mercredi 18 juillet 2012

Morale catholique, lois de la République et mariage gay

René Pujol est à l'origine du blog A la table des chrétiens de gauche. Cela se présente comme un lieu de réflexion sur la politique française. Pour l'heure, un article sur l'homosexualité et euthanasie, questions à propos desquelles le nouveau gouvernement a prévu de modifier le cadre légal. Je reproduis le texte que j"ai envoyé en commentaire au texte de R. Poujol.

Je me permets une réaction en quatre moments : 1. De l’opportunité de se dire chrétiens de gauche ; 2. De l’opportunité de traiter ensemble de questions fort différentes posées à la société ; 3. Du rapport entre légal et moral et du statut minoritaire des chrétiens dans les sociétés occidentales ; 4. De l’homosexualité

1. Se positionner comme « chrétiens de gauche » me paraît relever davantage de la stratégie pour espérer se faire un peu entendre de la nouvelle majorité. Je ne suis pas à gauche comme de nombreuses autres personnes dont les propos me donneraient plutôt envie de voter à droite. Je ne lis jamais le Figaro, parfois Libé, plus régulièrement Le Monde, toujours La Croix.
Surtout, je ne suis pas à gauche ou de gauche comme je suis chrétien parce que l’être chrétien n’est pas affaire de positionnement idéologique (adjectif que je veux employer ici dans son sens le plus positif). D’une part, être chrétien relève du chemin, de la marche, de l’aventure, odologie plutôt qu’idéologie ; pas sûr qu’il y ait un corpus idéologique ; pour s’en convaincre, il suffit de regarder les choses à distance. Grégoire XVI et la condamnation de la liberté religieuse, la première édition du catéchisme de l’Eglise catholique et la peine de mort, tout cela a été balayé ! D’autre part, je me dois, comme baptisé, d’être d’Eglise c’est-à-dire en outre d’être en communion fraternelle et véritable avec des gens avec lesquels je ne partage sans doute pas grand-chose culturellement, politiquement, sociologiquement, etc. si ce n’est le fait d’avoir répondu à l’amour que nous avons la grâce de pressentir.
Il est vrai, j’ai moins de mal à parler de cathos de droite que de chrétiens de gauche, peut-être parce qu’un certain nombre d’entre eux me paraissent justement réduire, dans les faits et dans les discours, leur catholicisme à un marqueur idéologique voire sociologique. Parler de la foi comme d’une aventure ou d’une quête, ce serait déjà d’après eux avoir renoncé à la vérité, d’où la mission dont ils s’estiment chargés de défendre cette vérité dans un monde qui la conteste.
S’il faut écrire au gouvernement, j’aurais davantage envie de le faire avec des cathos de droite (j’ose donc parler ainsi) pour formuler ce que nous pouvons penser de questions de sociétés. Le comportement de quelques uns d’entre eux, auxquels j’ai pu me frotter sur la toile et qui semblent rendre impossible toute discussion, n’est qu’une tempête dans un verre d’eau, qui peut causer des dégâts, mais demeure au final marginal.

2. Quel rapport entre homosexualité et euthanasie si ce n’est qu’il s’agit de questions de société, ou plutôt de questions pour la société actuelle ? Pourquoi en parler dans le même texte si ce n’est parce que nous réagirions comme les gens de droite, ou de gauche, à tout mettre dans le même sac, mais justement, il n’y a pas de même sac. La ligne épiscopale française, moins dure que ce que l’on a pu lire sur certain sites des « cathos de droite » qui en appelaient aux points non-négociables, ne peut être que « non » sur toute la ligne tant que l’on mettra toutes ces questions dans le même sac. On ne va pas répéter un discours dont on sait déjà qu’il ne convainc, quelle que soit sa pertinence, que ceux qui sont déjà convaincus !
Les adeptes des points non-négociables n’ont pas de mal à traiter toutes ces choses de la même manière, à la suite de Jean-Paul II qui est l’introducteur de l’expression si ma mémoire est bonne. Ils recourent à un argument dogmatique, descendant : des principes doivent s’appliquer et plier la réalité à leurs forces principielles.
On se demande juste comment ces principes sont connus. On les sauve par une mythologie de la révélation ou de l’infaillibilité pontificale. Le Pape a dit. On oublie juste que le Pape a aussi dit que la faim et les inégalités Nord-Sud par exemple étaient tout aussi inacceptables, non négociables, et que leurs responsables portaient un lourd péché. Jean Paul II s’est hasardé à parler de structure de péché, ce que d’aucuns ont guère apprécié. Quant à la révélation, loin de moi l’idée de la contester, mais d’une part ce terme, au sens de contenu de vérités, entre en théologie fort tardivement (dans des contextes polémiques, d’abord entre protestants et catholiques, puis au nom d’une raison qui est de plus en plus autonome) et d’autre part pourrait n’être que peu opportun (voir à ce sujet les discussions autour de la rédaction de la constitution conciliaires Dei Verbum). La grande tradition n’entend pas la révélation comme un contenu de vérités téléphonées du ciel, mais comme l’acte de Dieu qui se fait connaître. La révélation, ce n’est pas des vérités à appliquer, c’est Dieu lui-même en tant qu’il se donne (à connaître).

3. L’état de minorité du catholicisme et du christianisme dans notre société rend inéluctable que les prétendues valeurs chrétiennes ne soient plus forcément celles de l’ensemble de la société. Encore que sur ce sujet, ceux qui réclament le mariage homo et l’adoption par des couples homos se fassent défenseurs de la famille, cellule stable fondée sur un contrat entre deux adultes comme cadre privilégié pour accueillir et élever des enfants. A l’heure où l’institution matrimoniale ne fait guère recette, il faut sans doute le souligner. La stabilité conjugale apparaît encore comme un projet de vie désirable. Bonne nouvelle !
De plus en plus, selon toute vraisemblance, et d’abord pour des raisons de confort financier, de liberté individuelle plus que d’idéologie, la morale chrétienne ne pourra que reculer.
Bon, il faudrait s’entendre sur l’opportunité et la pertinence de la morale chrétienne. Je la conteste fort souvent, philosophiquement et théologiquement. Je me contente d’un argument évangélique : Jésus n’est pas venu pour les bien-pensants, les gens biens. Qu’il mange avec les publicains et les prostituées scandalise.
Les « très croyants mais pas pratiquants » réduisent de trop à mon goût la foi chrétienne à des valeurs. Mais je reconnais aussi qu’ainsi, ces valeurs sont de fait largement partagées : amour d’autrui et respect, droit à la liberté, sens de la justice et du pardon, respect de la création. N’est-ce pas aussi une bonne nouvelle que tout cela soit reconnu comme vérité, indépendamment même de la foi ? On devrait le souligner. Cette morale n’est ici pas, ou pas d’abord, ou pas seulement chrétienne. Ce qui oriente l’action de la majorité des humains leur est grandement commun. Quant au fondement de la morale, c’est une autre question, certes importante, mais qui pragmatiquement, la plupart du temps, n’interfère pas dans la définition  de la visée du bien commun.
Mais alors que se passe-t-il si la dite morale chrétienne est contestée dans les lois de la République ? D’une part, elle n’est pas contestée dans les lois. En effet, ce que la loi rend possible, légal, elle ne le rend pas moral pour autant. On peut aujourd’hui penser que la loi qui rend légal l’avortement est nécessaire tout en pensant que l’avortement n’est pas moral. On peut même trouver cette loi indispensable. Ce n’est pas d’interdire l’avortement qui fait que l’on n’y recourt pas. Est-ce que cela, au contraire, favorise le recours ? C’est possible. Mais l’on sait qu’aucune loi ne peut se prévaloir d’être la bonne ; qu’en matière de droit, il faut pragmatiquement viser au moindre mal ; que rêver un homme parfait est la source de tous les dangers ; qu’imposer la vertu par la loi est le fait, d’ailleurs vain, des dictatures. Autre exemple, nombre des lois qui régissent la finance sont immorales, mais les intérêts sont tels que l’on fait mine de s’en accommoder ou de ne pas le savoir, ou de prétendre que l’on ne peut pas faire autrement. Et cela ne déclenche guère l’assaut au nom des points non-négociables ou en vue d’actions concertées des chrétiens vis-à-vis du gouvernement.
La loi ne peut contraindre personne à être bon, à chercher la vie bonne. C’est toute la question du rapport entre morale et philosophie politique. Y aura-t-il forcément conflit (thèse platonisante) ou doit-on voir le politique comme ce qui permet d’éviter le conflit (thèse aristotélicienne) ? Lorsque la politique prétend imposer la vertu elle commet un abus de pouvoir, la loi devient scélérate et cause de révolte. Gare aux Savonarole !
Certes, on ne saurait accepter que devienne légal tout ce qui existe dans la société. La loi, par les interdits, n’est pas absolument hétérogène au moral. La loi se doit, ou devrait se devoir, d’interdire ce qui attente à l’humanité de l’homme. Attente-t-on à l’humanité de l’homme à autoriser un contrat d’union à deux personnes du même sexe pour traverser la vie ? Cela me semble difficile à soutenir.
Le recours à la loi naturelle est une fumisterie aux relents d’intégrisme. C’est le discours d’une partie des romains notamment qui voudraient trouver dans la nature une objectivité, et donc un intangible, pour la morale. Il est évident que la nature est source de violences que la culture tente de contenir et qu’elle ne saurait être utilisée comme source de la norme, car c’est encore la morale qui détermine quand la norme est en outre conforme à la nature.
Les catholiques de plus en plus n’useront pas de possibilités offertes par la loi par fidélité à leur foi. C’est officiellement (!) ce qui se passe pour la possibilité que donne la loi de contracter un nouveau mariage après un divorce, de recourir à l’avortement, mais aussi de faire de la spéculation au mépris du bien commun, etc.
Les chrétiens devront non pas faire de cette exception la raison d’un repli communautaire (ils auraient des lois différentes), mais, reconnaissant le cas échéant l’opportunité de ces lois tout en considérant comme contraire à la morale ce qu’elles rendent possible, ils devront recevoir à nouveau leur vocation de sel de la terre et lumière des nations pour tenter de faire entendre un évangile de libération. Faire entendre une promesse de libération ne signifie plus du tout instaurer une chrétienté, une société chrétienne.
Enfin, sur ce point du moins, se démener contre le cours de l’histoire, quoi qu’il en soit de nos convictions, n’est-ce pas refuser le deuil de la chrétienté, que l’on soit de gauche ou de droite ? Cette question, j’en ai conscience est dangereuse car elle pourrait justifier une démission de notre vocation prophétique. Cependant, il me semble qu’il y a tellement plus urgent comme lutte pour la justice et la vie des hommes dans le monde de ce temps, que j’ose maintenir ma question.

4. Sur l’homosexualité et l’adoption par des couples de même sexe.
Quel est le problème pour les chrétiens ? Jusqu’à preuve du contraire l’homosexualité n’est pas contagieuse. On ne devient pas homo de père en fils ou par fréquentation de personnes homos. La visibilité des homos pose des problèmes parce qu’il faut avancer un discours à leur sujet, par exemple pour expliquer aux enfants. Il me semble que c’est la carence de nos discours qui fait problème et non l’homosexualité.
L’homosexualité refoulée de ceux qui se sont mariés par obligation sociale et ou déni personnel cause de graves dommages, non seulement à la personne homo qui vit dans le mensonge (cf. par exemple M. Yourcenar, Alexis et le traité du vain combat) mais aussi à son conjoint et pire encore aux enfants. Si le sujet demeure tabou, voilà qui ne saurait construire des personnes saines. On sait que le tabou n’est jamais source de croissance humaine. Si la chose est connue, entrainant par exemple le divorce du couple pour que le partenaire homo rejoigne un nouveau conjoint du même sexe, outre le traumatisme du divorce, on brouille les pistes de la sexualité de façon encore plus violente que si dès le début, le couple est constitué de deux personnes du même sexe, bien obligées de trouver des mots pour dire ce qu’elles vivent.
On s’accordera sans peine à estimer le discours ecclésial romain insensé qui exige la continence des personnes homosexuelles. Qui fait l’ange fait la bête. Quoi que l’on pense de l’homosexualité, la continence sexuelle ne peut être vécue de manière humanisante qu’à être choisie, peut-être sous la contrainte des circonstances, mais choisie tout de même, ou du moins consentie.
Parler comme certains psy et leurs épigones cathos (trop heureux de trouver dans une discipline que leurs pères avaient tant combattue un des rares alliés fréquentables et de surcroît plus ou moins revêtu de l’autorité de la science) de sexualité non-mature à propos des homosexuels est une des fumisteries les mieux partagées, un sophisme qu’il faut dénoncer. Le bon Lacan était là-dessus sans doute plus bourgeois qu’analyste et il y a de quoi rire à le voir devenir une référence pour la théologie morale ! (Sans mettre tous les psy dans le même sac, ce que mes rencontres avec certains m’interdit de faire, on doit bien reconnaître sociologiquement, que leur appartenance à la société bourgeoise est majoritaire, depuis Freud, et que rien ne nous garantit a priori que cette appartenance ne trouble leur jugement, ce qui est reconnu à propos de Freud lui-même.)
Pour le dire autrement, formulation moins subtile (mais encore plus répandue dans les milieux anti mariage homo, qui bien sûr ne sont pas homophobes) les homos seraient des handicapés de l’altérité. Il me semble que tant que l’on n’a pas un très proche (enfant, parent, ami intime) homo, on ne sait pas de quoi l’on parle. Il est des homophobes dont on ne peut qu’espérer qu’ils n’auront pas d’enfant homo (l’association « Le refuge », à Montpellier devrait être entendue sur ce sujet). On parle de l’altérité mais on n’a pas pris le temps du détour de la rencontre avec l’altérité de l’homo. Je crois que Paul Ricœur en a été malheureux jusqu’à la fin de ses jours, blessé à jamais par le suicide de son fils Olivier. Il avait parlé de l’altérité ; je crois bien qu’il n’avait pas vu que l’homosexualité est une altérité.
Sophisme, car qui peut parler de sexualité mature ? Suffirait-il qu’il y ait un homme et une femme pour que la chasteté régisse leurs rapports, le respect de l’autre y compris dans son corps, la quête du bonheur de l’autre ? Combien de relations sexuelles ne sont que des masturbations déguisées (Cf. L. Israël, Boiter n’est pas pécher) ? Et d’après Lacan, il n’y a pas de relations sexuelles ; des coïts, si ! La relation est un horizon. Que le couple soit homo ou non, la relation sexuelle est un équilibre si fragile qu’il faut toute une vie pour apprendre à le tenir.
Pas sûr que sur ce chemin, les homos soient moins bien placés que les autres. Ils pourraient même, compte-tenu de leur minorité, de l’exigence de réflexion sur la sexualité qui leur échoit, détenir un savoir faire. Je me suis mal exprimé, car il est impossible de mettre tous les homos dans le même sac. Il se pourrait que certains d’entre eux, à l’image de ces couples qui ont traversé ensemble des années de vie commune, détiennent un savoir faire de l’altérité, une manière d’être, qu’on ferait bien d’écouter.

5. Je rajoute un point après la lecture d’un texte de J. Rigal. (http://chretiensdegauche.com/2012/07/11/mariage-homosexuel-adoption/). La symbolique homme-femme serait-elle contestée par le fait qu’il y ait un couple homo ? Je ne le crois pas. Le mariage homo n’a jamais prétendu vouloir supprimer le mariage entre un homme et une femme. Comment pourrait-on le penser ? Faut-il alors que toute différence soit vécue comme une concurrence ? Si l’on veut bien ne pas oublier que l’on ne choisit pas d’être homo, la symbolique homme-femme n’est pas plus diminuée par le mariage gay qu’elle ne le serait pas la vertu de la continence. La Genèse n’a pas interdit en christianisme le célibat consacré alors qu’il est écrit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul. On arrivera aussi à penser l’altérité même si elle n’est pas vécue entre un homme et une femme tout en continuant à lire la Genèse ! Certes, dans l’histoire idéologique de l’Eglise, on a parfois pensé que le célibat valait mieux que le mariage, qu’une forme de sexualité relativisait l’autre. Mais si on est aujourd’hui convaincu que continence pour le royaume et mariage s’enrichissent et s’éclairent mutuellement plutôt qu’ils ne s’opposent au profit de la prétendue grandeur du célibat consacré, on pourra l’être tout autant d’une nouvelle différence, ou plutôt de la reconnaissance nouvelle de cette différence.
Car l’homosexualité n’est pas affaire nouvelle, mais seulement la place qu’on lui reconnaît dans la société. Et l’égalité ici est juste le droit à ne pas devoir se taire parce qu’on n’est pas comme la majorité.
Quant au droit à l’enfant, il est clair pour moi qu’il n’existe pas. L’enfant n’est pas un bien que l’on se procure comme de la pate dentifrice. Mais je distingue ici deux questions. D’une part, celle pour un couple homo, donc biologiquement stérile, de parvenir à concevoir. Ici ma réflexion est la même que pour tous les couples et la procréation médicalement assistée. Pour le dire rapidement, le recours à la fivette homologue ne me paraît pas contraire à la morale, du moins pour autant qu’on ait bien clarifié qu’il n’y a pas de droit à l’enfant. Mais ce recours est impossible pour les couples gays (et pour les lesbiennes, il s’agirait d’une fivette non-homologue qui suppose un don de sperme, guère plus possible selon moi).
Mais, d’autre part, la possibilité pour des couples homos d’avoir des enfants se pose, pour le moment du moins, d’abord autrement. On parle d’ailleurs d’adoption. La plupart du temps, les enfants des couples homos sont les enfants d’une union précédente de l’un ou des deux conjoints. Il s’agit de donner à l’un des deux parents du couple homo, couple alors recomposé, l’autorité parentale sur les enfants de son conjoint (statut du beau-parent). Pour l’heure, mais il est vrai que le recul que nous avons n’excède guère une génération, il ne semble pas que ces enfants connaissent des difficultés liées à cette situation, et s’ils ont a souffrir du couple de leur parents, c’est de la mésentente des parents, homo ou non, ou du mensonge du parent qui cache qui il est.
Pourra-t-on permettre qu’un couple homo accueille des enfants comme d’autres couples, recueillant des enfants qui n’ont plus de parents ? Je ne sais pas. Je reconnais être au moins autant réservé quant à la possibilité donnée par la loi à des célibataires d’adopter des enfants. (C’est d’ailleurs par ce biais qu’actuellement des homos peuvent adopter et souhaiteraient ensuite que leur conjoint puisse partager l’autorité parentale.)

Je m’arrête là parce que j’ai déjà été trop long. Je ne prétends pas avoir rassemblé tous les arguments qui devraient être pris en considération. J’ose apporter quelques éléments au débat..



1 commentaire:

  1. Juste pour que les faits de votre article soient le plus vrai : René Poujol n'est pas à l'origine du blog A la table des chrétiens de gauche. Nous sommes un groupe d'une dizaine de personnes à l'origine, René est l'un d'entre eux au même titre que les autres (leurs noms sont dans "qui sommes-nous" sur le site www.chretiensdegauche.eu

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