéciale, quand bien même leurs ministères, leurs services, sont considérés comme indispensables à la vie du corps.
A tous les chrétiens, il est dit au jour de leur baptême : Désormais tu fais partie de son peuple, tu es membre du corps du Christ, et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. Voyez que d’une part chacun est compris dans l’Eglise, peuple de Dieu et corps du Christ, que d’autre part, chacun participe de la dignité sacerdotale, prophétique et royale.
Pas besoin d’attendre Vatican II même si on l’avait oublié, même si aujourd’hui on l’oublie encore ou ne veut pas le savoir. Tertullien, vers 200, qui peut-être était prêtre, demande ironiquement : « par hasard, les disciples du Seigneur se seraient-ils déjà appelés évêques, prêtres, diacres ?».
Dans notre monde, dans nos cercles d’amis, dans nos rencontres au travail, à la sortie de l’école, dans nos familles, l’Eglise, par chacun d’entre nous, est prophète, chargée d’annoncer le Christ, non pas certes par une sorte de prosélytisme plus ou moins intolérant ou fanatique. On ne fait pas pousser les carottes plus vite en tirant sur les fanes, on ne fait pas des chrétiens en n’ayant que le nom de Jésus à la bouche !
Le Baptiste a commencé sa mission en rendant la parole à celui que la mort, la vétusté avait rattrapé. Etre témoin du Seigneur, prophète, faire entendre sa parole, n’est pas affaire de message ou d’idéologie. Nous, nous sommes cathos, donc nous nous opposons au mariage gay, à l’euthanasie, à l’avortement. Loin de moi l’idée que tout cela se vaudrait et devrait être accepté comme un progrès. Mais en faire des points non négociables nous rend hypocrites : n’est-il pas aussi urgent, aussi indispensable, d’une nécessité encore moins négociable, que l’on donne à manger à tout être humain, que l’on partage pour de vrai les richesses, que tous les hommes aient droit à un travail pour vivre dignement ?
Non, annoncer la parole, plus tranchante que le glaive à deux tranchants, ne consiste pas en la défense tapageuse d’une idéologie. Celui qui ne parle pas, embryon dans le sein maternel, en ouvrant la bouche de son vieillard de père, annonce la bonne nouvelle, libération de toutes les infirmités : les boiteux marchent, les sourds entendent, les muets parlent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Jean, Dieu fait grâce !
Voilà notre mission et notre parole prophétiques : œuvrer à la libération de ceux que nous rencontrons, familles, amis, collègues, voisins… Son nom sera Jean, Dieu fait grâce.

13 commentaires:

  1. Merci pour ce billet intéressant comme toujours.

    Simplement vous serait il possible de corrigée une petite faute de frappe: prêtre, prophète et ROI et non Toi.

    Amicalement

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  2. Dominique Bargiarelli25 juin 2012 à 10:20

    Imaginons donc un monde dans lequel il n'y aurait plus de pauvres où tout le monde mangerait à sa faim, trouverait un travail à exercer dans de bonnes conditions ...
    Pour autant ce monde serait-il réellement plus chrétien?
    personnellement j'en doute beaucoup, ce qui ne veut pas dire pour autant que lutter pour la venue d'un tel monde soit en quoique ce soit contraire au christianisme, nullement , mais ce monde-là resterait encore à convertir entièrement.

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    1. Je ne suis pas certain de saisir la pointe de votre message. Voudriez-vous dire que même avec des gens qui crèvent de faim ou qui n'ont pas de boulot, mais avec l'interdiction du mariage gay, de l'euthanasie et de l'avortement, on aurait un monde chrétien, converti ?
      J'ai peur que ma réponse ne mette en évidence le caractère fallacieux de la vôtre.
      D'autant qu'il n'est pas avéré que le but de l'évangélisation consiste à faire du monde une chrétienté. On peut peut-être l'extrapoler de Mt 28, mais en Jn 10 on lit tout autre chose : je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance. En Jn 3, 16 pareillement. C'est la gloire de Dieu que la vie de l'homme, ainsi que le disait saint Irénée. Et si la vie de l'homme c'est de voir Dieu, comme le disait encore l'évêque de Lyon, cela ne passe pas forcément pas l'appartenance à la religion chrétienne ou à la confession catholique. Matthieur 25 demeure à méditer.

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  3. Ouf ! Votre réponse à Dominique B. me rassure…
    Le message de Jésus et ne me semble pas être un appel à une religion hégémonique et/ou, pourquoi pas, interplanétaire !
    J'ai rompu avec les chrétiens, parce que cette religion m'enchaînait dans l'obéissance servile des pratiques et des rituels. On ne m'a pas montré un chemin de foi. On m'a appris la religiosité..
    La servilité à un système de croyances, quel qu'il fut, ne libère pas.

    La libération c'est l'expérience d'une force qui me dépasse et me transcende, Et qui dans le même temps est totalement mienne..
    probablement par Don... mais effectivement mienne... puisque donnée....

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  4. Dominique Bargiarelli25 juin 2012 à 16:53

    Merci,au passage de me prêter le raisonnement que vous énoncez . Il est bien évident que je ne vois pas dans l(interdiction du mariage gay , l'autorisation de l'euthanasie... le but à atteindre en matière d" 'évangélisation .
    La différence que j'ai avec vous c'est comme je l'ai déjà dit que notre rôle à nous chrétiens , notre rôle prioritaire est de faire connaître le message d'amour de Jésus-Christ.
    L"action sociale est une chose excellente indispensable et dans laquelle sans doute trop peu de chrétiens sont engagés .Pour autant réduire l'Evangile à l'action sociale est un raccourcissement invraisemblable de ce dernier.
    Pour faire de l'action sociale est-il vraiment indispensable d'être chrétien?La réponse est non que je sache
    Quant aux citations de l'Evangile que faîtes-vous alors de l'interrogation du Christ:"lorsque le fils de l'homme reviendra trouvera-t-il encore la foi sur terre"
    Quant à Jn 10 pour moi la vie en abondance ce n'est certes pas uniquement la vie terrestre.
    Quant à la vision béatifique il me semble avoir lu quelque part "celui qui croira sera sauvé,celui qui refusera de croire sera perdu(citation de mémoire)
    Mathieu 25, certes,mais enfin est-il interdit de penser que la faim et la soif peuvent être aussi d'ordre spirituel puisque "lhomme ne se nourrit pas que de pain"
    Pour moi,sans le moindre doute le but de l'évangélisation est bien sûr de faire du monde une chrétienté,chrétienté n'ayant que très peu de ressemblance avec ce qu'on a connu,et qui n'a jamais été une véritable chrétienté.
    Rassurez-vous je ne fais pas parie de la FSSPX

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    1. Merci de votre réponse.
      Je ne vous prête aucun raisonnement, ayant reconnu ne pas bien percevoir la pointe de votre message précédent. Ma réponse en forçant le trait a permis d'éclairer votre propos, me semble-t-il.
      Que vous fassiez partie ou non de la FSSPX ni ne me rassure ni ne m'affole.
      Vous posez clairement la question du but de l'évangélisation. Vous la distinguez de l'oeuvre sociale. Pas certain que ce soit historiquement pertinent. En pays de mission, comme hier chez nous, (et encore aujourd'hui via les écoles et hôpitaux par exemple), il est évident que l'action caritative est constitutive de l'évangélisation. Ce n'est certes pas sans susciter des critiques ou questions, mais avant d'être une option théologique, c'est un fait. Je trouve que vous en faites assez vite, trop vite, l'économie. Vous ne pouvez ignorer que les immenses ressources de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples servent grandement le projet d'évangélisation par le truchement des oeuvres.
      Evidemment, je ne peux me satisfaire des deux mots par lesquels vous renvoyez une lecture de Mt 25 et Jn 10 qui vous contraindrait.
      Ne croyez pas que je confonde annonce de l'évangile et action caritative. Mais je suis, et me semble-t-il à la suite de l'évangile, dans l'incapacité non seulement de les séparer mais même de les distinguer, s'il est vrai que l'amour de Dieu et l'amour du prochain sont un seul et même commandement, qui pourtant ne peut être exprimé que par deux exigences. C'est toujours la même affaire en christianisme, la référence à Chalcédoine. Parce que les deux natures sont sans confusion ou mélange ni séparation, l'action chrétienne pareillement et l'on ne peut délimiter l'élément humain et l'élément divin ou de foi en elle.
      C'est là que ça passe ou ça casse. C'est à cette aune que l'on mesure la profondeur chrétienne d'une position. La gnose comme tout spiritualisme tend toujours à séparer et à opposer, dans la logique même de ce qu'elle conteste, un monde sans Dieu. Ce faisant, elle pense encore comme ce monde, demeure mondaine, non convertie.
      Enfin, la chrétienté est le cadet de mes soucis, surtout s'il s'agit d'étendre le règne le l'Eglise (ce qui pourrait être une manière de comprendre la chrétienté).

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  5. Dominique Bargiarelli26 juin 2012 à 13:03

    Merci de votre réponse mais à vous lire je n'ai guère le sentiment que l'évangélisation soit vraiment votre principale préoccupation ce qui bien sûr me surprend de la part d'un prêtre incontestablement.Par ailleurs je note en plus que surtout vous ne voudriez pas que l'Eglise catholique étende son influence et à la limite, (est-ce que j'exagère?) vous verriez ça à peu près comme une catastrophe;
    Je maintiens que ce n'est pas un monde de confort matériel général aussi souhaitable .
    qu'il soit et il l'est,qui fera connaître le message d'amour du Christ.
    Encore une fois et ce malgré vos accusations perfides à mon égard j'ai le plus grand respect pour l'action sociale et il n'y a pas l'ombre d'un mépris ou de condescendance à son égard. Je dis que l'action sociale SEULE ,n'est pas de l"évangélisation car ce ne sont pas que les pauvres matériellement parlant qui sont à évangéliser c'est toutes les classes de la société,et ayant visité pendant quelques annèes les pensionnaires d'une maison de retraite des plus confortables d'ailleurs de la région dans laquelle je réside,je puis vous assurer que ces personnes dans une certaine mesure étaient pauvres elles aussi oh bien sûr pas au plan matériel, certes pas mais pauvres quand même.
    Par ailleurs je ne savais pas que pour estimer la valeur d'un passage de l'EVANGILE il était indispensable de voir si ce passage était corroboré par d'autres ,et dans la négative lui accorder une valeur tout à fait accessoire;
    Dans ce cas, au diable l'Evangile de Luc et chez Jean, entre autres passages, au diable le lavement des pieds dont il est bien le seul à parler.

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    1. Comment cela mes "accusations perfides" ? Où avez-vous une perfidie ?
      Croyez-vous en outre qu'affirmer péremptoirement, sans rien montrer ou désigner explicitement, puisse non pas même convaincre mais seulement permettre un dialogue ? Sur quoi vous basez-vous pour écrire : "à vous lire je n'ai guère le sentiment que l'évangélisation soit vraiment votre principale préoccupation" ? Et où se trouve la perfidie lorsque vous ajoutez : "ce qui bien sûr me surprend de la part d'un prêtre incontestablement" ?
      Comment imaginez qu'à un chrétien l'évangélisation ne soit pas la préoccupation principale ? Pourriez-vous plutôt imaginer que si vous ne comprenez pas, il faut envisager une autre hypothèse ?
      Ou avez-vous vu que j'avais estimé que vous méprisiez l'action sociale ? Ce que j'ai pointé n'est pas la conception de l'action sociale que vous défendriez mais le rapport entre action sociale et évangélisation, pour le dire plus carrément entre nature et surnaturel. Mais il se pourrait que mon positionnement, parce qu'il ne recoupe pas le vôtre, vous oblige à lire en mes propos ce qui n'y est pas pour que vous puissiez mieux les récuser.
      Enfin, l'ignorance que vous reconnaissez de la lecture de l'évangile m'accable. Evidemment qu'un passage des Ecritures ne peut pas être lu indépendamment des autres. Cela doit même s'appeler l'analogie de la foi. Expression reprise de Rm 12. Tout ne se vaut pas dans les affirmations dogmatiques et scripturaires. Et heureusement ! Tout doit manifester une cohérence, que l'on pourrait par exemple résumer dans l'action salvifique de Dieu en Jésus-Christ.

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  6. Dominique Bargiarelli26 juin 2012 à 15:11

    Je parle de perfidie car dès le départ puisque, parait-il, le sens de mon intervention vous échappait ,immédiatement vos m'avez prêté un raisonnement d'une hauteur de vue absolument vertigineuse pour le moins.
    Vous êtes donc préoccupé par l'évangélisation, mais ,et je ne pense pas déformé vos propos ,vous parlez essentiellement d'action sociale.Je vous pose donc la question ou plutôt je vous la repose,est-il donc indispensable d'être chrétien pour faire efficacement de l'action sociale?
    Si la réponse est négative comme je le suppose, j'en déduis ,avec mon tout petit QI n'ayant sans nul doute aucun rapport avec le vôtre, j'en déduis que l'action sociale SEULE n'est pas automatiquement de l'évangélisation,et que le confort matériel quand bien même serait-il partagé par tous ne conduirait pas automatiquement au message d'amour du Christ.
    Par ailleurs je vous précise que je ne vous ai pas attendu pour découvrir qu'un tableau analogique se trouvait notamment à la fin de la TOB
    Désolé une fois de plus de vous avoir accablé, sincèrement désolé.

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  7. Dominique Bargiarelli26 juin 2012 à 17:30

    une autre question que je voudrais vous poser
    Etre chrétien c'est vouloir faire la volonté du Père, non?
    Dès lors y a-t-il donc qu'une seule et unique façon d'agir ,celle que vous avez choisie ?

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    1. Cher Monsieur,
      je trouve que votre post de 17h30 ne manque pas de piquant. J'ai publié sur ce blog toutes vos messages. Faudrait-il une preuve supplémentaire de mon accueil de pensées différentes voire divergentes de la mienne ?
      Je ne réponds pas à votre post précédent si ce n'est pour relever que parler d'analogie de la foi n'a rien à voir avec une table analogique de la TOB et parce que manifestement, vous ne m'avez pas lu, ou compris, ou pu me comprendre, ou voulu me comprendre. Ai-je en un seul endroit exprimé que je penserais l'action caritative comme synonyme d'évangélisation ? Relisez bien. Dans ma référence à Chalcédoine par exemple, je tiens ensemble, sans séparation certes, mais sans confusion non plus, amour du prochain et amour de Dieu. Quand, même d'un avis contraire au mien, vous ne déformerez pas ma pensée, j'envisagerai d'engager la discussion.

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  8. Dominique Bargiarelli27 juin 2012 à 09:18

    Si j'ai effectivement un peu trop forcé mon trait lors de mon premier message ,dans le second ,celui de 15 h j'ai reconnu que vous vous préoccupiez d'évangélisation.
    Je vous ai alors posé une question à laquelle vous refusez apparemment de répondre .
    Que voulez-vous lorsque vous dîtes que le Christ est venu pour que l'homme ait la vie en abondance la façon dont vous présentez la chose me donne le sentiment que pour vous la vie en abondance c'est la vie terrestre seule.Or il ne me semble pas que les plus grands serviteurs du Seigneur aient eu une vie terrestre "abondante" au sens commun du terme,vraiment pas.
    Par ailleurs votre suspicion manifeste à l'égard de l'Eglise-institution du fait de votre situation me met mal à l'aise, non pas que je ne veuille pas connaître ni reconnaître les énormes défauts de cette dernière ,absolument pas, mais je continue de croire que cette institution a été voulu par Dieu et qu'elle nous est et nous sera toujours nécessaire et ce jusqu'au jour dernier, pas avant.
    Pourquoi donc associer à l'idée de chrétienté l'idée de triomphe païen de l'Eglise, pourquoi?
    Oui, je voudrais que l'Eglise règne,mais bien évidemment par la conversion des coeurs, pas par le triomphalisme bien sûr que non

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