15/08/2022

Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes. Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.

Lettre de l'archevêque de Toulouse, Jules-Géraud Saliège, lue en chaire le 23 08 1942 dans les églises du diocèse. Elle pourra être lu quatre-vingt ans plus tard dans les églises du pays le 15 août, après qu'elle a été lue le 16 juillet 2022 dans les synagogues de France.

« Mes très chers frères,

Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et des droits tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.

Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués
pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.

Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus ?
Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
Seigneur, ayez pitié de nous.
Notre-Dame, priez pour la France

Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes. Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.

France, patrie bien aimée, France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.

Recevez, mes chers frères, l’assurance de mon affectueux dévouement.

Jules-Géraud Saliège

Archevêque de Toulouse

À lire, dimanche prochain, sans commentaire. »

15 août : les paroisses de France invitées à lire la lettre de Mgr Saliège

29/07/2022

Un Dieu démonétisé (18ème dimanche du temps)

Où est le problème avec l’argent ? Ne permet-il pas de soulager, de réjouir, de régaler ? La misère avilit. Elle est un mal ; elle tue. La faim touche une personne sur dix dans le monde, entre 702 et 828 millions de personnes, selon le dernier rapport sur la sécurité alimentaire mondiale publié ce 6 juillet sous l’égide des Nations Unies.

Le problème avec l’argent, c’est de n’être pas partagé, d’être la propriété de quelques uns qui précisément ne soulagent pas, ne régalent pas, ne permettent pas que tous se réjouissent. Et c’est ce que disent les versets de ce jour (Lc 12, 13-21) : « Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même. »

Ce n’est pas grand-chose, ce n’est même peut-être qu’une manière de racheter notre conscience sur le compte de la caisse commune, mais c’est pour cela que l’EAP a décidé que devait être inscrit de façon significative dans le budget paroissial la répartition des richesses. C’est pour cela que notre budget paroissial consacre 10% à la solidarité.

Ces quelques mots pourraient ouvrir une homélie de doctrine sociale, de réflexion morale. Je choisis de réfléchir à ce que signifie la possession, la richesse, du point de vue de la foi. J’essaye quelques pistes de théologie que l’on disait ascétique et mystique.

Il ne s’agit surtout pas d’encourager à la pauvreté de misère, celle qui avilit. Ce serait non seulement criminel, mais une dénaturation de l’évangile. Pourtant, la radicalité de la dépossession n’est pas une option. La radicalité s’apprend, on s’y achemine petit à petit, elle doit être sans cesse renouvelée, quelque soient les déchirements qu’elle exige. Dame Pauvreté est épouse de tout disciple, non du seul François d’Assise.

Nous avons reçu la vie sans rien demander. Certes, ce n’est pas toujours un cadeau. Mais que la vie nous échoie, don ou charge ‑ en latin c’est le même mot, munus, qui dit la munificence et l’office ou la fonction, que l’on entend encore dans le français municipal ‑ c’est sa forme d’être reçue et partagée. Elle ne s’acquiert pas, ne se conserve pas, n’est pas une prise de possession. Contrairement à ce que l’on dit, on ne gagne pas sa vie. « Qui cherchera à épargner sa vie la perdra, et qui la perdra la sauvegardera. » (Lc 17, 33) Prendre la vie, c’est tuer ! La prodigalité marque la vie du début à la fin. Prodigalité et précarité vont de pair comme précarité et prière.

On pourrait au moins faire l’hypothèse que vivre, c’est persévérer dans la forme de la vie, telle qu’apparue pour chacun, échue. On pourrait au moins penser raisonnable que vivre, ce soit persévérer dans l’existence comme reçue. Adulte, alors que l’on se doit de prendre sa vie en main, il nous faut apprendre à vivre comme si nous recevions la vie. C’est la condition pour ne pas « prendre la vie », pour ne pas « perdre sa vie ». Vis comme si tout le cours des choses dépendait de toi, en rien de Dieu. Cependant mets tout en œuvre en ta vie comme si rien ne devait être fait par toi, et tout par Dieu seul. Ainsi devrait-on paraphraser la célèbre maxime de Gábor Hevenesi.

La trajectoire de l’évangile de Luc mène les hommes et les femmes à devenir des fils et filles. Renversement du temps. On ne naît pas fils ou fille, on le devient. Apprendre à être enfants du Père, voilà l’aventure. Avec l’évangile, la nouveauté, la naissance est toujours à-venir, recommencement. Dès le début de l’évangile, Nicodème s’étonne : « Comment un homme peut-il naître, étant vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? » (Jn 3). C’est de la cendre que naît le feu de Pâques.

Ce renversement est ce que l’on appelle Providence, non pas le coup de pot, hasard hasardement baptisé. Confesser la Providence c’est saisir et vivre sa vie comme reçue, c’est vivre sous le regard du Père. Sa prodigalité nous sauve de la précarité. Quand la richesse encombre nos chemins, on tue à prendre la vie, on tue à confisquer l’héritage ‑ ce qui se reçoit. Partant, Dieu ne fait plus sens ; et si le mot a encore cours, démonétisé, il ne dit plus rien de Dieu ‑ un juge qui devrait trancher nos problèmes ! Apprenant non pas l’autonomie, mais la responsabilité quant à notre vie, nous sommes comme le nouveau-né, à ne cesser de la recevoir. Alors se devine le donateur prodigue. Il appelle à une vie toujours plus belle. « O Père, source de l’amour. »

28/07/2022

« Et tu ne réponds pas » dans les média

 Plusieurs recensions ou émissions à propos de 

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Recension par Aude-Marie Pluvinage

mars 2022
                        

Une série de sept vidéos d'une dizaine de minutes.
1 Et tu ne réponds pas
2 Le don de Dieu
3 La prière est une réponse
4 Prière et désir de Dieu repris par Kto
5 Prière et charité repris par Kto
6 Entrer dans la prière du Christ repris par Kto
7 Prier dans un monde désenchanté   repris par Kto


6 mars 2022

Le téléphone du dimanche.


24-28 janvier 2022
Radio chrétienne francophone — Wikipédia
RCF Halte Spirituelle

 

Janvier 2022

NRT 144-1


Janvier 2022

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11 décembre 2021
Salon du livre et des médias chrétiens de Dijon  Prix du livre "Spiritualité"

 

 Décembre 2021

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Décembre 2021
Radio chrétienne francophone — Wikipédia
RCF Bordeaux     
Première partie 09 12 2021             
Deuxième partie 16 12 2021

 

Décembre 2021
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Octobre 2021