27/04/2026

La prière comme hommage du vassal

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d7/Albrecht_D%C3%BCrer_-_Study_of_an_Apostle%27s_Hands_%28Praying_Hands%29_-_WGA07062.jpg?fbclid=IwY2xjawRb6stleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBYYWFSTGM1NHh4T1MyZ3lxc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHgGZPmhHkLQq9YzzWF-GmCMWeMfICdtRNlcrY2pSnfwv6R4kodtQRFmiE3BH_aem_wJUCbJ0L-ThWN-iFY44PbAundefined 

 

« L’hommage proprement dit [qui scelle la relation vassalique] consiste en un engagement verbal du vassal qui se déclare l’homme du seigneur, suivi du geste de l’immixtio manuum, par lequel le vassal, agenouillé, place ses mains jointes entre celles du seigneur (ce geste, qui exprime clairement une relation hiérarchique dans laquelle la protection répond à la fidélité, est si important dans la société féodale qu’il transforme les modalités de la prière chrétienne, qui ne s’accomplit plus à l’ancienne manière, bras écartés et mains vers le ciel, mais les mains jointes, suggérant ainsi une relation de type féodal entre le chrétien, le fidèle, et Dieu, le Seigneur. »

J. Baschet, La civilisation féodale. De l’an mil à la colonisation de l’Amérique, Flammarion, Paris 20184, p. 157 (Référence à J. Le Goff, « le rituel symbolique de la vassalité »)

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire