samedi 9 novembre 2013

"Qu'y a-t-il d'écrit ? Comment lis-tu ?" (32ème dimanche C)

Je retiens de ce drôle d’évangile (Lc 20,27-38) la manière dont Jésus se sert des Ecritures, alors que nous venons de remettre le livre des Ecritures aux enfants de CE2. Comment lire les Ecritures ? Peut-on leur faire dire n’importe quoi, ainsi que cette histoire de veuve aux sept maris ? Faut-il les prendre au pied de la lettre ? Quelle marge d’interprétation est-elle nécessaire et suffisante ?
On accordera que les Ecritures ne sont pas la parole de Dieu au sens où Dieu aurait lui-même dicté ces textes. Juifs et chrétiens ont toujours pensé que si ces textes sont parole de Dieu, ce n’est pas que Dieu aurait ainsi parlé. Le concile Vatican II reconnaît aux écrivains sacrés un vrai statut d’auteurs, et non un rôle de scribes auxquels Dieu dicterait son message.
Et heureusement qu’il en est ainsi. Cela permet de prendre quelques distances par rapport à la violence biblique, aux coutumes tombées en désuétude, aux croyances invalidées par une purification de la foi. Le texte biblique a une histoire. Il ne fait pas que conter l’histoire de Dieu avec son peuple ; il est lui-même le produit d’époques, de cultures, de conceptions qu’il faut savoir comprendre comme celles d’un moment.
En outre, si l’écrivain sacré n’était qu’un scribe du téléphone divin, un ventriloque du bon Dieu, il manquerait quelque chose de fondamental à notre compréhension des Ecritures. Elles ne sont parole de Dieu qu’à être le récit d’un peuple. La révélation faite à Abraham ou à Ezéchiel, c’est leur affaire, à supposer qu’elles aient existé. Quand Dieu parle, même s’il s’adresse à chacun par son nom, c’est à son peuple qu’il livre les paroles de vie. Vous serez mon peuple et moi, je serai votre Dieu.
Mais alors comment Dieu parle-t-il ? Quelle est sa parole ? Nous devrions sans doute plutôt dire que les Ecritures sont la réponse que les hommes adressent au Dieu qui leur parle, la réaction des hommes à cette parole. Nous n’avons pas sous les yeux la parole de Dieu, mais ce qu’elle a provoqué. La parole divine ne se lit pas directement, comme si l’on pouvait voir Dieu en direct, face à face. La parole divine se lit comme une intrigue policière ou une recherche scientifique. Si les hommes ont ainsi écrit, qu’est-ce que Dieu a bien pu leur dire ? La parole de Dieu ne peut que se deviner, se chercher, dans la réponse des hommes qui prennent son interpellation au sérieux.
Si l’homme comme dans le psaume de ce jour crie à l’injustice, crie l’injustice à son Dieu, ce qu’il avait entendu de son Dieu n’était-il pas une parole qui déclarait que la justice est la vocation de l’homme, ce à quoi Dieu lui-même l’appelle ? Nous découvrons ce que Dieu dit dans le cri que nous poussons vers lui. Nous l’entendons, de dos, dans la prière que nous lui adressons, le récit que nous racontons de notre vie avec lui, la loi que nous nous devons de respecter, la parabole et proverbe plein de sagesse.
C’est très important cette affaire, cette impossibilité de faire parler Dieu en direct. C’est la mortification de l’idolâtrie, c’est l’interdit de la confiscation d’une parole de Dieu. Si Dieu a dit et que l’on n’a qu’à répéter, vous imaginez tous ceux qui vont faire parler Dieu, qui vont parler au nom de Dieu. Rien de plus dangereux. Déjà parler en son propre nom c’est difficile. Vous n’avez qu’à penser à ce qui se passe quand vous donnez votre parole, à un ami, à un conjoint. Comme c’est compliqué la parole. Alors, si nous nous mêlons d’être les fonctionnaires des oracles divins, c’en est fini pour nous, et surtout pour Dieu !
Ainsi, quand nous lisons les Ecritures, nous n’entendons pas des messages de Dieu, mais devons chercher ce que Dieu a bien pu dire au cœur de son peuple pour que le peuple ainsi écrive pareille histoire. Les Ecritures obligent à poser des questions, à multiplier les interrogations pour entendre ce qui sera vraiment une parole de vie. Reconnaissons que parfois, nous nous servons des Ecritures comme des paroles de mort.
C’est pourquoi, en recevant le livre des Ecritures, comme les CE2 ce matin, comme nous chaque fois que nous ouvrons la Bible, pour lire il faut interroger, et si possible interroger en Eglise, en communauté. Les Ecritures nous obligent à être curieux, à ce qu’avec les autres, on s’interroge. Plus nous poserons les questions, dans le silence de la prière et le partage de la parole, plus nous aurons entendrons une parole du Dieu qui fait vivre.

12 commentaires:

  1. Puissent nos catéchistes, donner cette clef de lecture aux enfants, plutôt qu'essayer de leur faire gober les dogmes de l’Église catholique. Je pense qu'ainsi, la question de la transmission de la foi serait en bonne partie réglée...Merci pour cette méthodologie de l'approche des textes bibliques!
    Jean-Christian Hervé

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    1. Le problème n'est pas le dogme, ou les Ecritures, mais comment on s'en sert. Comment on les lit. Le travail du père Sesboüé qui met le dogme dans l'histoire permet de comprendre comment la formule dogmatique est réponse à un problème ou à une question. Et c'est, outre son érudition, sa grande qualité.
      Le caté, je ne sais pas pourquoi on en parle ainsi. Que se passe-t-il pendant une séance ? D'abord, nous sommes avec les enfants, à leur service. Si nous les écoutons, sommes attentifs, a priori le plus gros est fait.
      Ensuite nous parlons de notre foi. Ce n'est pas toute la foi, parler de la foi. Mais c'est ce qu'on fait au caté, avec aussi le vivre ensemble de l'équipe et la prière.
      Alors parlons de la foi. Une fois à partir d'un texte. Et comme ils savent lire si on les aide. Une fois à partir d'une question de leur part ou de la nôtre. Une autre fois à partir d'une affirmation dogmatique;..
      Moi, je me régale tous les mercredis. Je ne dis pas que c'est toujours tip-top. Je ne dis pas que je transmets la foi. Mais nous avons je crois plaisir à nous retrouver pour parler de ce que nous croyons.

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  2. Je suis enchanté de lire, noir sur blanc, et de façon très simple et pédagogique, cette présentation de la lecture des Ecritures. Puis-je me permettre de la diffuser dans les divers groupes de "lecture biblique" qui existent dans le secteur paroissial ? Les façons de procéder y sont diverses, tantôt le partage (fondé sur une approche sérieuse du texte), tantôt un enseignement, tantôt une confrontation "oécuménique", mais toujours ce souci qu'il est quasi impossible de penser qu'on puisse, seul dans son coin, même un peu lecteur de revues ou de catés, même très "priant", aborder cette source essentielle de la vie chrétienne. Cela vaut pour les enfants certes, mais plus encore pour les adultes, "Dei Verbum + Verbum Domini" entrent vraiment lentement dans les mœurs du peuple des amis de Jésus-Christ.

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    1. La diffusion de ces textes est publique. Vous pouvez donc vous en servir, en mentionnant comme il se doit vos sources, à savoir la référence à ce blog.
      Merci de votre message.

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  3. dominique bargiarelli11 novembre 2013 à 10:02

    Pour ma part,ma femme étant de confession réformée nous avons longtemps fait partie d'un groupe œcuménique souvent accompagné par un pasteur et un prêtre ou l'un des deux au moins Ce groupe a tenu un certain temps,puis nous avons constaté que lorsque nous n'étions qu'entre nous c'est-à-dire sans accompagnateur et c'était de plus en plus fréquent ,nous ne sortions que de tristes banalités Alors ce groupe petit à petit s'est dissous.Il me semble que le problème de ce genre de groupe c'est que pour être enrichissant pour tout le monde il est nécessaire que nous soyons tous à peu près au même niveau de connaissance biblique.Sinon,que se passe-t-il il celui qui "sait" le plus fait état ,et c'est bien normal,de ses connaissances et les autres n'ont plus rien à répondre Un exemple qu'allez -vous donc répondre à quelqu'un qui remet en cause par exemple la traduction retenue par la TOB,si vous-même ne connaissez ni le Grec ni l'Araméen et qui vous affirme par exemple que la traduction exacte du second commandement devrait être:
    "Tu aimeras ton prochain,il est comme toi" et non pas "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"?
    Bien sûr c'est intéressant de savoir qu'il existe éventuellement plusieurs traductions,mais si on"s'amuse" à tout remettre en cause où s'arrêtera-t-on?
    Quant à savoir si c'est l'Esprit qui nous souffle ces nouvelles interprétations ou le Diviseur?

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    1. Même sans connaître les langues anciennes, il est possible de faire un travail sur le texte. Il suffit de recourir précisément à différentes traductions habituellement reconnues comme sérieuses. Les éventuels désaccords entre elles vous obligeront à interroger le texte, au besoin à interroger un spécialiste. Mais la plupart du temps vous pourrez très bien vous en sortir juste avec la discussion du groupe.
      Quant à savoir si interroger le texte est "amusant" ou non, ce n'est pas la question. C'est juste nécessaire pour lire. Et si vous n'avez pas envie d'interroger, libre à vous. Mais ne jetez pas le soupçon sur ceux qui interrogeraient ? Pourquoi dire qu'ils remettent tout en cause ? Pourquoi se préoccuper de savoir où et quand s'arrêter ?
      C'est comme si vous demandiez à celui qui fait du footing pourquoi il ne s'arrête pas dans un fauteuil. Je n'ai rien contre le fauteuil, mais cela ne permet pas de faire du footing. Si vous prétendez lire les Ecritures et ne pas interroger, c'est-à-dire finalement ne pas être interrogé, c'est aussi impossible que de faire du footing dans un fauteuil.
      Vous reconnaîtrez que cette peur des questions qui remettraient en cause toute chose relève davantage du conservatisme et du confort, du sommeil dogmatique comme dit Kant. Libre à vous de dormir et de faire la sieste. Mais s'il vous plaît n'ériger pas votre amour de la quiétude, je veux dire votre désir de n'être pas dérangé, en norme de vie spirituelle.

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    2. dominique bargiarelli21 novembre 2013 à 16:48

      Patrick Royanais je n'ai jamais dit qu'il était amusant d'interroger le texte,absolument pas Cela incontestablement peut être enrichissant et je ne prends pas les exégêtes pour une bande de rigolos irresponsables,mais enfin lorsque l'on sait que la grande majorité des pratiquants ne lisent jamais les textes du dimanche au préalable je pense que si on leur sort une nouvelle traduction à tout bout de champ,est-de ainsi qu'on les poussera à connaître davantage les textes? J'en doute.
      Par ailleurs je ne vois rien dans mes propos qui vous autorise d'en conclure que je ne veux surtout pas m''interroger,strictement rien.
      mais j'ai déjà suffisamment de mal avec la lecture notamment de la TOB sans en plus me torturer en plus avec des nouvelles interprétations dont je ne peux en rien juger de la valeur

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    3. Je recopie les dernières lignes de votre post du 11/11 où vous user du verbe amuser et semblez réclamer une limite à l'interrogation. Sembler est d'ailleurs faible, puisque vous convoquez le Diviseur !
      "Bien sûr c'est intéressant de savoir qu'il existe éventuellement plusieurs traductions,mais si on"s'amuse" à tout remettre en cause où s'arrêtera-t-on?
      Quant à savoir si c'est l'Esprit qui nous souffle ces nouvelles interprétations ou le Diviseur?"
      Mais si vous avez assez à faire avec les notes de la TOB, que venez vous lire ce Blog ? Et s'il ne vous apporte rien, ou trop, pourquoi faudrait-il que je me taise quitte à ôter ce qui apporte à d'autres ?
      Cher Monsieur, allez soigner vos contradictions chez un psy et foutez-moi la paix.

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  4. L’échange ci-dessus illustre le problème récurrent des « groupes de lecture biblique » : on se croit souvent soit dans le « partage d’évangile » où chacun PEUT ne « voir » dans le texte que ce qu’il sait ou ressent déjà, soit dans le « cours +/- magistral » où « celui qui sait » déverse seul ses « connaissances » (et qu’en fait-on ensuite, pour vivre ?). C’est ce que semble dire, P Royannais, votre interlocuteur 5. Cela correspond à certaines de mes expériences (voir plus haut). Et si c’est cela, il a raison, il n’y a pas « lecture », juste bavardage amical (comme sur d’autres blogs).
    Or s’agit-il d'acquérir des « connaissances » justement ? s’agit-il de s’enseigner « la doctrine » ou « les thèses théologiques » ? ou encore « la vérité ultime de la traduction parfaite » ? Les apports « savants » sur la langue ou les références sont nécessaires, mais c’est la confrontation au texte, aux aspérités, aux « obscurités », c’est de ruminer ensemble les mots écrits là, qui d’une part en fait une vraie Parole (avec Quelqu’un qui parle), et d’autre part, nous remettant en cause, nous conduit à interroger la page lue et à s’interroger sur soi (vous le dites bien, P.R.). Tenez, il m’est arrivé, et pas qu’une fois, quasi à chaque séance, d’être « cueilli » soudain par une question, soulevé plus loin que moi-même (ma pensée « d’avant ») par ce que dit l’un ou l’autre des participants (car le texte parle PAR les autres, n’est-ce pas ?)… Le grand exemple de cela, c’est « l’ironie johannique » : Jésus semble souvent parler « à double sens », à Nicodème par ex, et voilà que notre discours habituel (solipsiste plutôt) devient « dialogue », parole en échange, on « renaît d’en haut »… Une autre expérience à faire, si je peux conseiller, c’est qu’au cours de la lecture à plusieurs il nous arrive soudain un témoignage personnel d’un autre, qui nous semble refléter l’appel de « l’Esprit » qui est « derrière » le texte. (Et cet autre n’en a pas conscience, il s’exprime naturellement, comme « ça lui vient », mais pour vous, quel cadeau à l'âme !)
    A rebours, sans négliger l’étude priante personnelle de la Bible évidemment, je vois combien, « tout seul », on tourne souvent en rond, et reste soumis à nos habitudes forcément limitées, à l’aspect « moralisant » (c-à-d, nous semble-t-il alors, facilement « utilisable dans la vie »)...
    La prière (à haute voix ou bien dans son cœur) qu’on peut faire en ouvrant la séance, c’est peut-être non pas de demander « l’inspiration » de mieux savoir, mais d’être ouvert aux éventuelles « provocations » ou « convocations » de l’Esprit PAR le texte toujours surprenant, et PAR les autres présents qui, quels que soient leurs mots, ont même foi et même soif. Bref une affaire d’hommes, et non pas de maîtres/élèves, ainsi que Dieu veut nous libérer.

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    1. Je ne suis pas certain de voir la pointe de votre remarque. D'abord vous dites l'extrême difficulté, voire l'impossibilité d'un groupe de lecture biblique, puis vous citez deux exemples du contraire...
      C'est vrai qu'un groupe biblique exige un peu de rigueur. On peut espérer que dans le groupe, il y a quelqu'un qui sait tenir la rigueur par son expérience professionnelle, un prof de lettres ou sciences humaines, un écoutant paramédical ou audit divers, juristes, des gens qui sont formés à la précision dans l'écoute ou l'analyse du discours ou du texte.
      On peut par ailleurs s'aider d'un petit livre d'exégèse. C'est d'ailleurs souvent ce que fait l'animateur du groupe quand il existe.
      Les moyens existent, mais l'exercice requiert un peu d'ascèse, d'abord écouter le texte, c'est-à-dire quitter nos préjugés autant que possible. C'est cela la vraie difficulté.

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  5. Que des gens se réunissent pour discourir sur la Bible dans ses aspects « techniques», fassent de l'exégèse des recherches historiques etc. parfait ! Si cela est utile à l'accumulation des connaissances. Pourquoi pas.
    Pour ma part j'ai connu quelques groupes de « partage », quel que soit le texte, l'accent était mis sur : qui est Jésus pour moi ? Pourquoi je lui accorde une place dans ma vie ? On constatait que chacun avait son approche personnelle, singulière, toujours authentique, et forçant le respect à travers des expériences de vie partagée.
    C'est comme quelqu'un que l'on connaît personnellement, mais d'autres, qui le connaissent aussi, le voit sous un autre angle, à la fois différemment mais surtout complémentairement. Alors on peut s'étonner : ah ! Je n'avais pas encore vu qu'il était « aussi » ceci ou cela…
    Je me méfiais comme de la peste — et j'intervenais alors — lorsqu'on partait dans des généralités ou des leçons de morale comme si Jésus était venu dispenser une morale et livrer un catalogue de la bien-pensance et du bien faire.
    La pointe était : est-ce que cela touche au fond de moi ? Est-ce que cela m'appelle ? M'interpelle ? Est-ce que cela m'engage vers un « autrement » ?
    Face à ce réel des vies, il n'y avait pas rien à commenter, ni à donner de bons conseils, ni à critiquer, ni rien de ce genre.
    Cependant nous vivions une solidarité, je n'ose dire une fraternité.

    Peut-être qu'alors, nous n'étions pas si loin de ce que vous exprimez par ces mots :
    « Les Ecritures obligent à poser des questions, à multiplier les interrogations pour entendre ce qui sera vraiment une parole de vie. »
    Mais peut-être que je n'ai pas compris grand-chose…
    Je précise que dans ce petit groupe qui se voulait quelque peu communautaire, il n'y avait pas de curé ni de personnes labellisées par une autorité.

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  6. Je ne pensais pas, en commençant ma remarque (n° 7), exprimer "l'extrême difficulté voire l'impossibilité" d'un groupe biblique. Je croyais baliser les deux écueils possibles, le "cours" qui s'en tient aux connaissances, ou la conversation moralisante. "Le Voyageur" ci-dessus semble dire de même. L'éventuelle "pointe" de mon petit témoignage, c'était l'expérience éprouvée qu'une lecture à plusieurs (rigoureuse autant que possible cela va de soi) était non seulement fructueuse, mais nécessaire pour "entendre" la Parole à l'œuvre dans le texte lu ainsi. C'était un peu en réaction au contre-témoignage (que je crois sincère mais beaucoup trop partiel) du commentaire n°5 (Bargiarelli). Je suis bien d'accord avec "la vraie difficulté" que vous pointez à la fin de votre réponse (et dans votre réponse à ce n°5), à savoir secouer le poids des préjugés et du manque de remises en cause personnelles. Ma "pointe", c'était (peut-être exagérée) ma conviction qu'on ne lit pas la Bible tout seul, qu'il y a là une annexe essentielle, ou un prolongement, ou une "réalisation", de la célébration en église. Ce genre de rencontres se diversifie et se multiplie dans les paroisses et diocèses, mais peut-être ce mouvement ne touche pas assez encore la vie des croyants, pourrait être davantage encouragé... Même vos belles homélies ici offertes, ne fructifieraient-elles pas d'être "commentées de vive voix" ici et là ?

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