samedi 30 novembre 2013

Pitié pour les hommes politiques


Pitié pour les hommes politiques. Peut-être est-il temps de renoncer à insulter les hommes politiques. Il y a belle lurette que cette pratique de l’insulte a rompu ces liens avec son lieu d’origine, le discours oppositionnel, et qu’elle est devenue un lieu commun de la majorité râleuse. Depuis lors elle circule et sert de passe-temps dans tous les media. Comme toujours quand il n’y a plus rien à révéler, la révélation devient une routine et une industrie, elle est profitable quand il s’agit d’augmenter les tirages ou les chiffres de l’audimat.
Hans Magnus Enzenberger (cité par A. Finkielkraut dans l'émission de France Culture, Répliques du 30 11 2013).

Faudra-t-il alors demander pitié pour les journalistes ? Il est évidemment si facile de les rendre responsables de tous les maux. Sans disculper personne, il faut sans doute lire ces lignes davantage comme une invitation au respect des règles élémentaires de l'analyse. Nous serions à la place des uns ou des autres, que ferions-nous ?

3 commentaires:

  1. Pitié pour les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, internautes.... qui doivent supporter non seulement les journalistes chasseurs de scoops, vite vite de la petite phrase assassine !, et de moins en moins chasseurs de vérités, relayant tous les même fadaises que chacun finira par ne plus écouter....

    Quand aux hommes politiques.... en ayant cotoyé quelques uns dans une autre vie, ils ADORENT ÇA ! C'est leur fond de commerce la polémique, l'invective, la construction des fameuses "petites phrases" (éléments de langage comme on dit maintenant...) concues spécialement pour les journaleux du 20 h et BéhéphèmeTévé...
    Il s'amusent comme des petits fous 2 fois par semaines pour la galerie télévisuelle des "Questions au gouvernement" suivi des interviews dans les coulisses (la salle des 4 colonnes).
    Des grands gosses nous gouvernent ..
    On se tape dessus allègrement et on va ensemble gueuletonner au frais de la Princesse, "chez Françoise" dans le 7°.
    Et après on s'étonne que le bon peuple ne se déplace plus pour voter....

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  2. Je n'en veux guère de ce discours selon lequel ils seraient tous pourris.

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  3. Je n'ai pas dit "tous pourris", j'ai parlé de ceux que j'ai rencontrés de fait à une certaine époque. C'était après l'arrivée de la gauche au pouvoir. en ce temps là "j'y croyais"
    J'ai fin par m'enfuir. Après avoir constaté que trop c'est trop !
    J'admets que mon commentaire peut laisser penser que je généralise.

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