lundi 18 mai 2015

F. Boyer, Quelle terreur en nous ne veut pas finir ?

A propos du dernier petit texte de Frédéric Boyer. (POL, Paris 2015)
Petit, parce que moins de cent pages de la taille d'un calepin.
Que l'écriture minimaliste, presque d'une seule traite, ne vous arrête pas. Laissez-vous emporter par la fougue comme celle des prophètes. A nos sociétés qui ont peur, en Occident, en Islam et ailleurs, une invitation à l'hospitalité plus qu'à l'identité.


"L'oubli n'est pas tant l'oubli de ce que nous sommes que l'oubli d'une fidélité à ce qui vient. qui nous lie à une promesse. C’est le rappel éthique d’une promesse, rappel de quelque chose qui était plus grand, plus ouvert, plus appelant que nous-mêmes, et cette promesse s’incarne dans la chair, dans le mouvement d’une altérité radicale. Pourquoi celui que j’attends ne ressemble-t-il à aucun autre ? ou plus exactement pourquoi ressemble-t-il à celui que je n’attendais pas, que je ne me figurais pas ? C’est une antique sagesse, un très ancien savoir qui met à l’épreuve nos bonnes compagnies, nos communautés fermées. L’irruption d’un personnage incontrôlable, d’une présence déviante, d’une figure méconnaissable, d’un étranger radical." (p. 92)

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