08/09/2018

Le cléricalisme peut dire merci à Jean-Paul II et Benoît XVI !

Dans le chapitre consacré aux décrets Presbyterorum Ordinis et Optatam totius [les deux documents concilaires respectivement sur le ministère et la vie des prêtres et sur la formation des prêtres], du volume L’Eglise catholique a-t-elle donné sa chance au Concile Vatican II [2016], Gilles Routhier conclut ainsi son exposé de ce qui s’est passé :
« La réflexion [menée sous les papes Jean-Paul II et Benoît XVI] insiste de plus en plus sur l’identité du prêtre et sa spiritualité. De plus le presbytérat en vient à être conçu comme un état de vie plutôt que comme un ministère. Par glissements successifs, on en revient à considérer le presbytérat, qu’on désigne de plus en plus à partir de la catégorie sacerdotale, comme un état de perfection. En près de cinquante ans, on a pratiquement inversé la perspective mise en avant par Vatican II »

Je reprends ces lignes à G. Lafont.
Si l'Eglise a tant de mal à changer, c'est parce que c'est sa respiration officielle depuis 40 ans qu'il lui faut modifier.

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